Lune froide sur Babylon de Michael McDowell

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Floride, 1980, la famille Larkin est installée dans la petite bourgade de Babylon. Leur ferme et champs de myrtilles se situent de l’autre côté du pont qui enjambe le Styx. Ce cours d’eau, affluent de la Perdido, a, en 1965, emporté les corps de Jim et Jo-Ann Larkin. Leurs enfants Margaret et Jerry furent dès lors élevés par leur grand-mère Evelyn. Les finances de la famille vont mal et la récolte des myrtilles suffit à peine à la faire vivre. Mais leur situation va encore s’aggraver. Un soir, où la pluie et l’orage menacent d’éclater, Margaret disparait. Son corps sera retrouvé quelques jours plus tard dans le Styx. Elle a été brutalement assassinée.

Si vous êtes amateurs, comme moi, de l’œuvre de Michael McDowell, vous ne serez pas dépaysés à votre arrivée à Babylon. L’ouverture du roman évoque celle du premier tome de « Blackwater » avec deux personnages dans une barque sur des eaux troubles et boueuses. C’est bien d’ailleurs l’esprit de « Blackwater » et de la Perdido qui plane sur « Lune froide sur Babylon ». On y retrouve le même mélange de thriller et de surnaturel, les meurtres sont violents et sanglants. Personne chez Michael McDowell n’est épargné et personne n’échappera à la lune étrangement éclatante et aveuglante. Dans cette Amérique rurale du Sud des Etats-Unis, tous les habitants se connaissent depuis des générations et la cupidité n’est pas le moindre des défauts de ceux qui ont le pouvoir et l’argent. Mais les morts ne dorment pas en paix dans le lit du Styx.

« Lune froide sur Babylon » est une lecture addictive, un conte gothique et pulp comme Michael McDowell en avait le secret.

Traduction Gérard Coisne et Hélène Charrier

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