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Une oisiveté éprise de culture me semble être l'idéal de vie le plus élevé. Oscar Wilde

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23Jan2017

The Life in square challenge – billet récap

Posté dans Challenges par titine75

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  • Eliza : Toute passion abolie de Vita Sackville-West
  • Ici-même : Olivia de Dorothy Bussy, Ma vie avec Virginia de Leonard Woolf ; Virginia Woolf et Vanessa Bell, une très intime conspiration de Jane Dunn ; Mères, filles. Sept générations de Juliet Nicholson

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Peu de livres lus en ce mois de juin mais toutes m’ont séduite, ce qui n’est déjà pas mal ! A commencer par « La sorcière de Londres » de Nina Six qui est aussi originale et fantastique que les romans de Stella Benson dont elle parle. J’ai ensuite retrouvé avec un immense plaisir Margaret Kennedy et sa « Pièce montée ». J’ai ensuite découvert la plume poétique de Elizabeth Myers et son très singulier roman « Feuilles dans l’eau ». J’ai également lu une austenerie française de qualité et pleine de charme : « Chère Jane » de Béatrice Egémar. Enfin, j’ai terminé le mois avec un roman que je souhaite lire depuis longtemps « Une femme disparaît » d’Ethel Lina White qui a inspiré Alfred Hitchcock. 1814, Anne Spencer, âgée de 17 ans, se rend à Guildford, un petit village du Surrey, pour venir en aide à sa cousine Jenny. Elle vient en effet d’accoucher de son troisième enfant. David, le mari sympathique et volubile de Jenny, offre à celle-ci « Orgueil et préjugés ». La jeune femme n’est pas une grande lectrice contrairement à Anne qui va le dévorer avec délice. Son enthousiasme l’emmènera à écrire à Jane Austen. Parallèlement à sa découverte de l’œuvre de l’autrice, notre héroïne fait la connaissance de la petite communauté de Guildford : Lady Caroline qui se prend d’amitié pour Anne, son neveu Mr Clarke qui a le charme ténébreux de Mr Darcy, le discret William et sa charmante sœur Charlotte, le sémillant capitaine Gloover. Un bal, un pique-nique vont ravir la jeune Anne. Mais le pasteur Nicolls décède soudainement ce qui intrigue terriblement Lady Caroline et Anne. « Jane Austen, une vie entre les pages » est une biographie romancée écrite par Janine Barchas, une spécialiste de l’autrice, et illustrée par Isabel Greenberg qui avait auparavant publié « Glass Town : the imaginary world of the Brontës » malheureusement jamais traduit en français. Comme le précise la note au lecteur qui ouvre ce récit graphique, l’intrigue oscille entre imagination et une solide documentation (les deux sont d’ailleurs très bien détaillées dans le précieux glossaire en fin de volume). Laura Valley a grandi dans une ville modeste du nord de l’Angleterre. Elle se remémore ses jeunes années et la ruelle sordide où elle vivait avec ses frères et sœur. Le père n’arrive pas à conserver un travail et joue aux courses le peu qu’il a gagné. La mère fait le ménage dans la boutique de son frère. Plus que la pauvreté, c’est la violence et la cruauté de sa mère qui ont marqué l’enfance de Laura, Anda, Robert et Steve. Chacun tente à sa façon d’échapper à la brutalité de ce foyer. Anda va rapidement quitter la maison. Robert se plonge dans des livres sur l’Antiquité. Laura s’évade grâce à l’observation préciser du monde qui l’entoure notamment la nature. « Toute mon âme participait à la vie intense et tranquille qui l’entourait, se fondant en elle, oubliant l’irréalité de tous les jours dans la vigoureuse réalité des moutons, des arbres, du gel et de la nouvelle lune qui se levait avec une charmante hardiesse au-dessus d’un lointain taillis. » Steve, quant à lui, n’arrive pas à être indifférent face aux railleries, aux