Les sept cadrans d’Agatha Christie

A Chimneys, propriété louée par Sir Oswald Coote et son épouse, une joyeuse bande de jeunes gens a  été invitée. Certains se sont connus à l’université, d’autres travaillent ensemble au Foreign Office. L’un des invités, Gerry Wade, a pris l’habitude, agaçante aux yeux de Lady Coote, de descendre extrêmement tard pour le petit déjeuner. Pour lui faire une blague, les autres visiteurs décident d’acheter huit réveils qu’ils placent sous le lit de Gerry. Pourtant, le lendemain midi, le jeune homme n’est toujours pas levé. Et pour cause, il est mort dans son lit durant la nuit. Sur la cheminée sont alignés sept réveils…

« Les sept cadrans » a été publié en 1929, quatre ans après « Le secret de Chimneys ». Les deux romans ont des intrigues indépendantes mais on y retrouve certains personnages comme le superintendant Battle qui apparaitra dans cinq romans d’Agatha Christie. La romancière a ici écrit un roman d’espionnage classique des années 30 (Alfred Hitchcock en a également adapté à la même époque avec par exemple « Les 39 marches » tiré du roman de John Buchan ou « L’agent secret » adapté de Joseph Conrad). Dans « Les sept cadrans », il est question d’une mystérieuse société secrète, d’une invention qui ne doit surtout pas tomber dans les mains de l’ennemi mais tout ça  sur un ton assez léger et amusé. Ce qui est intéressant dans ce roman, c’est que l’enquête est menée tambour battant par une jeune femme audacieuse et téméraire. Bundle est la fille du propriétaire de Chimneys et c’est un tourbillon d’énergie, à l’opposé de son père, Lord Caterham, qui vit paisiblement à l’écart de l’agitation du monde.

« Les sept cadrans » oscille entre roman d’espionnage et comédie (romantique par moments, il faut marier Bundle !). Un roman d’Agatha Christie très divertissant.

Traduction Alexis Champon

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