Chimère de Julie Wolkenstein

En 1994, G. Osmond, photographe et collectionneur d’objets d’art, décède après avoir été poussé par-dessus un parapet du piazzale dei Martiri à Rome. Il semble que sa chute résulte d’une altercation avec une femme, Serena Merle. Vingt six ans après les faits, le petit-fils de la victime, Henri, cherche à en savoir plus sur son grand-père et sur les évènements qui ont entrainé sa mort. Cinq femmes vont se succéder pour raconter leur vérité et leurs souvenirs.

« Chimère » s’ouvre sur une citation d’Henry James, que Julie Wolkenstein connait si bien : « On ne dit jamais tout. » Chacune des narratrices va faire la preuve de la justesse du romancier américain. La narration se fait de façon différente pour les cinq femmes : un long mail envoyé au petit-fils de la victime, un monologue, des notes pour un article de journal, des séances de psy et une narration classique à la troisième personne du singulier. Les faits sont ainsi étudiés sous des angles variés et nous entrainent à Paris, Rome, Florence ou Saint-Pair-sur-Mer des années 70 à l’année 2024. Comme tout bon polar, de nombreux secrets, des deuils, des histoires d’argent émaillent la vie de cette famille. Le lecteur pourra s’amuser à reconstituer le puzzle, à déjouer les fausses pistes semées avec malice par Julie Wolkenstein. La galerie de personnages est particulièrement riche.

Hommage à « Portrait de femme », ce qui n’a évidemment rien pour me déplaire, et aux polars que Julie Wolkenstein affectionne, « Chimère » m’a totalement enchantée. La fluidité de la prose de l’autrice, la construction astucieuse du roman ont grandement contribué à mon plaisir de lecture.

Le bureau des audacieuses de Mélanie Sadler

Dans les pages du « Cri du peuple », relancé par Jules Vallès après son retour d’exil, naît le 15 décembre 1883 Séverine. Le jeune femme, venue de la petite bourgeoisie, n’était pas destinée à devenir journaliste. Elle fut éduquée pour être une épouse modèle, pratiquant la broderie et le piano. Elle n’eut d’ailleurs pas le choix que d’obéir à ses parents et elle devint mère à l’âge de 17 ans avant de s’enfuir en devant abandonner son fils. Grâce à Vallès, Séverine, qui au départ avait choisi un pseudonyme masculin, put devenir pleinement journaliste.

« Le bureau des audacieuses » nous raconte la vie de cette femme inspirante et courageuse. Son parcours fut bien évidemment semé d’embuches et d’hommes sexistes. A l’époque, le métier de journaliste était la chasse gardée des hommes. Il faut donc saluer Jules Vallès qui décida de confier la direction du « Cri du peuple » à Séverine après sa mort. Plus tard, elle participa à l’aventure de « La Fronde », journal entièrement écrit et réalisé par des femmes et imaginé par Marguerite Durand, à la destinée tout aussi exemplaire. Ce qui m’a beaucoup plu chez Séverine, c’est sa volonté de ne pas séparer le combat pour les droits des femmes de celui des ouvriers. « Le féminisme ne me semble pas un tout, mais une fraction de l’immense effort à fournir pour affranchir le monde. Il y a là une criante iniquité à réparer. Le prolétariat masculin doit, se doit à lui-même de nous aider à l’abolir, comme nous lui devons toutes nos énergies pour secouer le joug qui l’écrase. On ne saurait disjoindre les aspirations, les intérêts. »

Le livre de Mélanie Adler est formidablement documenté et elle rend également bien compte de l’époque mouvementée, des luttes sociales et surtout de l’affaire Dreyfus qui divisa tant la France (Séverine était amie avec Zola). L’autrice a eu l’excellente idée d’insérer des extraits des articles de Séverine qui soulignent son engagement et sa détermination sans faille.

Avant de lire « Le bureau des audacieuses », je ne connaissais pas Séverine, j’avais uniquement entendu parler de Marguerite Durand. J’ai pris un grand plaisir à lire le portrait de cette femme éprise de liberté et d’indépendance.

