Résultats du concours le mois anglais 2020 avec les éditions de la Table Ronde

Et si on fêtait l’arrivée de l’été ? Voici les gagnantes du concours organisé dans le cadre du Mois anglais pour remporter l’un de ces 4 romans :

  • Une Saison à Hydra : Katell Bouali
  • L’Invitation à la vie conjugale : Corinne (participation sur le groupe facebook)
  • Etés anglais : L’Or Rouge
  • La Brodeuse de Winchester :  FondantGrignote

Bravo à vous, et encore merci aux éditions de la Table Ronde qui nous ont permis de vous gâter, et avec qui les échanges sont toujours un vrai bonheur !

Pour les perdants, pas de regrets, surveillez le blog de Lou et le mien dans les prochaines semaines, ainsi que les stories pour ceux qui sont sur instagram. Le Mois anglais vous réserve encore de belles surprises !

Le mois anglais 1

Concours Le mois anglais 2020 avec Robert-Laffont

Nous continuons à vous gâter avec un nouveau concours ! Cette fois, ce sont les éditions Robert-Laffont qui nous font le grand plaisir de vous proposer quatre romans à gagner :

Nous avons choisi pour vous deux auteurs classiques : « Les Hauts de Hurle-Vent » d’Emily Brontë et « Avec vue sur l’Arno » de E.M. Forster mais également deux auteurs contemporains : « L’écliptique » de Benjamin Wood et « Une colonne de feu » de Ken Follett. Il y en a donc pour tous les goûts !

Pour jouer, rien de plus simple : il suffit de laisser un commentaire ici ou chez ma partenaire Lou en nous précisant pour quel livre vous souhaitez jouer et pourquoi vous souhaitez le gagner.

Seuls les participants au mois anglais peuvent concourir.

Pour les participants sur instagram ou le groupe facebook sans blog, précisez-nous votre pseudo / nom pour nous permettre de vous reconnaître !

Vous avez jusqu’au 28 juin pour participer, bonne chance à tous !

Nous remercions très chaleureusement les éditions Robert-Laffont pour ce partenariat.

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Résultats du concours le mois anglais 2020 avec les éditions Folio

Roulement de tambour, voici le résultats des tirages au sort pour remporter les livres proposés par les éditions Folio :

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Rachel
woolf

Blandine

1984

Lilas

barnes
Pativore
swing time

Hilde

Bravo à vous toutes, j’attends vos coordonnées que vous me communiquez à l’adresse suivante : plaisirsacultiver@yahoo.fr

Si vous n’avez pas été chanceux cette fois, ne vous découragez pas, d’autres concours sont à venir ici et chez ma comparse Lou!

Un immense merci aux éditions Folio qui nous ont permis d’organiser ce concours.

Le mois anglais 1

 

 

L’origine du monde de Claude Schopp

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Le toujours sulfureux « L’origine du monde » de Gustave Courbet restait énigmatique quant à l’identité de son modèle. Celle-ci est aujourd’hui dévoilée par Claude Schopp et grâce au hasard. L’auteur est un spécialiste d’Alexandre Dumas fils et il travaillait sur la publication de la correspondance de ce dernier avec George Sand. Et c’est là qu’il fit sa découverte. Alexandre Dumas fils évoque en effet le modèle de l’origine du monde dans l’une de ses lettres où il raille l’œuvre de Courbet. Claude Schopp a ensuite collecté de nombreux documents pour étayer sa découverte. Et c’est le résultat de ce travail qu’il nous détaille dans ce livre.

Le parcours du modèle de « L’origine du monde » est absolument surprenant. Constance Quéniaux (1832-1908) est née dans un milieu très modeste, sa mère était analphabète. Elle devient danseuse, elle est engagée dans le corps de ballet de l’opéra en 1847 et elle y restera jusqu’en 1859. Comme certains tableaux de Degas nous le montrent, les danseuses devaient se trouver des protecteurs afin de pouvoir vivre de leur art. Une fois sa carrière terminée, Constance a continué à vivre grâce à des hommes. Elle était ce que l’on appelle une demi-mondaine ou une courtisane. Grâce à « La dame aux camélias » de Alexandre Dumas fils (encore lui !), le regard sur ces femmes avait évolué positivement et elles n’étaient pas en marge de la société. Au contraire, Constance participait aux évènements culturels et mondains aux bras de ses différents protecteurs. C’est d’ailleurs grâce à l’un d’eux qu’elle est devenue le modèle d’un des plus célèbres tableaux au monde.

