Le Detection club de Jean Harambat

Harambat

Alors que John Dickson Carr vient d’être  admis au sein du detection club, un étrange oiseau mécanique fait son entrée dans la pièce. Il a un message à délivrer aux membres du célèbre club d’écrivains de roman policier. Ils sont tous inviter à la villa Briarcliff, sur une île de Cornouailles, par Mr Roderick Ghyll. G.K. Chesterton, Agatha Christie, J.D. Carr, Dorothy L. Sayers, A.E.W. Mason, la baronne Orczy et le père Knox prennent la direction de la côte. Leur hôte est un milliardaire et il veut éblouir ses invités. Il a créé un automate capable de trouver le coupable d’un detective novel rien qu’en en écoutant un résumé. Les écrivains ne sont pas convaincus par l’expérience et ils regagnent leurs chambres dubitatifs. Pendant la nuit, ils sont réveillés par les cris de Mr Ghyll. Sa chambre est fermée à clef et lorsque l’on réussit à l’ouvrir, Mr Ghyll a disparu.

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Le detection club, qui a inspiré Jean Harambat pour sa dernière bande-dessinée, existe bel et bien. Il a été créé en 1930 et ses membres y discutent des aspects techniques de l’écriture d’un roman policier. Chacun doit prêter serment et doit respecter le décalogue du père Knox (les 10 règles sont présentées dans la BD). Dans « Le detection club », Jean Harambat rend hommage aux auteurs britanniques (et américain avec Carr) de l’âge d’or du detective novel. Et la BD contient des clins d’œil aux œuvres de ces écrivains. Chacun va d’ailleurs rivaliser pour essayer de découvrir ce qu’il est arrivé à Roderick Ghyll : Knox et Mason ne cessent de se chamailler pour avoir le dernier mot, Dorothy L. Sayers dégaine son revolver dès qu’elle le peut, Carr se noie dans les plans de la villa, la baronne Orczy s’endort n’importe où. Le plus réjouissant dans cette BD, c’est la relation entre Agatha Christie et G.K. Chesterton, une amitié vacharde faite de piques, de saillies drôlissimes. L’intrigue est malicieuse et le trait de Jean est vif et très agréable. Les couleurs de la BD ont un côté pop très joyeux.

J’avais déjà été séduite par « Opération Coperhead » et « Le detection club » confirme tout le bien que je pense de Jean Harambat. L’enquête est ici réjouissante, pleine d’humour et elle rend hommage aux pouvoirs de l’imagination et aux talents des écrivains.

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12 réflexions sur “Le Detection club de Jean Harambat

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