Le visage de la nuit de Cécile Coulon

Dans le précédent roman de Cécile Coulon « La langue des choses cachées », le fils était venu dans le hameau du Fond du puits pour guérir un enfant atteint d’une grave fièvre. Ce dernier a survécu mais il fut totalement défiguré. Son père, un homme mauvais et violent, perdit la tête et fut enfermé. L’enfant fut alors recueilli par le prêtre et l’ancienne institutrice devenue aveugle. Tous deux décident de protéger l’enfant en l’enfermant pendant la journée et en l’éduquant. Rapidement, il s’échappe la nuit, retrouve le village où il a grandi et sa nature environnante. Durant ses balades clandestines, il rencontre une jeune fille qui, elle aussi, est obligée de vivre en recluse.

« Le visage de la nuit » prolonge l’atmosphère de conte gothique de « La langue des choses cachées ». Comme dans le précédent roman, les personnages n’ont pas de nom, l’époque et le lieu sont indéterminés. Le destin de l’enfant est terrible, il est puni, privé du monde en raison de sa laideur et de la possible méchanceté de ceux qui pourraient le croiser. Mais de la noirceur surgit la lumière puisque le garçon va réparer la beauté des morts en commençant par des animaux croisés la nuit. Ce personnage est extrêmement touchant, poursuivi par la violence, il tente malgré tout de donner un sens à sa vie.

« Le visage de la nuit » envoûte son lecteur grâce à la plume poétique et intense de Cécile Coulon, grâce à l’atmosphère mystérieuse du Fond du puits et à la profonde humanité de ses personnages.

« Chère Jane Austen » de Béatrice Egémar

1814, Anne Spencer, âgée de 17 ans, se rend à Guildford, un petit village du Surrey, pour venir en aide à sa cousine Jenny. Elle vient en effet d’accoucher de son troisième enfant. David, le mari sympathique et volubile de Jenny, offre à celle-ci « Orgueil et préjugés ». La jeune femme n’est pas une grande lectrice contrairement à Anne qui va le dévorer avec délice. Son enthousiasme l’emmènera à écrire à Jane Austen. Parallèlement à sa découverte de l’œuvre de l’autrice, notre héroïne fait la connaissance de la petite communauté de Guildford : Lady Caroline qui se prend d’amitié pour Anne, son neveu Mr Clarke qui a le charme ténébreux de Mr Darcy, le discret William et sa charmante sœur Charlotte, le sémillant capitaine Gloover. Un bal, un pique-nique vont ravir la jeune Anne. Mais le pasteur Nicolls décède soudainement ce qui intrigue terriblement Lady Caroline et Anne.

« Chère Jane Austen » est une austenerie réussie qui est également un cosy mystery. Béatrice Egémar a eu la bonne idée de faire de Jane Austen un personnage secondaire de son roman. Elle apparait au travers de ses livres lus par Anne et des lettres qu’elles échangent. L’intrigue est bien construite, la plume de Béatrice Egémar est élégante, pleine d’esprit et parfaitement en phase avec l’époque Régence. Les personnages sont attachants et surtout Anne d’un naturel et d’une franchise désarmants. Son amour de la littérature et de Jane Austen en particulier est réjouissant.

« Chère Jane Austen » est un hommage délicieux et tout à fait convaincant à l’autrice de « Raison et sentiments ».

A pied d’œuvre de Franck Courtès

« La vie d’artiste m’a égaré entre des gravats à descendre et des étagères à monter. » Après avoir beaucoup aimé l’adaptation de Valérie Donzelli sortie cette année, j’étais très curieuse de découvrir « A pied d’œuvre » de Franck Courtès. L’auteur fut un photographe réputé, travaillant pour les Inrocks, Libération, Télérama, spécialisé dans les portraits. Ce métier, fort rémunérateur, lui fit côtoyer des stars, voyager dans le monde entier et évoluer dans des cercles huppés. Fatigué, ne trouvant plus l’inspiration, enrageant de voir ses photos volées, Franck Courtès se détourne de ce média pour plonger dans l’écriture. Et pour elle, fini les compromissions, il lâche tout pour s’y consacrer totalement. Mais comment vivre quand l’écriture paie si mal ?

