Le mois anglais saison 4

image

Le mois de juin approche à grands pas et c’est donc le retour du mois anglais que nous organisons avec mes copines Cryssilda et Lou pour la 4ème année consécutive. Un petit rappel sur les livres qui sont acceptés dans ce challenge : ils doivent être écrits par un auteur anglais ou se dérouler entièrement en Angleterre. Et j’ai bien dit Angleterre pas Royaume-Uni ! Aucun besoin de vous inscrire à l’avance, il suffit de nous communiquer le lien de votre billet lors de sa publication sur la page du billet récapitulatif qui sera mis en ligne en juin ou sur notre page facebook.

Nous vous proposons déjà une belle liste de lectures communes auxquelles vous pouvez participer si vous le souhaitez :

LC consacrées à un auteur :

-LC Mark Watson : 1er juin

-LC ou billet hommage à Terry Pratchett : 10 juin

-LC autour d’Ann Granger : 12 juin

-LC autour de Jane Austen : 16 juin

-LC autour de Tracy Chevalier (romans se déroulant en Angleterre) : 20 juin

-LC autour de Ian McEwan : 24 juin

-LC autour de Charles Dickens : 26 juin

-LC autour de Daniel Defoe : 28 juin

-LC 200 ans d’Anthony Trollope : 30 juin

-LC autour de Conan Doyle : Date à déterminer

-LC autour de Jonathan Coe : Date à déterminer

LC sur d’autres thématiques :

-Journée polar anglais : 4 juin

-Roman historique se déroulant en Angleterre : 6 juin

-Journée littérature enfantine anglaise : 8 juin

-LC Reines et Rois anglais : 14 juin

-Journée auteurs anglais d’origine étrangère : 15 juin

-Journée autour des écrivaines anglaises du 20ème siècle : 18 juin

So have fun and read english books !

 

11188172_391095041080163_5368143613513055468_n

Un logo signé Galéa.

 

Bilan plan Orsec et films de mars

Mars

Oh le joli mois de mars qui fut riche en lecture et fait un peu baisser ma pile de livres à lire ! En fait, il s’agit plutôt d’un statu quo puisqu’entre le swap « Un livre, un peintre » et le salon du livre, j’ai ramené cinq livres dans ma PAL et j’en ai lu cinq justement ! Je ne progresse pas mais je n’aggrave pas non plus la situation !

Beaucoup de films également en mars mais seulement deux coups de cœur :

crosswind

En 1941, l’épuration ethnique des pays Baltes est lancée par Staline. Les familles estoniennes sont envoyées en Sibérie, les hommes séparément des femmes et des enfants. Le film de Martï Helde retrace le parcours de Erna, son mari Heldur et leur petite fille Eliide. Erna fut envoyée en camp de travail et pendant quinze ans elle écrivit à son mari sans savoir où il se trouvait, s’il était encore en vie ou non. Ce film est absolument étonnant et bouleversant. Il est uniquement en noir et blanc et constitué de tableaux vivants, les acteurs sont totalement figés à partir du départ en Sibérie. La caméra se promène à l’intérieur de ces images, révélant toute l’horreur, le drame des situations. La vie se fige, les individus sont sidérés par ce qui leur arrive. Le choix esthétique est ambitieux et d’une grande beauté plastique. Le sujet est traité avec beaucoup de pudeur et de sobriété. Les lettres écrites et lues sont le fil rouge du film et disent toute la douleur de cette femme qui tente désespérément de survivre pour revoir son mari et le pommier en fleurs de leur jardin.

citizen-four-cinema-metz

A l’heure où l’on parle d’un Patriot Act à la française, il est nécessaire de voir ce documentaire de Laura Poitras. En janvier 2013, la journaliste reçoit des emails signés CitizenFour, nom de code d’Edward Snowden, afin de lui divulguer des informations sur la surveillance mondiale et intrusive mise en place par la NSA après le 11 septembre. Ce documentaire retrace les rencontres entre Laura Poitras et Edward Snowden et Glenn Greenwald, journaliste au Guardian. Le compte-rendu qui nous est donné est proche d’un roman de John Le Carré où règne la paranoïa. Et l’on se rend vite compte que celle-ci n’est pas exagérée. Il est intéressant de comprendre les motivations d’Edward Snowden qui risque la prison et de ne plus jamais revoir son pays. Il est également passionnant de voir le travail des journalistes face à de telles révélations et il faut ici souligner leur remarquable éthique.

