
Le moment tant attendu est arrivé, je vais vous parler de mon nain écossais ! Pascale, tu vas enfin faire la connaissance de Elshie !
Nous sommes au fin fond des Highlands, dans une province reculée. Hobbie Elliot, un fermier, et son ami Patrick Earnscliff se rencontrent dans la campagne, près d’un lieu nommé Mucklestane-Moor. Ce site est mystérieux et source de légende. On dit qu’une redoutable sorcière habitait les lieux et faisait avorter toutes les brebis et les vaches des fermiers. C’est sur cette lande sauvage que nos deux amis croisent un personnage étonnant : « Plus ils en approchaient, plus il leur paraissait décroître, autant que l’obscurité leur permettait de le distinguer. C’était un homme dont la taille n’excédait pas quatre pieds ; mais il était presque aussi large que haut, ou plutôt d’une forme sphérique qui ne pouvait être que le résultat d’une étrange difformité. » Il s’agit d’Elshie, connu dans le voisinage comme le nain noir. Près du site de Mucklestane-Moor, il se construit seul une maison où il vit retiré du monde et surtout loin des hommes. Ce comportement misanthrope inquiète les fermiers, Elshie est perçu comme maléfique et doté de pouvoirs néfastes. Mais il ne faut pas toujours se fier aux apparences.
« Le nain noir » est le premier Walter Scott que je lisais. Je m’attendais à un roman d’aventures et c’est exactement ce que j’ai trouvé. Le livre regorge de rebondissements et je ne me suis pas ennuyée auprès d’Elshie. Les personnages vivent dans un monde sauvage où les brigands sévissent et pillent les environs. C’est également un pays de croyances, de peurs incontrôlables pour expliquer les phénomènes étranges. La guerre sévit au loin et l’Ecosse se déchire entre les indépendantistes et les pro-anglais. L’ambiance est sombre, la lande inquiétante, les moeurs brutales.
Elshie est un personnage très intéressant. Sa solitude, son rejet des hommes est dû à des déceptions : « Qu’ont en commun ma voix aigre, ma figure hideuse, ma taille mal conformée, avec ceux qui se prétendent les chefs-d’oeuvre de la création ? Quand je rends service, ne le reçoit-on pas avec horreur et dégoût ? Pourquoi donc prendrai-je quelque intérêt à une race qui me regarde et qui m’a traité comme un monstre, un être proscrit ? « Mais nous découvrirons que Elshie est plein de surprises et beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît. Il sera au coeur de toute l’intrigue et de son surprenant dénouement.
J’avais choisi ce court roman pour découvrir Walter Scott et j’ai été emballée par cette intrigue et par l’écriture très romanesque. L’atmosphère mystérieuse de la lande écossaise ne pouvait que me plaire. Et finalement mon nain bourru et misanthrope ne l’est pas tant que ça ! N’hésitez pas à faire sa connaissance !
Lu dans le cadre du mois écossais organisé par Cryssilda et Lou (et d’un challenge virtuel sur les nains dans la littérature…).

Aaaaaahhhhh, enfin !!!!!! :-))))
Mais il a l’air très intéressant ce nain, et tout le reste aussi d’ailleurs. J’adore ce genre d’ambiance, la lande, le bruit du vent, le cri de la chouette à la tombée de la nuit(euh, je m’emporte là)…
Il irait jusqu’à chez moi un de ces jours Elshie ?
@Pascale : Oui je pense que tu vas aimer l’atmosphère de ce court roman. Je n’ai personnellement pas entendu le cri de la chouette mais je suis certaine qu’elle hululera pour toi ! Elshie serait enchanté de venir faire un tour par chez toi, je lui ai beaucoup parlé de toi et il meurt d’envie de te rencontrer !
Je suis contente que tu aies aimé, on en a tellement parlé 😉
Tu es prête pour Ivanhoé maintenant! Le billet c’est pour le 2 juillet 😀
Tu donnes très envie de découvrir Walter Scott et son nain ! C’est exactement l’ambiance que j’aime : l’Ecosse et ses mystères, les rebondissements… merci pour ce billet !
