Le berger de l’Avent de Gunnar Gunnarsson

Le premier dimanche de l’Avent, Benedikt se prépare à prendre la route pour se rendre dans les montagnes. Chaque année, il s’y rend pour ramener les moutons égarés. Il ne part pas seul, il est accompagné dans son périple par son chien Leo et son bélier Roc. Ils vont de ferme en ferme jusqu’à atteindre des contrées sauvages où des abris de fortune les attendent. La neige recouvre tout, un calme profond règne sur les paysages. Pourtant, quelque chose inquiète Benedikt. « Cependant, il ne peut libérer son esprit d’une sorte de pressentiment. Ni le ciel, ni la terre ne lui paraissent de bon augure. Il s’enfonce lourdement dans la neige molle, il grimpe la pente dans ce qui reste de lumière du jour, sans pouvoir trouver le calme. Il connait trop les signes du mauvais temps. Aurait-il du rester chez lui ? »

« Le berger de l’Avent » est une novella d’une soixantaine de pages qui nous immerge dans les paysages rudes et hostiles de l’Islande. Benedikt est un homme simple, humble, de 54 ans et qui a fait 27 fois ce voyage de l’Avent. Sa détermination, malgré les difficultés rencontrées, force l’admiration et rend le personnage immédiatement touchant. Son lien puissant avec la nature et ses animaux l’est également. Gunnar Gunnarsson réussit à rendre le caractère de chacun des animaux : Roc est sérieux, fiable et courageux, Leo est fougueux et est le seul capable de retrouver son chemin, même pendant une tempête. Durant son périple, Benedikt réfléchit au chemin parcouru, aux rêves qu’il a du enfouir, au sens de la vie et à celui de la période de l’Avent.

« Le berger de l’Avent » est un texte qui semble simple mais il recèle une grande beauté, une poésie et une profondeur qui accompagnent le lecteur même une fois la lecture achevée.

Traduction Gérard Lemarquis et Maria S. Gunnarsdottir

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