Et sinon :

  • « Birdman » de Alejandro Gonzales Inarritu : Ce film nous parle des coulisses du métier d’acteur et du starsystem. Riggan Thomson (Michael Keaton) connut la gloire avec son rôle de Birdman, superhéros volant qu’il entend toujours lui adresser conseils et remontrances. Cherchant la crédibilité et à revenir sur le devant de la scène, il décide d’adapter Raymond Carver pour le théâtre. Le film est constitué d’un seul et unique plan séquence nous entraînant à la suite des acteurs et qui prouve la virtuosité du réalisateur. « Birdman » est un film sur la schizophrénie, sur le besoin de reconnaissance servi par d’excellents acteurs (Michael Keaton et Edward Norton en tête). Un peu long, un peu hystérique, « Birdman » est néanmoins un film qu’il faut voir pour son originalité et sa folie.
  • « L’art de la fugue » de Brice Cauvin : C’est l’histoire d’une famille et surtout de trois frères ; Antoine (Laurent Lafitte), Louis (Nicolas Bedos) et Gérard (Benjamin Biolay). Le film de Brice Cauvin est la chronique de leurs vies amoureuses, de leurs choix et de leurs regrets. C’est effectivement une jolie fugue sur la manière dont on construit nos vies, réalisée avec beaucoup de délicatesse, de douceur et avec une très belle brochette de comédiens.
  • « Hungry hearts » de Saverio Costanzo : Leur histoire d’amour commence dans les toilettes d’un restaurant chinois. Jude (Adam Driver) et Mina (Alba Rohrwacher) s’y trouvent coincés, entre gêne et fous rires ils font connaissance. Suite à cette rencontre incongrue, ils s’aiment, se marient et donnent naissance à un petit garçon. C’est là que l’idylle bascule à la manière de « Rosemary’s baby ». Mina refuse que son enfant sorte à cause de la pollution, le nourrit de produits végétariens , refuse de l’emmener chez le médecin lorsqu’il a de la fièvre. L’intrigue change de registre, nous plonge dans un thriller psychologique réussi. Les deux acteurs sont tous les deux parfaits et leur jeu est plein de nuances.
  • « Les merveilles » de Alice Rohrwacher : Voici une famille totalement atypique, une famille germano-italienne vivant dans une ferme proche du délabrement et qui essaie de vivre en accord avec la nature. Le père est colérique et infiniment tendre. Mais le chef de famille, celle grâce à qui la maison tient encore debout, c’est Gelsomina, l’aînée des quatre filles. Son père la voit reprendre l’exploitation du miel. Elle est adolescente, frémit de ses premiers émois et voudrait que sa famille participe à l’émission de tv « Les merveilles ». Le film de Alice Rohrwacher évoque ceux de Pialat, il a leur réalisme, leur sincérité. Un film lumineux et mélancolique sur l’adolescence et la vie qui change inexorablement.
  • « Réalité » de Quentin Dupieux : J’ai toujours apprécié et défendu le curieux univers de Quentin Dupieux. J’avais hâte de découvrir son nouveau film et j’avais tort. L’histoire et le casting étaient pourtant prometteurs. Jason (Alain Chabat) est cameraman et il souhaite réaliser son premier film d’horreur. Il en parle à un ami producteur (Jonathan Lambert). Ce dernier accepte de le financer à condition que Jason lui apporte sous 48h le cri de douleur le plus effroyable jamais entendu. D’autres intrigues se mélangent à celle-ci. On est sans cesse entre les rêves et la (les ?) réalité, on s’y perd et le rythme lent finit par nous achever.

