Concours le Mois anglais 2020 avec les éditions Harper Collins

Aujourd’hui, nous avons le plaisir de vous proposer un nouveau concours grâce aux éditions Harper Collins que nous remercions grandement. Je vous ai parlé récemment d’un nouveau duo d’enquêteurs : la jeune policière  Trudy Loveday et le Dr Clement Ryder, coroner. Les éditions Harper Collins vous propose de gagner trois exemplaires de leur 1ère enquête « Le corbeau d’Oxford ».

Corbeau

Pour participer, il vous suffit de nous laisser un commentaire ici ou chez Lou en nous expliquant pourquoi vous souhaitez découvrir ce duo d’enquêteurs.

Seuls les participants au mois anglais peuvent concourir.

Pour les participants sur instagram ou le groupe facebook sans blog, précisez-nous votre pseudo / nom pour nous permettre de vous reconnaître !

Vous avez jusqu’au 17 juillet pour participer, bonne chance à tous !

Le corbeau d’Oxford et Un pique-nique presque parfait de Fait Martin

Faith Martin nous propose un nouveau duo d’enquêteurs anglais : la policière stagiaire Trudy Loveday et le Dr Clement Ryder, coroner de son état après avoir été chirurgien cardiaque. Leurs aventures se déroulent dans les années 60 à Oxford.

Dans « Le corbeau d’Oxford », Sir Marcus Deering reçoit des lettres anonymes menaçantes. La vie de son fils serait en danger en raison de mauvaises actions réalisées par le passé. Peu de temps après la réception des lettres, un meurtre a lieu. Jonathan McGillicuddy, un jeune jardinier, en est la victime. Son nom évoque une ancienne affaire au coroner, celle du suicide d’une jeune femme qui a eu lieu cinq ans auparavant. Le Dr Ryder demande à être assisté par un policier pour rouvrir le dossier. Comme il est peu apprécié par le chef de la police, on lui colle dans les jambes la seule femme du commissariat, Trudy Loveday. Le duo improbable va se révéler particulièrement efficace.

Six mois après cette 1ère enquête, durant l’été 1960, des étudiants de St Bede’s College se réunissent pour un pique-nique très arrosé. Pendant la fête, un drame advient : le corps sans vie de Derek Chadworth est retrouvé dans les eaux de Port Meadow. Derek était également étudiant mais il ne vient pas du tout du même milieu social que les autres étudiants invités ce jour-là. D’ailleurs, personne ne peut confirmer ou infirmer la présence du jeune homme à la fête. Les témoignages imprécis des différents témoins éveillent la curiosité du Dr Ryder. Il décide donc d’enquêter et demande l’appui de Trudy Loveday. Cette dernière va devoir se faire passer pour une étudiante pour apprendre davantage sur Derek Chadworth.

Les deux premiers volumes des enquêtes de Trudy Loveday et le Dr Clement Ryder sont très plaisants à lire et les deux personnages sont tout de suite attachants. La bonne idée de Faith Martin est de faire de Clement Ryder le mentor de la jeune policière. La fraîcheur, la naïveté de celle-ci complètent parfaitement l’expérience et l’intelligence du médecin. Il est également intéressant d’avoir choisi les années 60. Trudy est la seule femme du commissariat et elle comprend immédiatement à quel point il sera difficile pour elle de faire ses preuves dans un environnement aussi masculin. Elle est jolie de surcroit ce qui ne l’aide pas à être crédible auprès de sa hiérarchie et de ses collègues. Elle n’est affectée qu’à des tâches subalternes comme les archives. Les enquêtes auprès du coroner lui donnent une chance d’être sur le terrain et d’apprendre son métier.

Les enquêtes de Faith Martin m’ont évoqué celles de la série « Endeavour » qui se situe à la même époque également à Oxford. Les intrigues de Loveday et Ryder sont plus complexes qu’il n’y parait, elles ont des ramifications dans le passé et montrent un visage peu glorieux de la belle ville d’Oxford. Les enquêtes de Morse dans « Endeavour » apportent également ce type de caractéristiques. En raison du choix de l’époque, l’ambiance des enquêtes de Loveday et Ryder ont un charme désuet qui est fort agréable.

