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Une oisiveté éprise de culture me semble être l'idéal de vie le plus élevé. Oscar Wilde

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23Jan2017

The Life in square challenge – billet récap

Posté dans Challenges par titine75

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  • Eliza : Toute passion abolie de Vita Sackville-West
  • Ici-même : Olivia de Dorothy Bussy, Ma vie avec Virginia de Leonard Woolf ; Virginia Woolf et Vanessa Bell, une très intime conspiration de Jane Dunn ; Mères, filles. Sept générations de Juliet Nicholson

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« Défile devant moi la vie en instantanées d’une femme vouée à l’oubli, l’histoire d’une femme sans histoire qui raconte peut-être mieux que les grandes victoires l’exercice de vivre auquel nous sommes soumis. » Cette femme, c’est Thérèse Lefebvre née Larin, décédée le 29 septembre 1970 à l’âge de 27 ans et grand-mère d’Alexandra Boulard-Lefebvre. Un jour, le père de l’autrice sort de son portefeuille une petite photo cartonnée, celle de sa mère qu’il garde toujours avec lui. Durant des vacances d’été, il montre à sa fille la maison où il a grandi, celle où Thérèse est morte. Ces deux évènements, ces deux apparitions de sa grand-mère dans sa vie ont donné envie à Alexandra Boulard-Lefebvre d’écrire sur elle. Car, comme l’arrière-grand-mère d’Adèle Yon dont elle parle dans « Mon vrai nom est Elisabeth », Thérèse a été effacée de l’histoire familiale. Personne ne parle d’elle, ne l’évoque. D’ailleurs, peu de temps après son décès, ses affaires ont été débarrassées de sa maison de Chicoutimi. Après avoir découvert Victoria Benedictsson dans le recueil « Hiver au féminin » des @editionshonorine, j’ai approfondi ma connaissance de cette autrice suédoise grâce au recueil « Dispute et autres nouvelles » des éditions Cambourakis. Les six nouvelles sont extraites d’un volume paru en Suède en 1887. Victoria Benedictsson s’est beaucoup inspirée, dans son travail, du lieu où elle vivait et de ses habitants : Hörby, une petite localité campagnarde. Son œuvre s’inscrit pleinement dans une veine réaliste et démontre une grande acuité dans la description de la psyché de ses personnages. C’est tout particulièrement vrai dans « Le crime dans le sang » où Per, fou d’amour pour Anna, veut la posséder à tout prix. Victoria Benedictsson suit le cours de ses pensées durant la nouvelle et jusqu’au drame. Dans la nouvelle qui clôt le recueil, nous suivons M. Tobiasson, une sorte de Scrooge suédois, qui ne cesse d’osciller entre générosité envers les autres et égoïsme. Les gens du peuple, les paysans sont très présents dans le livre. Qu’ils vivent dans une communauté de pauvres ou qu’ils soient vachers, l’autrice les observe avec empathie et contrairement au jeune pasteur de « Au chevet du mourant », elle ne les juge pas. La tonalité plutôt sombre du recueil est éclairée par des moments lumineux d’altruisme, par exemple dans « La poule de la mère Malena », ou de réconciliation comme dans « La dispute ». « La vie d’artiste m’a égaré entre des gravats à descendre et des étagères à monter. » Après avoir beaucoup aimé l’adaptation de Valérie Donzelli sortie cette année, j’étais très curieuse de découvrir « A pied d’œuvre » de Franck Courtès. L’auteur fut un photographe réputé, travaillant pour les Inrocks, Libération, Télérama, spécialisé dans les portraits. Ce métier, fort rémunérateur, lui fit côtoyer des stars, voyager dans le monde entier et évoluer dans des cercles huppés. Fatigué, ne trouvant plus l’inspiration, enrageant de voir ses photos volées, Franck Courtès se détourne de ce média pour plonger dans l’écriture. Et pour elle, fini les compromissions, il lâche tout pour s’y consacrer totalement. Mais comment vivre quand l’écriture paie si mal ? Dans ce nouveau volume de la collection « Ma nuit au musée », Evelyne Bloch-Dano a choisi de passer la nuit du 10 au 11 mars 2025 dans la Villa du temps retrouvé à Cabourg. L’autrice est spécialiste de la Belle Epoque, elle a écrit sur les Zola, Gustave Mahler, Marcel Proust et sa mère. Elle a d’ailleurs, modestement écrit-elle, contribué à la création de cette villa-musée qui se trouve proche de sa propre maison. Après avoir aimé « Fleurs », je découvre le texte d’un des hétéronymes de Marco Martella, « Le jardin perdu » de Jorn de Précy. Cet amoureux du jardinage serait né en 1837 à Reykjavik et il aurait rejoint l’Angleterre à 18 ans. Son livre, qui est une méditation sur l’art des jardins, aurait été publié en 1912. L’auteur y fait part de sa tristesse de voir le lien rompu entre les hommes et la nature. L’industrialisation, qui prend son essor à l’époque victorienne, le capitalisme ont tué le magie et le mystère des paysages. Les villes se ressemblent toutes, leur architecture a été créée pour la foule et non pour l’individu qui se retrouve bien seul dans ces environnements hostiles. Le point de départ de l’essai de Blanche Leridon est un mot manquant, celui désignerait une fratrie féminine (elle évoque la proposition de l’historien Didier Lett d’utiliser le mot sororie). L’essayiste relie cet oubli de la langue française aux nombreux clichés, préjugés qui accompagnent les filles. A travers de très nombreux exemples puisés dans la littérature, l’histoire, la mythologie, la pop culture, Blanche Leridon tente de les déconstruire. Six livres m’ont accompagnée durant le mois d’avril : trois essais passionnants, une pièce de théâtre et deux romans. Dans cet essai, inspiré par « A room of one’s own » de Virginia Woolf, Chantal Thomas s’intéresse à trois autrices de nationalités et d’époques différentes : Virginia Woolf, Colette et Patti Smith. Leur point commun est leur volonté farouche de créer et de s’inventer un espace physique ou mental propice à leur épanouissement artistique. Adelina naît à Zurich dans les années 50. Elle est fille d’immigrés italiens, son grand-père fut un partisan de Mussolini. L’enfant se révèle peu douée pour l’école au grand désespoir de son père qui s’imagine écrivain. Ce dernier meurt lorsqu’Adelina a 18 ans, laissant derrière lui de fortes dettes. La jeune fille venait de découvrir son talent pour la broderie mais elle doit abandonner son apprentissage pour aller à l’usine. Elle rencontre Toto, qui travaille sur des chantiers. Leur amour perdure jusqu’à la naissance de leur fille Emma. Le père prend alors la poudre d’escampette et Adelina se retrouve seule à subvenir à leurs besoins et à rembourser les dettes de son père. « Elle était lasse de tous ces efforts, de ces vicissitudes, lasse du travail, lasse d’Emma, lasse des ennuis, de l’argent, du souci d’en trouver, aujourd’hui et dans un avenir proche. » 

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  • Une histoire silencieuse d’Alexandra Boilard-Lefebvre
  • Dispute et autres nouvelles de Victoria Benedictsson
  • A pied d’œuvre de Franck Courtès
  • Le parfum des années d’Evelyne Bloch-Dano
  • Le jardin perdu de Jorn de Précy (Marco Martella)

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