 

Bilan plan Orsec et films de février

Un mois de février qui n’a pas fait beaucoup baisser ma PAL ce mois-ci avec un seul livre sorti de mes piles poussiéreuses.

IMG_1113 (2)

Six films dans mon bilan cinéma du mois avec de l’excellent et du décevant :

Mes coups de cœur :

PHOENIX-Affiche-BD-565x768

Revenue des camps où toute sa famille a trouvé la mort, Nelly Lenz (Nina Hoss) doit lentement revenir à la vie. Défigurée, elle doit subir des opérations de chirurgie esthétique qui modifient significativement son visage. Nelly n’a ensuite qu’une idée en tête : retrouver son mari, Johnny (Ronald Zehrfeld) qu’elle aime toujours aussi passionnément. Ce dernier ne la reconnaît pas mais une vague ressemblance avec sa femme, que tout le monde pensait morte, lui donne une idée. Il va utiliser l’inconnue pour récupérer l’héritage de Nelly. Le formidable film de Christian Petzold s’ouvre comme « Les yeux sans visage » de Tourneur mais il fait surtout penser à « Vertigo » de Hitchcock. Ici aussi, un homme va reconstituer la femme qu’il a aimée. Les motivations sont cependant bien différentes. Mais le suspens est aussi bien mené que chez mon ami américain : Johnny a-t-il trahi Nelly ? Va-t-il finir par la reconnaître ? Les deux acteurs sont absolument parfaits avec une mention spéciale pour Nina Hoss, intense à chaque instant. Sans conteste le film du mois.

discouint

Voilà un film fort sympathique et réjouissant, une comédie sociale qui fait penser à Ken Loach et aux premiers Stephen Frears. Les caissiers d’un supermarché discount sont menacés de licenciement. Comment vont-ils s’en sortir alors que leur situation est déjà précaire ? En s’unissant et en fondant leur propre épicerie solidaire. C’est chaleureux et drôle, la solidarité est au centre de ce film qui nous met du baume au coeur. La bande d’acteurs rend crédibles et attachants les différents personnages.

loin_des_hommes_xlg

En Algérie en 1954, un instituteur solitaire, Daru (Viggo Mortensen), se voit se confier un prisonnier (Reda Kateb). Il doit le livrer aux gendarmes car il a tué son cousin. Malgré son envie de le libérer, Daru n’aura d’autre choix que de convoyer le prisonnier dans la ville voisine, à une journée de marche. Le film de David Oelhoffen s’inspire d’une nouvelle d’Albert Camus « L’hôte ». Et on sent bien les thématiques de l’auteur : la justice, la dignité de l’homme, l’appartenance à cette terre en plein déchirement, l’idéalisme confronté à la réalité. Les paysages de l’Atlas semblent écraser les hommes mais également les protéger. Viggo Mortensen et Reda Kateb magnifient ce duo, ce face-à-face.

Et sinon :

  • « Imitation game » de Morten Tyldum : Le mathématicien Alan Turing (Benedict Cumberbatch) se fait embaucher par les services secrets anglais pour aider à décrypter les messages codés des allemands. De la réussite de cette mission dépend le succès de la guerre. On découvre un Turing presque autiste, asocial, uniquement passionné par la machine qu’il est en train d’inventer. Un personnage fascinant, d’autant plus que sa chute est terrifiante. Condamné en 1952 pour homosexualité, Turing choisit la castration chimique et finit par se suicider. Un film à la facture très classique qui doit beaucoup à l’interprétation subtile de Benedict Cumberbatch.
  • « Snow therapy » de Ruben Östlund : Une famille vit une situation traumatisante durant leurs vacances aux sports d’hiver. Une avalanche s’abat sur la terrasse du restaurant où ils déjeunent. Plus de peur que de mal mais la mère, qui s’est jetée sur ses enfants pour les protéger, constate que son mari s’est enfui. Au début, la situation n’est pas évoquée mais elle finit par empoisonner les vacances. Le malaise est au départ très bien traité, très bien amené. Le mari est mis devant ses contradictions, sa lâcheté. Mais la fin du film est décevante, pas assez noire et cynique par rapport au début du film.
  • « Listen up Philip » de Alex Ross Perry : Philip (Jason Schwartzman) est un écrivain new yorkais, égoïste, invivable et méprisant pour sa petite amie Ashley (Elisabeth Moss). Il refuse de faire la promotion de son dernier livre, ne veut pas s’abaisser à donner des cours dans une fac. Puis change d’avis et abandonne Ashley pour plusieurs mois. Très inspiré par Woody Allen, très bavard, ce film aurait dû me plaire mais je l’ai trouvé longuet, peu ryhtmé et finalement ennuyeux.