Malgré des succès d’estime, des passages à la Grande Librairie, Franck Courtès doit trouver des petits boulots. Difficile lorsque l’on a 50 ans, pas de diplôme et que l’on est peu habile manuellement. La vie ne l’avait pas préparé à ça : un studio étroit, la faim, le renoncement à sa gourmandise, aux vêtements bien coupés. Avec beaucoup d’ironie et de distance, Franck Courtès nous raconte sa découverte des petits boulots trouvés sur une plateforme où des particuliers proposent diverses tâches : descendre des sacs de gravats du dernier étage d’un immeuble sans ascenseur, laver des vitres, démonter une mezzanine pesant des tonnes, arracher des buis sur une immense terrasse, faire le taxi, etc… Son corps s’épuise, s’abîme dans cette course effrénée aux missions si mal rémunérées. La volonté de tenir à distance la pauvreté à travers ses vêtements notamment, la nécessité d’empêcher les autres (famille et amis) de s’apitoyer sur lui montrent une grande élégance mais aussi un auteur habiter par son art, par ses mots. De son expérience, il tire un constat désenchanté sur le monde du travail d’aujourd’hui, sur son ubérisation à outrance et sa violence sociale.

Avec lucidité et sans pathos, Franck Courtès nous explique le prix qu’il a payé pour sa liberté d’artiste, pour sa passion pour la littérature. Ses déboires, sa ténacité, sa capacité d’autodérision forcent le respect.

Trois jours pour la joie d’Olivier Bruneau

« Un beau mariage, avec un homme doux et attentionné, deux enfants magnifiques, une villa d’architecte dans un lotissement de Châtenay-Malabry et un poste à responsabilités très bien payé… Je cochais toutes les cases du bonheur. » Pourtant Hélène ne va pas bien. Après un burn-out et un « accident » avec le bus 74 place Clichy, elle décide de tout plaquer et de placer son destin entre les mains de Jordan Stevens, un populaire auteur et coach en développement personnel.  Hélène s’est inscrite à un séminaire de trois jours à la Défense. De nombreux ateliers sont organisés, ainsi que des meetings où Jordan motive et galvanise ses troupes. Malgré son enthousiasme, Hélène finit par avoir des doutes sur la méthode employée par Jordan.

Je découvre avec ce roman, Olivier Bruneau qui poursuit ici un cycle, entamé avec « Insomnia », nommé « Les damnés du capitalisme ». « Trois jours pour la joie » explore cette injonction au bonheur de nos sociétés contemporaines. Le discours de Jordan est odieux puisqu’il explique que le bonheur ne dépend que de chacun, aucunes contingences sociétales, aucun déterminisme n’existent pour lui. Il est brutal avec ses groupies, les oblige à faire des choix de vie radicaux. Dans ce huis clos de plus en plus étouffant, Hélène est l’unique narratrice de ces trois jours de séminaire. Le lecteur vibre, s’inquiète, se crispe au fil de ses pensées changeantes, instables, de ses enthousiasmes, de ses doutes. Le personnage d’Hélène est très intéressant, à la psychologie finement analysée par Olivier Bruneau.

« Trois jours pour la joie » est un court roman, intense, haletant qui décortique intelligemment les travers de notre époque. J’ai maintenant hâte de lire « Insomnia ».

Les habitantes de Pauline Peyrade

Emily vit dans la maison de sa grand-mère depuis l’âge de neuf ans mais elle n’en est pas l’unique propriétaire. Après la mort de sa grand-mère, son père et sa demi-sœur souhaitent vendre. Des lettres arrivent jusqu’à Emily qui tente au départ de les ignorer. Elle vit dans ce hameau, au cœur d’une forêt, de collines, retirée avec sa chienne Loyse. Elle travaille dans la ferme d’Aude qui vit également seule avec sa chienne. La jeune femme n’imagine pas un seul instant pouvoir habiter ailleurs.

