Pour des raisons professionnelles, le nombre de livres lus est encore réduit ce mois ci. Et je n’ai pas lu de livres de ma PAL prêt, mon contrat du plan Orsec n’est pas donc pas respecté. J’espère que le mois anglais fera grimper mon nombre de livres lus en juin.
Et voici les films du mois :
Mes coups de cœur :

Des salariés d’une petite entreprise sont mis devant un choix impossible : garder leur collègue Sandra (Marion Cotillard) ou toucher une prime pouvant aller jusqu’à 1000€ pour les plus anciens. Le temps du weekend , Sandra va tenter de convaincre ses collègues de voter pour elle. On la suit donc, on ne la lâche pas une seconde. Sandra avance, doute, se désespère, se ranime sous les traits d’une Marion Cotillard absolument parfaite. Ce personnage fait beaucoup penser à celui de Rosetta que l’on suivait également à la trace. Les frères Dardenne fustigent cette société impitoyable qui brise la solidarité, rapetisse l’humanité de chacun. La leur est toujours intacte et elle touche en plein cœur.

Un prof de philosophie (Loïc Corbery) atterrit à Arras alors qu’il s’ennuie dès qu’il passe le périph’. Il y fait la connaissance de Jennifer (Émilie Dequenne), coiffeuse qui lit Anna Gavalda et les journaux people. Rencontre et histoire d’amour improbables et pourtant la magie semble opérer entre la jeune femme débordante d’énergie et le philosophe érudit. Mais il s’agit d’un film de Lucas Belvaux et non d’une bluette hollywoodienne. Le réalisateur souligne de nouveau le poids des classes sociales, de l’éducation, le fossé qui sépare ces deux personnages. Loïc Corbery et Émilie Dequenne sont tous les deux magnifiques, jouant avec finesse et subtilité ces personnages qui auraient pu être caricaturaux.

L’adaptation d’Orson Wells a été restaurée et ressort sur les écrans. Le tournage dura deux ans (1949-51) dans des conditions assez épiques, toujours dans l’improvisation et le manque de moyens. Visuellement, c’est un film très expressionniste où les lignes géométriques sont très marquées. Les plongées et contre-plongées accentuent le sentiment de terrible fatalité, d’irrémédiable tragédie qui va s’abattre sur Othello et Desdémone. Film à l’esthétique très marquante, inventive où Wells joue de manière impressionnante le maure de Venise.
Et sinon :
- « The best offer » de G. Tornatore : Virgil Oldman est un commissaire-priseur reconnu de par le monde, un expert très recherché et totalement névrosé. Un jour, une cliente lui demande de venir faire une estimation. Arrivé dans la vieille demeure, la cliente reste cachée obstinément. Se met alors en place un suspense autour de cette mystérieuse femme. Film soigné, très écrit et porté par le formidable Geoffrey Rush.
- « Night moves » de K. Reichardt : Josh (Jesse Eisenberg) est taciturne, renfermé et travaille dans une coopérative agricole. Il partage ses convictions de protection de l’environnement avec Dena (Dakota Fanning). On découvre rapidement que leur engagement va prendre un tour radical et violent. Le film est un peu long à se mettre en route mais la fin apporte un suspense bien mené et Jesse Eisenberg est parfaitement inquiétant et trouble.


























Le challenge de l’année : 17 livres lus pour deux obligatoires !!