Bilan plan Orsec et films de janvier

C’est reparti pour le bilan du plan Orsec, toujours organisé par ma chère George. Cette année, je dois lire trois livres de ma PAL chaque mois. En janvier, j’ai lu 4 livres de ma PAL.

image

Petit début d’année au niveau cinématographique car je n’ai pu voir que quatre films.

Mes coups de cœur :

A-MOST-VIOLENT-YEAR-Affiche-France

 Au début des années 80, Abel Morales (Oscar Isaac) tente de faire décoller son entreprise en l’agrandissant. Abel travaille dans le pétrole et il est le seul dans son secteur à travailler en toute légalité. Une gageure dans ce New York ultra violent et corrompu. Même sa femme (Jessica Chastaing) est la fille d’un escroc notoire et elle ne comprend pas toujours le besoin d’honnêteté de son mari.

Voilà un film comme on aimerait en voir plus souvent. JC Chandor maîtrise totalement son sujet : la mise en scène est soignée, le scénario est parfaitement construit, tout est travaillé dans le détail. Les personnages eux-mêmes sont d’une grande profondeur psychologiques et les rôles secondaires sont crédibles et incarnés. Ajouter à cela le talent remarquable des deux acteurs principaux et vous obtiendrez un très grand film, passionnant et esthétiquement réussi.

275718.jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

 Le documentaire de Claudine Bories et Patrice Chagnard nous plonge dans le quotidien d’Ingeus, un cabinet de placement privé du nord de la France qui travaille pour le Pôle Emploi. Les jeunes qui ont rendez-vous sont tous dans des situations sociales et familiales précaires. En rupture de bans, sans niveau d’études qualifiant pour la plupart, Lolita, Kevin, Tierry et Hamid vont devoir apprendre les règles du jeu de l’entretien d’embauche. Et rentrer dans les cases, obéir à des règles, c’est là tout leur problème.

Le documentaire est tourné sans aucun commentaire, sans aucun jugement autre que les titres des différents chapitres. On a souvent le sourire, on admire la patience des conseillères d’Ingeus qui tentent au mieux d’aider ces jeunes en manque de repères. Le documentaire souligne bien toute la difficulté pour ses jeunes à accepter les fameuses règles du jeu, ils n’ont pas les mots pour s’exprimer mais comprennent aisément l’absurdité de certaines de ses règles. Ils ne sont pas prêts à tout accepter. D’ailleurs, ils finissent par se rebeller et cela montre bien à quel point les salariés sont aujourd’hui maltraités et à quel point les conditions du travail se dégradent.

 

Et sinon :