En exergue de son deuxième roman, Pauline Peyrade a placé un poème d’Emily Brontë qui fut sa source d’inspiration pour son personnage principal. Elles partagent toutes deux un attachement viscéral au lieu qu’elles habitent et à leur chien. Elles font corps avec leur environnement, avec les paysages qui les entourent. Chez Pauline Peyrade, le vivant bruisse à chaque page, il frémit, gronde et murmure. « L’été grésille au-dessus de la maison. Le ciel cuit, le lierre sèche sur les pierres, visité par les guêpes et les pucerons. Des papillons de nuit meurent dans les angles des combles, des mouches volent près du plafond. Des courants d’air chaud parcourent l’ombre, ralentissent au-dessus du lit. A l’intérieur d’un cône de terre et de plantes jaunes, sous l’appui de la fenêtre qui regarde le jardin, une hirondelle tourne sur elle-même. » Qu’ils soient arbres, insectes, oiseaux, mammifères, tous habitent ce lieu au même titre qu’Emily. Pauline Peyrade apporte une grande attention à l’ensemble du vivant, le décrit minutieusement dans une langue poétique, sensorielle, organique. Le roman pourra déconcerter ses lecteurs, en son cœur il garde une étrangeté, une opacité qui m’ont séduite et intriguée.

« Les habitantes » est un roman surprenant qui questionne notre manière d’habiter un lieu, de le regarder tout en ne mettant pas l’homme au centre de son environnement.

 

Les années souterraines de Hugo Lindenberg

« L’enfance, ce chemin de ronces, je m’en suis extirpé avec tant de hâte. Elle réside tout entière, images, goûts, sensations, entre les parois de cet immeuble du quinzième arrondissement de Paris, chez mon père, où j’ai croupi dix ans, du jour de la mort de ma mère à mes quinze ans. Je n’y pense jamais, mais la nuit je le retrouve en rêve, cet appartement. » Après la mort de sa belle-mère, le narrateur, architecte installé en Californie, doit revenir à Paris pour vider l’appartement de son père. Dans ce lieu, il a vécu une enfance malheureuse. Son père le négligeait autant que la propreté de son intérieur. Le narrateur tourne autour de son ancien immeuble, erre dans le quartier, s’installe dans un hôtel à proximité, rate un colloque à Berlin sans réussir à franchir la porte de l’appartement où il a grandi.

J’avais beaucoup aimé le premier roman d’Hugo Lindenberg « Un jour ce sera vide ». J’ai retrouvé dans « Les années souterraines » tout ce qui m’avait séduite à l’époque : le récit d’une enfance douloureuse et solitaire, une extrême sensibilité et une grande qualité de la langue. Dans son dernier roman, Hugo Lindenberg interroge profondément la paternité. Son narrateur n’a pas le désir d’avoir des enfants contrairement à sa compagne Rebecca. Elle espère que son voyage le réconciliera avec son enfance. L’indifférence de son père se double du poids de la Shoah, qui de manière insidieuse, influence la descendance des rescapés. Mais « Les années souterraines » n’est pas qu’un roman sombre, le séjour du narrateur à Paris sera également l’occasion de belles rencontres : Solange, une jeune veuve et son fils, Ali qui a repris le bar-hôtel de son père, Enzo le jeune thésard/gardien d’immeuble et les habitants de l’immeuble ayant connu son père.

Avec son dernier roman, Hugo Lindenberg confirme son talent, sa capacité à se placer à hauteur d’enfant avec délicatesse et à rendre les sentiments les plus complexes au travers d’une magnifique écriture.

Le livre de Sève de Charlotte Monsarrat

« La Mère n’a pas de nom.