« Le corbeau d’Oxford » et « Un pique-nique presque parfait » sont deux romans très agréables à lire à l’ambiance vintage et aux intrigues bien ficelées.

 

Il y a un seul amour de Santiago H. Amigorena

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Après avoir adoré « Le ghetto intérieur », il me tardait de retrouver la plume de Santiago H. Amigorena. J’ai découvert la collection « Une nuit au musée » avec « La leçon de ténèbres »de Léonor de Récondo qui passait une nuit au musée El Greco de Tolède. Cette fois, nous accompagnons Santiago H. Amigorena au musée Picasso de Paris. « Un petit cahier et mon stylo dans une poche, et L’Expérience intérieure de Bataille dans l’autre, j’ai marché, marché, marché, et je suis arrivé au musée. Il était à peine six heures du soir, les salles venaient de se vider de leurs multiples visiteurs, nous étions au début du mois de février – et la nuit était déjà bien noire. » Durant cette nuit, l’auteur s’interroge sur l’essence de l’amour et ses différentes formes. Il parle de son amour compliqué pour une femme qui l’attend chez lui et qu’il aimerait rejoindre.

Mais l’amour, c’est également celui de la peinture sur laquelle il a beaucoup écrit. Santiago H. Amigorena cite certains de ses textes sur la peinture, les musées. Son errance nocturne lui évoque Vermeer, Rembrandt, Bellini, le Rijksmuseum. Les œuvres, la peinture habitent, accompagnent la vie de l’auteur dans une forme de compagnonnage. Contrairement à la nuit au musée de Léonor de Récondo, celle de Santiago H. Amigorena ne se focalise pas uniquement sur Picasso. A part un très joli rêve où Picasso et Giacometti se promènent dans le musée (où une exposition confrontent leurs œuvres), l’auteur aurait pu passer sa nuit dans n’importe quel musée.

Outre ses réflexions sur l’amour et ses possibles différentes formes, le texte d’Amigorena est également une déclaration d’amour à l’écriture qui lui est intrinsèquement nécessaire pour vivre. « Si je peux affirmer sans le moindre doute que je n’aurais jamais survécu à mon passé sans écrire, ce n’est pas parce que je pense que rien d’autre n’aurait pu me sauver dans ces moments de désespoir : c’est, plus simplement – plus lucidement ? -, parce que je sais, parce que je suis sûr, que le mois qui écrit aujourd’hui – le seul moi que je suis – n’aurait jamais été lui-même s’il n’avait pas écrit : sans les mots, celui que je suis serai mort sans être né. »

« Il y a un seul amour » est une déclaration d’amour de Santiago H. Amigorena à la femme qu’il aime, à la peinture et à l’écriture. Je suis à nouveau séduite par la plume de l’écrivain argentin et par cette collection qui nous entraîne dans les musées en excellente compagnie.

Concours le Mois anglais 2020 avec les Presses de la Cité

Aujourd’hui, nous avons le plaisir de mettre à l’honneur deux belles publications des Presses de la Cité, que nous remercions chaleureusement pour ce partenariat avec le Mois anglais.

Trois lots vous sont proposés : Deux lots d’un roman parmi les deux ci-dessus, et un super lot contenant les deux romans.

Pour participer, il vous suffit :

– de répondre librement à cette question : si vous deviez voyager dans le temps, où nous emmèneriez-vous ?

– de nous préciser si vous concourez pour un seul de ces romans (et lequel), ou bien les deux.

Votre réponse est à partager à la suite de ce message ou chez mon amie Lou.

Seuls les participants au mois anglais peuvent concourir.

Pour les participants sur instagram ou le groupe facebook sans blog, précisez-nous votre pseudo / nom pour nous permettre de vous reconnaître !