  • « The Riot Club » de Lone Scherfig : L’ouverture historique nous explique que le Riot Club a été inventé à Oxford pour rendre hommage à Lord Riot, roi de la débauche mort sous la lame d’un mari jaloux. De jeunes hommes veulent réactiver les valeurs de ce club : tous les excès sont permis, l’argent autorise tout. Mais la grande soirée du club va tourner au drame. « The Riot Club » est un récit initiatique où chacun va devoir choisir son chemin moral. Sous des dehors parfois lisses et convenus, le film laisse transparaître une dureté et un terrible cynisme.
  • « Mon amie Victoria » de Jean-Paul Civeyrac : Victoria (Guslagie Malanda), petite fille noire et pauvre, est un soir recueillie dans une grande famille bourgeoise suite à l’hospitalisation de sa tante qui l’élève. La découverte de l’immense appartement et la soirée passée avec le fils aîné de la famille lui laisseront un souvenir impérissable qui changera sa vie à tout jamais. Victoria est un personnage étonnant, absolument pas maître de sa vie. Elle se laisse totalement porter, ballotter par la vie et les choix des autres. Guslagie Malanda incarne parfaitement l’étrangeté de Victoria, son absence au monde. Tous les acteurs sont d’ailleurs au diapason. Jean-Paul Civeyrac traite son sujet avec délicatesse et finesse. Il m’a manqué un petit quelque chose pour en faire un coup de cœur mais j’ai maintenant envie de découvrir le roman de Doris Lessing dont il est tiré.

Bilan plan Orsec et films de novembre

image

Ce mois-ci mon bilan plan Orsec est positif : 3 livres de ma PAL et un livre prêté. Tout doucement la PAL diminue, tout doucement…

En novembre, il fait froid, il faut donc se réfugier au cinéma !

Mes coups de cœur :

084916

 Gary Hook (Jack O’Connell), jeune engagé dans l’armée anglaise, se retrouve à Belfast pour sa première mission. Nous sommes en 1971, la guerre civile ravage les rues et chaque déplacement de l’armée est à haut risque. Tout peut rapidement basculer. Hook le constate dès sa première sortie. Il est pris à part avec un camarade par un groupe de catholiques. Le deuxième soldat est abattu d’une balle dans la tête. Hook s’échappe et commence pour lui une cavalcade dans les rues labyrinthiques de Belfast. La course-poursuite est haletante, captivante. Hook se trouve plongé dans la complexité d’un conflit dont il ne sait rien et est rapidement poursuivi également par des flics anglais véreux. Le film permet de rendre l’ampleur de cette guerre, la dévastation de la ville. Le spectateur retient son souffle pendant 1h39 en espérant que Hook réussira à sortir vivant de cette mission. Il faut souligner qu’il s’agit du premier long métrage de Yann Demange et saluer la maîtrise parfaite de sa mise en scène.

166201

Steve (Antoine-Olivier Pilon) est exclu du centre où il séjournait. Diane (Anne Dorval), sa mère, récupère son fils hyperactif et violent. Elle pense que l’amour et l’attention vont suffire à le soigner. Rapidement dépassée, Diane reçoit l’aide inattendue de Kyla (Suzanne Clément) la nouvelle voisine. Au début, je me suis dit que les excès, la violence des sentiments et des mots allaient finir par me lasser. Mais ce ne fut pas le cas, j’ai été happée par l’émotion, par la prouesse et la force des trois comédiens. La mise en scène de Xavier Dolan est flamboyante, lyrique. Une idée toute simple qui permet de faire comprendre beaucoup : l’écran change de taille, lorsque l’horizon se dégage pour Steve, l’image s’agrandit. Des instants de bonheur simple, de répit pour ces trois personnages fêlés, blessés qui vous marqueront pour longtemps.

Night-call-affiche

Lou (Jake Gyllenhaal) trouve un soir sa vocation. Des « journalistes » filment au plus près un carambolage pour vendre les images aux journaux locaux. Lou achète le matériel nécessaire et se met en chasse des faits divers sanglants. Lou est un personnage nauséabond, sans morale aucune comme nous le montrera la suite du film et donc fait pour ce voyeurisme ignoble. Jake Gyllenhaal réalise une performance éblouissante avec ce personnage cynique, froid, prêt à tout pour la gloire et passablement effrayant. Un être détestable qui permet de dénoncer cette recherche de sensationnalisme, cette exploitation scandaleuse du malheur d’autrui.