brimades de sa mère ce qui le plongera toute sa vie dans un profond désespoir. Melissa Hallam et Lucy Carmichael sont amies depuis leurs études à Oxford. Leur parfaite complicité les rend redoutables auprès des garçons désarçonnés par tant de charme. Lors d’une soirée où Melissa ne peut aller, Lucy rencontre l’explorateur Patrick Reilly. Il est plus âgé, séduisant et sa vie trépidante enchante la jeune femme. Le mariage est rapidement planifié. Mais celui-ci n’aura pas lieu. Lucy se retrouve seule devant l’autel. Pour fuir la pitié qu’elle lit dans les yeux de ceux qui l’entourent, elle prend un poste d’enseignante à l’Institut artistique de Ravonsbridge. Il fut fondé par Matthew Millwood, un industriel philanthrope, afin de proposer un programme artistique à sa ville et notamment à ses ouvriers. Depuis sa disparition, l’Institut est géré par un Comité dirigé par sa veuve, l’impressionnante Lady Frances. La vocation artistique du lieu n’empêche pas les rivalités et les mesquineries comme va rapidement le découvrir Lucy. Londres, 1918, Stella Benson, de constitution fragile, se voit couper les vivres par sa mère. Elle va donc se consacrer plus sérieusement à l’écriture. Elle se met à écrire un nouveau roman mettant en scène Sarah Brown, une employée de bureau qui travaille pour un comité de bienfaisance mais elle s’ennuie. Sa vie va changer grâce à une demande d’aide alimentaire d’une Miss Watkins qui se déclare magicienne. Elle tient également une auberge nommée « Vivre seule » où des femmes peuvent  trouver refuge. « Mr Rochester et autres histoires » (en vo « Tea with Mr Rochester » qui est le titre d’une nouvelle) a été publié en 1948 et est composé de dix nouvelles. Le ton du recueil est celui de la comédie romantique au charme désuet mais aussi intemporel. La guerre et ses conséquences ne sont pas très présentes même si la destinée de l’héroïne de « Le petit saule » est bouleversée par cet évènement historique. Frances Towers nous présente des situations quotidiennes avec une certaine légèreté mais également beaucoup d’humour et d’ironie. Un matin de printemps, Diana Cowper se rend sur Fulham Road dans un magasin de pompes funèbres. Aucun de ses proches n’est décédé, c’est son propre enterrement qu’elle souhaite organiser. Six heures après ce rendez-vous, Diana Cowper est retrouvée morte chez elle. Peu de temps après, l’écrivain Anthony Horowitz est contacté par un ancien policier avec qui il avait collaboré sur une série. Daniel Hawthorne est parfois sollicité par ses anciens collègues dans des affaires épineuses. Il a été appelée pour le meurtre de Diana Cowper et il souhaite qu’Anthony Horowitz le suive dans son enquête et écrive sur lui. L’auteur hésite beaucoup car il travaille sur la prochaine adaptation des aventures de Tintin par Steven Spielberg et parce que Hawthorne est un personnage assez déplaisant. Mais l’histoire de Diana Cowper est extrêmement tentante et l’écrivain finit par se laisser convaincre. Mollie et Giles Ralston ouvrent une pension de famille à Monkswell Manor. Le jour de l’ouverture, il neige énormément. La radio annonce qu’un meurtre a eu lieu à Londres au 74 Culver Street. Les différents pensionnaires arrivent petit à petit et sont rapidement bloqués par la neige dans cette demeure isolée : le volubile Christopher Wren, l’acariâtre Mrs Boyle, le fiable et solide Major Metcalf et la discrète Miss Casewell. Arrivé soudainement, Mr. Paravicini dit avoir coincé sa voiture dans une congère. Le lendemain de l’ouverture de la pension, la police contacte les Ralston pour les informer que le sergent Trotter allait venir à Monkswell Manor sans préciser la raison de sa venue. Lorsque celui-ci arrive à ski, le téléphone de la pension a été coupé.

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