Parmi les innombrables femmes enfermées dans le Roncier, certaines pleurent, d’autres font semblant de croire qu’un jour elles pourront sortir. Peu font l’effort de se rappeler qu’au-delà des branches il y a un monde, celui où courent les animaux libres. La plupart ne rêvent plus et n’imaginent rien. Elles n’ont jamais connu autre chose. » Ces femmes sont là pour enfanter et leur progéniture leur est enlevée si elle s’avère de sexe masculin. Les filles resteront dans le Roncier pour, un jour, devenir mère à leur tour. La Mère entend un jour des voix, elle retient un mot, duramen, qu’elle décide de donner en prénom à sa fille. Plus tard, Duramen fera de même avec sa petite sœur qu’elle nommera Sève. Des prénoms, des identités qui leur donneront de la force et le courage de s’extirper du Roncier. Mais seule Sève y arrivera.

« Le livre de Sève » est un très joli conte écologique où l’homme n’est plus au sommet de la chaine alimentaire. La nature a repris ses droits. Mais quelques communautés ont survécu au cœur de la forêt. Sève va aller à leur rencontre et elle va notamment faire la connaissance d’un crieur, un passeur d’histoires qui va lui apprendre à écrire. La très poétique idée de Charlotte Monsarrat est que Sève va raconter son histoire en Ogham, une langue où les lettres ont la forme des arbres et de leurs branches. Le roman est un hommage aux mots, à la puissance de l’imagination. C’est également un texte sur la force du lien entre deux sœurs, entre Sève et Duramen qui veulent conquérir leur liberté.

Entre « La servante écarlate » et « Roman de Ronce et d’Epine », « Le livre de Sève » nous entraine dans un univers surprenant, organique, tour à tour féérique et inquiétant, aux côtés d’une héroïne formidable de courage et d’abnégation.

 

Le parlement de l’eau de Wendy Delorme

Le parlement de l’eau a été convoqué pour faire le constat de l’état dramatique de ses différentes entités : les glaciers fondent, les nappes phréatiques se vident, de nombreux cours d’eau sont pollués, asphyxiés, leurs trajets contraints par l’homme et parfois même enterrés comme la Rize dont le tracé et la source sont devenus mystérieux. Mais le parlement de l’eau s’est également réuni pour aider Esprit à écrire un roman. Celui-ci se déroule en 2050, une époque où l’eau vient à manquer et où une petite communauté tente de se rapprocher de la nature tout en la respectant.

Le dernier roman de Wendy Delorme est très dense avec ses trois niveaux de récit (le parlement de l’eau, le récit d’anticipation en 2050 et le quotidien d’Esprit qui l’écrit) qui s’entremêlent constamment et qui apportent beaucoup d’originalité à l’intrigue. « Le parlement de l’eau » est extrêmement documenté, comme en témoigne la bibliographie à la fin du livre et qui comporte des romans, des essais, des archives.

Wendy Delorme place son roman dans le bassin rhodanien (de Lyon jusqu’à Sète) et donne beaucoup de données géographiques, techniques qui sont parfois un peu ardues et peuvent ralentir le récit. L’autrice exprime, dans ce roman polyphonique, la nécessité de repenser notre rapport à l’eau et l’aménagement du territoire. Elle présente de nombreux éléments factuels montrant les aberrations de notre traitement de l’eau : pollution de l’eau, bétonisation excessive qui empêche l’eau de pénétrer dans le sol, élevage intensif, centrales nucléaires (5 sur le cours du Rhône), mégabassines.

Comme Rémi David dans « Prélude à la goutte d’eau », Wendy Delorme se questionne sur la possibilité d’une personnalité juridique donnée aux entités aquatiques. La politique française irrigue également son propos (dissolution de l’assemblée qui entraine une instabilité propice à la montée de l’extrême droite). Bien évidemment, tout est lié et tout peut influer sur notre façon de considérer notre environnement.

« Le parlement de l’eau » est un roman foisonnant (sans doute un peu trop) qui fait parler l’eau sous toutes ses formes et nous fait réfléchir sur l’usage que nous avons fait jusqu’à présent.