Et sinon :

  • « De l’autre côté du mur » de Christian Schwochow : En 1978, Nelly (Jördis Triebel) réussit à quitter Berlin-Est avec son fils. De l’autre côté du mur, l’attend toute une série d’examens médicaux et d’interrogatoires. Nelly est la veuve d’un scientifique soviétique dont la mort questionne. En attendant, Nelly doit vivre dans un camps de réfugiés. Je ne connaissais pas l’existence de ces camps entre les deux pays où les allemands de l’est vivaient dans la précarité avant de découvrir la liberté tant souhaitée. Nelly apporte avec elle toute la paranoïa de l’Allemagne de l’Est. Se méfiant de tout, paralysée par sa peur, c’est un personnage sur le fil en permanence. Une tension bien tenue de bout en bout par Christian Schwochow.
  • « Love is strange » de Ira Sachs : Après 39 ans de vie commune, George (John Lithgow) et Ben (Alfred Molina) se marient. Les amis et la famille des deux new yorkais louent leur amour et leur bonheur. Malheureusement, Ben, chef de chorale dans une école catholique, est victime de l’hypocrisie sociale et est licencié. Les deux vieux amants sont obligés de vendre leur appartement et de vivre séparés chez leurs amis en attendant de trouver une solution. Le portrait de ce couple de sexagénaires est extrêmement touchant. Ben n’arrive plus à dormir sans George à ses côtés. Leur séparation douloureuse nous bouleverse grâce à l’interprétation fine et délicate des deux acteurs principaux.
  • « Une nouvelle amie » de François Ozon : Claire (Anaïs Demoustier) vient de perdre son amie d’enfance. C’est un choc pour elle et le mari de son amie disparue David (Romain Duris). Claire lui rend une visite pour prendre de ses nouvelles et de celles de son bébé. Elle découvre avec effarement un David habillé et maquillé comme sa femme décédée. François Ozon s’intéresse une nouvelle fois à l’identité, à l’ambiguïté d’un personnage et au détournement de la réalité. Une relation trouble se noue entre Claire et David qui est parfaitement rendue par le cinéaste. Autant j’ai trouvé Anaïs Demoustier parfaite (comme toujours), autant j’ai eu du mal à adhérer à Romain Duris en talons aiguille même s’il fait tout ce qu’il peut pour rendre son personnage crédible.

Bilan plan Orsec et films d’octobre

IMG_0903-1 (2)

La réalité est parfois difficile à affronter mais il faut savoir être honnête avec soi- même. Mon bilan plan Orsec en octobre est aussi bon que le bilan carbone du périph parisien un dimanche soir de retour de vacances. Un seul des six livres lus faisait partie de ma PAL. Autant vous dire qu’il va falloir que je me remue avant la fin de l’année pour réussir à régler le problème épineux (insoluble ?) de ma PAL !

Passons aux films du mois :

Mes coups de cœur :

YSL

Voici le deuxième biopic consacré à Yves Saint Laurent en moins d’un an. Je vous épargnerai les comparaisons puisque je n’ai pas vu le premier. Celui-ci est consacré aux années 1967-1976. Les années où l’entreprise YSL arrive à son apogée. Le travail du couturier est alors salué dans le monde entier. Paradoxalement, ce sont des années noires pour Yves Saint Laurent (Gaspard Ulliel). Trop de pression l’entraîne vers toujours plus d’excès, de drogue et de sexe (avec le magnétique Jacques de Basher (Louis Garrel) qui était également l’amant de Karl Lagarfeld). Saint Laurent est avant tout un artiste, un esthète que le commerce enfonce dans la dépression. Le film de Betrand Bonello est tout en va-et-vient entre l’enfance, la vieillesse et l’instant présent. Une construction subtile et très proustienne dont YSL était un fervent admirateur. Gaspard Ulliel est saisissant de justesse. Bertrand Bonello reconstitue formidablement bien une époque, une atmosphère (la musique y joue un rôle essentiel). Son film est intelligent, extrêmement bien construit et rend un vibrant hommage à un homme sensible et complexe.

magic

 Dans les années 20, le célèbre magicien Wei Ling Soo (Colin Firth) est mis à contribution pour démasquer une médium (Emma Stone). Cette dernière s’est installée dans une riche famille américaine du Sud de la France. Le magicien, de son vrai nom Stanley Crawford, tombe peu à peu sous le charme de la jeune femme. Le dernier film de Woody Allen est un véritable délice. Colin Firth incarne un personnage proche de celui de Mr Darcy dans la célèbre série BBC. Il est cynique, arrogant, snob et fait une déplorable demande en mariage. Emma Stone joue de son joli minois et de son charme pour adoucir le pessimiste patenté. Notre cher Woody réalise un film plein d’espoir, de lumière et d’esprit.