Vous avez jusqu’au 12 juillet pour participer, bonne chance à tous !
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Résultats du concours le mois anglais 2020 avec les éditions Belfond

Et voici le moment de vous révéler les deux gagnantes du concours organisé grâce aux éditions Belfond que nous remercions encore chaleureusement :

  • Summer mélodie : Bianca
  • Forte tête : Laurence (Sixtmumlivres)

Bravo aux gagnantes ! Nous attendons vos coordonnées à l’adresse suivante : plaisirsacultiver@yahoo.fr

Le mois anglais est bel et bien terminé mais nous avons encore quelques surprises à vous proposer. Alors surveillez nos blogs et nos stories pour ceux qui sont sur instagram pour les prochains concours !

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L’île blanche de Romain Meynier

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C’est dans un manoir sur une petite île au large de la Sicile que le narrateur et Hélène ont choisi de se marier. La fête se déroule bien jusqu’à ce que le narrateur décide d’ouvrir le bal affublé d’un costume de Batman. Une explication s’ensuit entre les deux époux à l’extérieur du bâtiment, la dispute ne dure que le temps d’une cigarette. Celle d’Hélène sera consciencieusement éteinte alors que le narrateur jette la sienne négligemment. Plus tard dans la soirée : « Une vive lueur m’attire. Je lève la tête vers la colline. Mon sang soudain se fige, ma jambe droite se dérobe. Là-haut, un feu déjà immense rutile et ronge les arbres au fur et à mesure qu’il descend vers le manoir. Une fumée plus noire que le ciel et plus opaque que la terre s’élève déjà à une dizaine de mètres et glisse vers nous comme une traînée de poudre. » Tous les invités du mariage sont rapidement évacués. Mais Hélène reste introuvable. Le narrateur, l’un des organisateurs du mariage et la mariée finiront par s’en sortir grâce à une voiturette de golf. Une fois tout le  monde à Cefalù, une enquête est ouverte pour déterminer les causes de l’incendie.

« L’île blanche » est le deuxième roman de Romain Meynier et je le découvre avec celui-ci. Le ton du roman est tragi-comique, il commence avec légèreté mais rapidement les événements se révèlent assez dramatiques. Notre pauvre narrateur se trouve empêtrer dans des péripéties rocambolesques et totalement incongrues. Il faut dire qu’il les provoque, il a l’art de se mettre dans des situations embarrassantes (comment fuir quelqu’un dans un appartement : se cacher derrière des plantes…ce qui ne fonctionne évidemment pas !). Le narrateur est un personnage en perpétuel décalage et le fait de ne pas parler un mot d’italien ne l’aide en rien. « Longtemps, dans ma vie, j’ai été prisonnier de choix sots, d’impulsions mal placées. (..) Je manquais parfois de discernement, et comblais cette carence par diverses actions étranges ayant pour but d’égayer un réel trop platonique à mon goût. » Les bizarreries de son comportement, son décalage perpétuel avec la réalité rendent le narrateur de Romain Meynier extrêmement attachant et hautement sympathique. La plume de l’auteur accompagne magnifiquement ce personnage lunaire. Elle est précise, détaillée et émaillée de digressions qui illustrent parfaitement l’état d’esprit du narrateur.

« L’île blanche » fut une très belle découverte, j’ai été très sensible à l’écriture de Romain Meynier et à son narrateur en perpétuel décalage.

Bilan livresque et cinéma de juin

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Le mois de juin s’achève et avec lui le mois anglais. Cette 9ème édition fut, comme toujours, un beau moment de partage et l’enthousiasme des participants nous fait toujours chaud au cœur ! Un grand merci à Lou avec qui j’ai eu plaisir à organiser cette session 2020 du mois anglais.