Khalil-Bey était un diplomate turco-égyptien qui aimait autant les femmes que le jeu. Il commanda deux tableaux à Gustave Courbet : « Le sommeil » et « L’origine du monde » en 1866. Constance Quéniaux était l’une des maîtresses du diplomate qui appréciait sa compagnie notamment lorsqu’il jouait. Constance avait la réputation de porter chance.

Et on peut dire que celle-ci s’est vérifiée pour sa propre vie. Sa vie de courtisane a permis à Constance d’atteindre l’aisance financière. Après que ses charmes se furent envolés, elle continua à bien vivre, elle possédait un appartement rue Royale et une maison à Cabourg. Mais Constance Quéniaux n’oublia jamais d’où elle venait. Elle était une généreuse donatrice pour des orphelinats et diverses œuvres de charité. « Le parcours de Constance semble démentir la vision pessimiste de Zola : il n’y a pas de malédiction irrémédiable. Celle qui fut le modèle de « L’origine du monde », l’un des tableaux les plus célèbres de l’histoire de la peinture, appelle au fond les femmes, toutes les femmes, à combattre. Certes, elle a dû, un temps, se prêter aux désirs des hommes, mais c’est, à la fin, pour triompher. »

« L’origine du monde-Vie du modèle » est une enquête minutieuse, documentée qui révèle le nom du modèle du tableau de Courbet tout en dévoilant le parcours admirable d’une femme qui a su s’élever socialement et s’affranchir des hommes.

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Constance Quéniaux par Nadar

 

 

Les frères Sisters de Patrick DeWitt

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Oregon City, 1851, Eli et Charlie Sisters sont des tueurs travaillant pour le Commodore. Leur prochaine mission va les amener à Sacramento, Californie. Il leur faut trouver et tuer un chercheur d’or nommé Hermann Kermit Warm. Un émissaire du Commodore a été envoyé sur le terrain en avance, il s’agit de Henry Morris qui permettra aux deux frères de localiser le chercheur d’or. Les deux frères sont différents l’un de l’autre. Eli est grassouillet, un vrai coeur d’artichaut devant les femmes, il n’hésite pourtant pas à tuer mais il questionne beaucoup son mode de vie durant ce voyage. Charlie ressemble plus à une brute épaisse, toujours prêt à obéir aux ordres du Commodore sans se poser de questions et à s’alcooliser plus que de raison. Leur périple vers Hermann Kermit Warm sera peuplé de rencontres étonnantes et de situations totalement rocambolesques.

Patrick DeWitt écrit, avec « Les frères Sisters », un western décalé à l’humour burlesque. Eli est le narrateur de cette épopée. Tout le long du voyage, il oscille entre l’amour pour les différentes femmes qu’il croise et l’envie de tout arrêter pour mener une vie paisible. Son récit sent la lassitude, il aspire au repos sans pouvoir se résoudre à abandonner son frère cadet qui a toujours été là pour lui. Le duo est mal assorti, dépareillé et pourtant aucun des deux frères ne semblent prêt à vivre sans l’autre. C’est finalement l’entraide et l’amour fraternel qui dominent les aventures.

Patrick DeWitt se sert des codes de l’Amérique, de la ruée vers l’or, et du mythe du western pour nous présenter une galerie de personnages totalement barrés : un dentiste débutant, un garçon perdu, des prostituées, une comptable diaphane, un cheval borgne. Le livre donne l’impression de se retrouver chez les frères Coen. Tout est décalé chez l’auteur. C’est Eli qui monte le cheval borgne et qui tombe amoureux d’une mourante. Tout semble à l’unisson de son désabusement. Hermann Kermit Warm s’avérera être une sorte de savant fou qui ne maîtrise pas complètement le résultat de ses recherches. Nous sommes bien loin des personnages héroïques et admirables de certains westerns ! Tous les personnages de Patrick DeWitt semblent au bout du rouleau. Le rêve américain leur est passé dessus comme un rouleau compresseur. C’est la désillusion qui l’emporte et qui s’incarne en Eli.

Avec « Les frères Sisters », Patrick DeWitt rend un hommage décalé au western. C’est avec beaucoup d’humour noir qu’il dépeint la chevauchée des frères Sisters, tueurs à la sinistre réputation. J’ai hâte de voir ce que Jacques Audiard a fait de ce roman parfaitement maîtrisé.

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