Je savais bien que tu aimerais. C’est aussi avec ce titre que j’ai découvert Scott. Tu n’as plus qu’à te plonger dans « Le Coeur du Mid-Lothian » 😉
Je note! Je n’ai jamais lu cet auteur, alors ce serait là une bonne occasion durant le challenge.
@Cryssilda : Il y avait de grandes chances que j’aime, un nain si sympathique ne pouvait me laisser indifférente ! Ivanohé tu dis ? Connais pas…
@Perrine : Je suis contente de voir que mon nain plaît ! L’ambiance est vraiment très plaisante avec cette lande mystérieuse et toutes ses superstitions. Et puis il y a plein de rebondissements, d’aventures, je ne me suis pas ennuyée une seconde.
@Isil : J’ai suivi ton exemple pour mon premier Wattie, j’avais vu ce livre sur ton blog. Toi et Cryssilda voulez absolument que je lise encore un Scott avant la fin du mois écossais, je ne suis pas wonderwoman ! En plus, si je devais en lire un autre avant le 15 juillet, ça ne serait ni « Ivanohé », ni « Le coeur du Mid-Lothian » mais « Kenilworth » que j’ai acheté d’occasion. Et pas la peine de me harceler pour que je m’y mette !!!
@Maribel : Oui j’ai aussi sauté sur l’occasion du mois écossais pour découvrir Walter Scott. L’avantage du « Nain noir » c’est que c’est livre court, comme ça si tu n’aimes pas, tu ne souffriras pas longtemps !
Non ! Je ne lirai pas ta chronique !!!! En fait, je viens de COMMENCER les premières pages !!! parallèlement à un autre roman feuilleton : le…….. 44 SCOTLAND STREET !!! J’espère au moins lire un livre en lien avec l’Ecosse !
@Maggie : Je te rassure je ne révèle rien du dénouement. Nous aurions du nous concerter pour nos lectures, nous aurions pu faire des lectures commune pour mon nain et « 44 Scotland Street » ! Je dois avouer que je m’ennuie un peu dans Scotland Street, je préférais la compagnie de mon nain bourru !!
Même si tu ne révèles rien, je ne veux pas etre influencée ! Je ne veux pas faire un sosie de ton billet… Tiens c’est étrange, pour l’instant, j’accroche bien aux personnages de Scotland… Tandis que le nain me laisse dubitative, j’attends de voir ce qu’il sait faire à part des maisons tordus… (il faut dire que j’en suis qu’au début !!!!).
@Maggie : J’ai hâte de lire ton billet !Tu verras qu’Elshie est capable de bien plus que la maçonnerie ! Ce n’est pas que je n’accroche pas aux personnages mais je les trouve trop nombreux pour vraiment ressentir de l’empathie. Par exemple, je m’étais bien habituer à Pat et je viens de passer 100 pages sans elle. Du coup, j’ai l’impression de papillonner sans m’intéresser tant que ça au devenir des uns et des autres. Mais cela reste une lecture agréable.
Ah mais je ne t’oblige à rien, ce n’est pas mon mois! 🙂 Il ne faut pas abuser des bonnes choses et consommer Wattie à petites doses.
J’ai hâte de rencontrer ce personnage 🙂 Et puis au moins on commence en douceur, avec un livre qui se lit rapidement pour une première découverte !
Je n’ai jamais lu Scott non plus. Ça me tente de commencer par un roman plaisant et court! Je pense que ce sera lui 🙂 À moins que les critiques futures de Ivanhoé soient absolument merveilleuses 😉
@Isil : Je note ta prescription Scottienne, je n’abuserai pas ! Je vais attendre un peu pour « Kenilworth » !
@Lou : Oui c’est un bon moyen de débuter Scott. Je n’étais pas sûre d’aimer et avec un livre court je ne prenais pas trop de risque. Mais la rencontre avec mon nain s’est bien passée !!
@Mélodie : C’est sûr que commencer par « Ivanhoé » doit être bien, c’est rentrer dans Scott par la grande porte ! J’ai préféré commencer par un titre court pour éviter les déceptions et « Ivanohé » ça sera pour plus tard !