Cette année, j’ai réussi à tenir le programme que je m’étais fixé avec 12 romans et une bande-dessinée. J’ai pu retrouver des auteurs que j’affectionne comme Agatha Christie, Barbara Pym, Zadie Smith, Tessa Hadley ou Angela Thirkell. J’ai découvert les éditions Typhon avec un classique de la littérature anglaise« Billy le menteur »et je me réjouis que ce texte soit republié en français grâce à eux. Ce mois anglais fut également l’occasion de lire le 1er roman d’Elizabeth MacNeal qui est extrêmement prometteur et dont j’attends le prochain roman avec impatience. L’époque victorienne fut à l’honneur avec ce roman mais également avec « Le journal d’un homme sans importance » et un essai passionnant sur le mariage à cette époque. J’ai même réussi à lire en anglais pour participer au challenge « In english, please »de ma chère Alice. Il s’agissait d’un roman jeunesse, il faut être conscient de ses limites !!!

En somme, un mois anglais très réussi où je me suis régalée avec mes différentes lectures. Vivement l’année prochaine que nous fêtions nos 10 bougies !!

Le mois de juin a également été marqué par la réouverture des cinémas et vous vous doutez que j’attendais ça avec impatience ! Je me suis bien évidemment ruée dans les salles et j’ai vu quatre films :

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En 1933, Gareth Jones, conseiller aux Affaires étrangères du gouvernement britannique, cherche à partir en URSS pour interviewer Staline. Il cherche à comprendre d’où vient l’incroyable prospérité de la Russie alors que le reste de l’Europe est en crise. Grâce à un contact là-bas, il réussit à obtenir l’autorisation de se rendre en URSS. Il y découvre la sombre réalité : son contact a été tué et lui-même est étroitement surveillé. Il réussit néanmoins à apprendre que son ami décédé enquêtait sur l’Ukraine. Gareth se rend donc à Kiev et comprend enfin le miracle économique soviétique : l’Ukraine est entièrement pillé de ses céréales, sa population meurt de faim.

Le film d’Agnieszka Holland devait sortir le 18 mars et je l’attendais avec impatience pour découvrir le premier rôle important au cinéma de James Norton. L’attente fut longue mais je n’ai pas été déçue lorsque j’ai enfin pu découvrir ce film. La monstruosité du régime stalinien est au cœur de l’intrigue et plus précisément l’Holodomor. Les scènes en Ukraine souligne de manière frappante tout l’horreur endurée par la population, la famine qui mène aux pires extrémités. Gareth Jones n’aura de cesse de dénoncer les exactions de Staline, il le paiera d’ailleurs de sa vie. Mais face à la vérité qu’il cherche à dévoiler au monde, il y a une machine bien huilée : la propagande soviétique. Celle-ci est même menée par des européens et notamment Walter Duranty, prix Pulitzer et journaliste prestigieux du New York Time. Ce dernier a démenti avec virulence les révélations de Gareth Jones. Duranty vécut jusqu’à l’âge de 73 ans alors que Gareth est mort la veille de ses 35 ans. Le chemin de Gareth Jones va croiser celui de George Orwell qui dénoncera le stalinisme dans « La ferme aux animaux » après avoir cru au miracle soviétique. Le film d’Agnieszka Holland met en valeur un personnage peu connu de l’Histoire et pourtant son combat pour la vérité est admirable et digne d’être salué. L’interprétation de James Norton est à la hauteur du personnage, comme toujours son incarnation est parfaite, son jeu habité. « L’ombre de Staline » montre qu’à chaque époque la vérité a du mal à se faire entendre et qu’il faut rester vigilants.

Et sinon :

