
June Hayward et Athena Liu se sont connues à Yale et sont toutes deux écrivaines. Mais elles ne rencontrent pas le même succès. Athena est devenue la nouvelle étoile montante de la littérature américaine dès son premier roman alors de June a connu un échec avec le sien. Les deux jeunes femmes continuent néanmoins à se fréquenter. Alors qu’elles passent une fin de soirée chez Athena, celle-ci s’étouffe avec un morceau de pancake. June essaie de l’aider, appelle les secours mais son amie décède devant ses yeux. Choquée par l’évènement, Elle n’en oublie pas pour autant de s’emparer du manuscrit qui traine sur le bureau. Il s’agit du prochain roman d’Athena, et si June se l’appropriait ?
Dans « Yellowface », Rebecca F. Kuang évoque avec férocité le monde de l’édition américaine, en décortique les rouages et en souligne la cruauté pour ceux qui ne rencontrent pas le succès. L’autrice aborde également le thème de l’appropriation culturelle (le dernier roman d’Athena parle des travailleurs chinois pendant la 1ère guerre mondiale et June est blanche), le rôle des réseaux sociaux et des haters qui peuvent ruiner une réputation en quelques posts.
« Yellowface » ne s’est pas révélé aussi accrocheur que je l’espérais et je lui ai trouvé quelques longueurs. Ce qui est néanmoins très intéressant est le personnage de June qui est la narratrice de l’intrigue et n’est bien entendu pas fiable du tout. Elle justifie ses actes durant tout le roman, arrivant à nous faire compatir à ses malheurs. Sans remords, June traverse les évènements avec une incroyable arrogance et est un personnage totalement détestable !
Rebecca F. Kuang parle dans son roman de thématiques très actuelles concernant le monde éditorial au travers d’un thriller plutôt malin bien qu’un peu long.
Traduction Michel Pagel
Hum… peut-être. Pas sûre d’avoir envie de me coltiner un personnage comme cette June…