Plaisirs à cultiver

Une oisiveté éprise de culture me semble être l'idéal de vie le plus élevé. Oscar Wilde

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23Jan2017

The Life in square challenge – billet récap

Posté dans Challenges par titine75

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  • Eliza : Toute passion abolie de Vita Sackville-West
  • Ici-même : Olivia de Dorothy Bussy, Ma vie avec Virginia de Leonard Woolf ; Virginia Woolf et Vanessa Bell, une très intime conspiration de Jane Dunn ; Mères, filles. Sept générations de Juliet Nicholson

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L’appel du coucou de Robert Galbraith »

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J’ai pu lire huit livres durant le mois de mars avec des découvertes et des confirmations : « La Mère n’a pas de nom. L’île de Shearwater se situe en plein océan austral. En plus des otaries, des albatros, des manchots royaux et des gorfous de Schlegel, elle abrite Dom Salt et ses trois enfants, Raff, Fen et Orly, qui habitent dans le phare. Shearwater accueillait des chercheurs scientifiques partis depuis peu. La famille Salt va également bientôt quitter l’île qui risque à tout moment d’être submergée. Dom a, jusqu’au départ, la garde de la précieuse réserve de graines établie par le scientifiques. « La Réserve mondiale de semences de Shearwater a été construite pour résister à toutes sortes d’attaques du monde extérieur ; sa fonction était de survivre à l’espère humaine, de continuer d’exister au cas où un groupe d’individus devrait un jour recréer à partir de zéro la chaine alimentaire qui nous nourrit. » Un soir de tempête, une femme gravement blessée s’échoue sur la plage. Rowan va être soignée par les habitants du phare qui vont s’interroger sur sa présence dans ces eaux hostiles et glacées. Le parlement de l’eau a été convoqué pour faire le constat de l’état dramatique de ses différentes entités : les glaciers fondent, les nappes phréatiques se vident, de nombreux cours d’eau sont pollués, asphyxiés, leurs trajets contraints par l’homme et parfois même enterrés comme la Rize dont le tracé et la source sont devenus mystérieux. Mais le parlement de l’eau s’est également réuni pour aider Esprit à écrire un roman. Celui-ci se déroule en 2050, une époque où l’eau vient à manquer et où une petite communauté tente de se rapprocher de la nature tout en la respectant. C’est l’anniversaire d’Hélène et pour fêter ça ses trois enfants sont venus dans sa maison des Landes. La soirée se déroule à merveille entre bulles de champagnes, taquineries et jeux de société. La cinquantaine passée, Hélène apprécie sa vie calme, bien ordonnée (à 20h15 précises il faut sortir la chienne et les verres ne doivent pas être dépareillés !) Pourtant, sa fille a souvent l’impression que sa mère est au bord des larmes. Hélène se remémore alors le premier été après son divorce, le premier été qu’elle passait seule avec ses enfants en bas âge. Un été qui aurait pu changer totalement sa vie. « J’écris ces mots. J’invente des allées inconnues, des places, des bals, des forêts. Je cours loin devant moi. J’invente l’endroit où nous attend tout ce qu’on ne vivra jamais. Il est minuit. J’écris vite parce que les lignes sont des années. »  1944, dans sa chambre parisienne, Claire attend Blanche, son chef de réseau. Depuis treize mois, la jeune femme de 19 ans tape « les feuilles volantes » qu’il vient lui dicter à 17h presque chaque jour. Au fur et à mesure, Claire est tombée amoureuse de cet homme dont elle ne connaît pas le véritable nom. Ce soir, il est en retard. Elle ne doit pas l’attendre au-delà de trente minutes. Pourtant, Claire ne quitte pas son appartement. Pour conjurer le danger ou faire advenir ce dont elle rêve, elle imagine la vie qu’ils auront tous les deux après la guerre : les enfants, les amis, les vacances, les saisons qui passent, la vieillesse. « je veux être vieille avec une écharpe rose le soir pour aller dîner. Je veux avoir eu le temps d’oublier. »  Lors de l’une de ses balades, Renard 8 tombe sous le charme d’un son merveilleux : « (…) une voix d’Umin, qui fesait des mauts. » Il revient chaque soir écouter les histoires que les grands racontent aux plus petits pour s’endormir. A force, Renard 8 se met à apprendre la langue des humains de façon phonétique. Ils les trouvent d’ailleurs fort sympathiques et aimerait en savoir plus sur leur monde. Mais bientôt, Renard 8 et ses amis voient leur environnement modifié. La forêt est rasée et la nourriture vient rapidement à manquer. « Jamais, jamais je ne deviendrai adulte. Ce n’est pas vrai. Ce n’est pas possible. Jamais je ne deviendrai comme ces écrasantes grandes personnes qui oppressaient mon enfance par la sécheresse de leurs raisonnements. » Ainsi s’ouvre l’unique texte de Christine Pawlowska publié en 1974 au Mercure de France et réédité par les Editions du sous-sol accompagné par la biographie de Pierre Boisson « Flamme, volcan, tempête. Un portrait de Christine Pawlowska ». Ecrit sous forme de fragments, ce récit d’apprentissage rend compte des sentiments ardents, intenses d’une jeune femme qui refuse de grandir et de s’assagir. Qu’elle parle de la détestation de sa mère, son amour pour son amie Melly, rien n’est tiède chez Christine Pawlowska. « Mais moi, j’aimais le feu, je l’aimais  jusqu’à la brûlure, j’aimais l’amour jusqu’à la plaie et le vie jusqu’à la mort. Moi, je n’étais pas raisonnable. » Son récit est poignant, habité par une pulsion de vie puissante et une mélancolie tenace quand l’amour l’abandonne.  Elle veut vivre pleinement, que la vie soit douleur ou fulgurance. Le texte de Christine Pawlowska vibre d’une sincérité, d’une passion déchirante, il porte en lui l’absolu de la jeunesse. Un petit mois de février avec seulement cinq lectures mais qui furent toutes de qualité :

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