 

geronimojpg

Geronimo, c’est le surnom de l’éducatrice (Céline Sallette) qui tente de faire son métier dans un quartier difficile du sud de la France. Lorsque le film s’ouvre, Nil, une jeune femme turque s’enfuit de son mariage arrangé. Elle part retrouver Lucky, son amoureux gitan. La guerre est déclarée entre les deux familles. Tony Gatlif nous offre sa vision de Romeo et Juliette et il s’approche de « West Side Story » par des scènes de combats chorégraphiés et mis en musique. Comme tous les films du réalisateur, c’est foutraque mais tellement vivant et énergique. Céline Sallette fait merveille, elle incarne avec force Geronimo. Un souffle de liberté et de musique bienvenu en ces temps tristounes.

 

Et sinon :

  • « Bande de filles » de Céline Sciamma : Marieme est en échec scolaire et vit en banlieue parisienne. Elle s’occupe de ses deux sœurs pendant que sa mère travaille. Son frère, violent, vit de petits trafics. Marieme veut sortir de ce rôle imposé et pour ce faire elle rallie un groupe de trois filles exubérantes et castagneuses. Céline Sciamma filme toujours l’adolescence, ce moment où tout se noue. Ici elle choisit des filles contraintes par leur milieu social à n’être que de faibles femmes, des futures épouses et mères de famille. Comment grandir dans un milieu aussi violent et fermé qu’une cité de banlieue ? L’énergie débordante et le naturel des quatre jeunes actrices fait plaisir à voir. Malheureusement le film s’étire en longueur. Il aurait gagné à laisser plus ouverte la destinée de Marieme.

 

  • « National Gallery » de Frederik Wiseman : Le documentariste nous entraine pendant plus de deux heures dans les coulisses du grand musée londonien. Aucun commentaire, aucune présentation du musée et de ce qui nous est présenté. Nous assistons à des visites guidées, des réunions de conservateurs, des restaurations de tableaux. Nous sommes au cœur de la vie du musée, de ses enjeux, de ses impératifs et de ses devoirs pédagogiques. C’est passionnant mais cela aurait gagné à être un peu plus court, certaines scènes sont un peu répétitives.

 

  • « Near death experience » de Benoit Delépine et Gustave Kervern : Paul (Michel Houllebecq), père de famille et alcoolo notoire, se lève un matin avec la ferme intention de se suicider. Il enfourche son vélo, abandonne femme et enfants direction la Montagne Ste Victoire où les précipices ne manquent pas. Le dernier film de Kervern et Delépine est un sommet d’humour noir et de décalage. Michel Houllebecq est quasiment seul durant tout le film. Il soliloque, marmonne quelques pensées essentielles. L’écrivain offre à Paul son corps usé, fatigué, incarnant visuellement la dépression. Par moments réjouissant, à d’autres un peu long, « Near death experience » n’est pas le meilleur film du duo grolandais mais la prestation de Michel Houllebecq vaut le détour.

Bilan plan Orsec et film de septembre / Fin du mois américain et nouveau challenge

IMG_0877.JPG

Voilà un mois de septembre bien pauvre en lecture, j’ai été quelque peu perturbée par la rentrée et j’ai pas encore trouvé mon rythme de croisière. J’ai quand même réussi à tenir mon engagement du Plan Orsec de George et Miss Bouquinaix !

En revanche, le cinéma est toujours mon ami !