  • Benni de Nora Fingscheidt : Benni, 9 ans, est enragée, violente et totalement insoumise. Elle est renvoyée de tous les foyers où elle est placée. Sa mère, qui a eu deux autres enfants, est totalement dépassée et elle ne fait qu’attiser la colère de sa fille aînée. Benni est une enfant fugueuse, extrême et indomptable. Mais plus elle laisse exprimer sa rage et plus l’enfermement psychiatrique menace. Heureusement Benni peut compter sur l’aide d’une assistante sociale empathique et d’un auxiliaire de vie scolaire qui la prend sous son aile. Mais Benni ne connaît pas la demie mesure et quand elle s’attache à quelqu’un, c’est de manière entière et excessive. Le film de Nora Fingscheidt est saisissant. Benni est un tourbillon, un feu-follet qui cherche désespéramment l’affection et l’attention des adultes. Elle est attachante tout autant qu’insupportable. On voit autour d’elle des adultes désemparés, qui lui font parfois plus de mal que bien alors que leurs intentions sont bonnes. Le juste équilibre émotionnel est difficile à évaluer face à une telle personnalité. Helena Zengel interprète magistralement cette enfant insaisissable. « Benni » est un drame percutant et extrêmement touchant.

 

  • La communion de Jan Komasa : Daniel, 20 ans, est enfermé dans un centre pour jeunes délinquants où la violence règne. Il rêve d’entrer au séminaire et il sert à chaque messe le père Thomas. Mais son crime l’empêche d’accéder à son rêve. En sortant du centre, Daniel doit aller travailler dans une scierie à la campagne. En s’y rendant, il croise, dans un village, une jeune fille lui demandant ce qu’il fait dans la vie. Il répond qu’il est prêtre. Il a d’ailleurs subtilisé un des costumes du père Thomas. Daniel se retrouve à devoir remplacer le vieux curé de la paroisse. Le film de Jan Komasa est inspiré de faits réels. Daniel improvise les messes, il réinvente le culte mais son charisme et sa sincérité sont convaincants. Il va même essayer de résoudre les problèmes du village où règne la haine et le ressentiment suite à un drame. Empathique, sensible, Daniel est également brutal, il aime faire la fête autant que célébrer la messe. Son personnage va bousculer le village, les hypocrisies de ses habitants. Pour incarner Daniel, Bartosz Bielenia fait merveille avec un jeu intense. Il porte et emporte le film, son regard est magnétique (voire hypnotique). Un film sur la religion aux allures de thriller et dont le personnage principal est captivant.

 

  • La bonne épouse de Martin Provost : Paulette Van der Beck gère l’école ménagère dont son mari est le directeur. Avec sa belle-sœur Gilberte et sœur Marie-Thérèse, elle enseigne aux jeunes filles l’art de devenir une épouse modèle : cuisine, repassage, couture, savoir-être. Nous sommes en 1967, les femmes n’ont comme horizon que le mariage. La bonne marche de l’école vacille lorsque le mari de Paulette s’étouffe avec un os de lapin chasseur mitonné par Gilberte. Que va devenir l’école ? Le film de Martin Provost est une comédie pétillante et fraîche où l’on voit la révolution féministe en action. La pimpante Paulette va devoir prendre son destin en main et enfin devenir indépendante (même si son amour de jeunesse refait surface). Juliette Binoche est parfaite dans le rôle de Paulette, elle semble prendre un plaisir infini à incarner cette femme qui peu à peu s’autorise à être libre. Yolande Moreau, toujours lunaire, est touchante dans le rôle de Gilberte, fan d’Adamo au cœur tendre. Noémie Lvovsky est quant à elle une sœur Marie-Thérèse sèche et autoritaire avec les jeunes pensionnaires. Ce trio d’actrices fonctionne parfaitement dans cette comédie rythmée et joyeuse.

Concours Le mois anglais 2020 avec les éditions Tallandier

Le Mois anglais ne serait pas le même sans Jane Austen ! C’est pourquoi nous sommes très heureuses de vous proposer ce concours grâce aux éditions Tallandier, que nous remercions vivement pour ce beau partenariat.

Nous vous avons le plaisir de mettre en jeu 3 exemplaires de cette très belle biographie consacrée à cette romancière incontournable !

Pour participer, nous avons décidé de ne pas vous demander votre héroïne préférée ou votre roman favori de Jane Austen, mais plutôt de nous dire lequel de ses personnages vous détesteriez recevoir pour le thé (et pourquoi). Votre réponse est à partager à la suite de ce message ou chez Lou. On vous attend, les scones sont au four !

Seuls les participants au mois anglais peuvent concourir.

Pour les participants sur instagram ou le groupe facebook sans blog, précisez-nous votre pseudo / nom pour nous permettre de vous reconnaître !

Et sur ce blog, si votre commentaire ne s’affiche pas de suite, ne vous inquiétez pas : je dois approuver les nouveaux venus pour éviter les spams.

Vous avez jusqu’au 6 juillet pour participer, bonne chance à tous !
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Résultats du concours le mois anglais 2020 avec les éditions Robert-Laffont

Et voici le moment de vous révéler les gagnantes du concours organisé grâce aux éditions Robert-Laffont que nous remercions encore chaleureusement :

  • Les Hauts de Hurlevent : Pativore (tu peux aller jouer au loto !!!)
  • Avec vue sur l’Arno : Manon
  • L’écliptique : Enna
  • Une colonne de feu : Alexielle

Bravo aux gagnantes ! Nous attendons vos coordonnées à l’adresse suivante : plaisirsacultiver@yahoo.fr

Le mois anglais se termine mais nous avons encore quelques surprises à vous proposer. Alors surveillez nos blogs et nos stories pour ceux qui sont sur instagram pour les prochains concours !

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Comme une gazelle apprivoisée de Barbara Pym

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Harriet et Belinda Bede, deux sœurs d’une cinquantaine d’années, vivent dans un petit village de la campagne anglaise. Harriet est enchantée par l’arrivée d’un nouveau vicaire, tandis que Belinda est amoureuse de l’archidiacre depuis qu’elle a vingt ans. Le quotidien des deux célibataires s’écoule paisiblement. « Belinda poursuivit silencieusement son tricot. La soirée semblait devoir ressembler à toutes celles où des vicaires étaient venus souper. Cette répétition avait quelque chose d’effrayant et de rassurant à la fois. Il était étrange qu’Harriet ait toujours eu un faible pour les vicaires. Ils étaient tellement infantiles, et leur conversation toujours si peu variées ! L’archidiacre, lui, au moins, était différent des autres. On ne pouvait prévoir ce qu’il allait dire, mais on savait que ce serait inattendu et provocateur.  » Mais la vie du village va être modifié par l’arrivée d’un bibliothécaire, ami de Belinda, et par l’évêque de Mbawawa qui a connu Harriet lorsqu’il était vicaire.

« Comme une gazelle apprivoisée » est le premier roman écrit par Barbara Pym. Tout son univers y est déjà présent. L’intrigue se déroule entièrement dans ce petit village anglais. La vie s’y déroule entre tea time, messes, kermesses et cancan sur le voisinage. Nous sommes plongés dans cette petite communauté campagnarde où nous croisons toute une galerie de personnages bien croqués : Connie Aspinall qui regrette sa vie de dame de compagnie à Belgrave Square, Edith Liversidge qui fut volontaire durant la guerre dans les Balkans, Ricardo Bianco un comte italien qui aime le jardinage et Harriet Bede, Agatha Hoccleve fille d’évêque et femme d’archidiacre, Henry l’archidiacre qui cite plus souvent les poètes anglais que la Bible lors de ses messes. Et bien-sûr, il y a les sœurs Bede : Belinda, discrète et timide, Harriet la coquette, pétillante et charmeuse. Même si « Comme une gazelle apprivoisée » n’est pas le roman de Barbara Pym que je préfère, j’ai apprécié encore une fois le charme suranné de ce village anglais, la douce ironie qui irrigue les pages. Et les deux sœurs Bede s’avèrent être des personnages attachants et pas seulement deux vieilles filles perdues au fin fond de la campagne anglaise.

Même si « Comme une gazelle apprivoisée » n’est pas le meilleur roman de Barbara Pym, j’éprouve toujours un plaisir infini à me plonger dans ses intrigues campagnardes si typiquement anglaises. En apparence anodine, elles en dévoilent pourtant beaucoup sur la nature humaine.

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