Mes coups de cœur :

Hippocrate-Affiche-2-France

Benjamin (Vincent Lacoste) commence son internat dans l’hôpital parisien où travaille son père (Jacques Gamblin). Un peu trop sûr de lui, Benjamin va rapidement être confronté à la dure réalité des longues gardes, des malades et du manque de moyens. Thomas Lilti est lui-même médecin et il nous donne une vision très réaliste de la vie d’un hôpital aujourd’hui. Peut-être a-t-il voulu traiter trop de thèmes (la loi Leonetti, les médecins étrangers qui ont un statut d’interne, le manque de moyens…) mais c’est un film fort, sincère et très réussi. Vincent Lacoste et surtout Reda Kateb, qui joue un faisant fonction d’interne, sont formidables et attachants.

last days

Adaptation du roman de Joyce Maynard qui est plutôt fidèle. On retrouve le coeur du roman : Adele (Kate Winslet) et son fils (Gattlin Griffith) se retrouvent « prise en otage » par Frank (Josh Brolin) un ancien détenu qui vient de s’évader. Deux choses m’ont gênée : le début diffère du roman, Franck est plus menaçant que chez Joyce Maynard et c’est son histoire qui est le fils rouge et non celle d’Adele. Mais je chipote car c’est un bon film avec un excellent casting avec une mention spéciale au jeune Gattlin Griffith.

Et sinon:

  • « Trois cœurs » de Benoît Jacquot : Marc (Benoit Poelvoorde) est inspecteur des impôts. Lors d’un de ses déplacements en province, il croise Sylvie (Charlotte Gainsbourg). Ils passent la soirée ensemble, tombent follement amoureux et se donnent rendez-vous la semaine suivante  à Paris au jardin des Tuileries. Mais Marc ne pourra être au rendez-vous et ne retrouvera pas sa belle. Malencontreux hasard, il rencontre sa sœur (Chiara Mastroianni) et l’épouse. Outre le brillant casting (mais pourquoi le cinéma français ne donne-t-il pas plus de rôle à Chiara Mastroianni ?), la force du film est l’imminence de la tragédie. Elle plane, elle étreint le spectateur qui guette le moment où tout bascule. Benoit Jacquot ne laisse aucune chance à ses personnages qui forcément vont se détruire à cause de l’amour puissant qui les lie. Un beau mélo classique.
  • « Gemma Bovery » de Anne Fontaine : Le roman graphique de Posy Simmonds passe sur grand écran à l’instar de « Tamara Drewe », déjà avec la ravissante Gemma Arterton. En face de la maison de Martin (Fabrice Luchini), boulanger d’un village normand, s’installe un couple dont le nom le fait rêver : Charles et Gemma Bovery. Dès lors, Martin va vouloir protéger Gemma de sa destinée qu’il imagine semblable à celle de l’héroïne de Flaubert. La satire de Posy Simmonds perd certes de sa force, le trait est souvent trop lourd et peu subtil mais j’ai pris plaisir à voir ce film léger et frais.
  • « Brèves de comptoir » de Jean-Michel Ribes : Le film de Jean-Michel Ribes est fait du recueil de brèves de comptoir de JM Gouriau qui avait déjà donné lieu à une pièce de théâtre. Dans un bistrot de quartier défile toute une cohorte d’habitués : le boucher, le politicien, le peintre, les taxis, l’employé de pompes-funèbres… L’exercice était périlleux et malgré un casting haut de gamme, je suis ressortie avec la sensation d’avoir assisté à un empilement de bons mots et pas à un film.

IMG_0839 (2)

Le mois américain s’est achevé et je tenais à remercier tous les participants pour leurs très nombreux billets. Encore une fois, le festival America fut une véritable réussite et j’ai pris beaucoup de plaisir à écouter les auteurs présents. Vivement 2016 ! Mais il est fort possible que je n’attende pas cette date pour vous faire voyager au-delà de l’Atlantique !

En attendant le retour du mois américain, je vous propose d’aller au cinéma avec François Truffaut ! J’en avais eu l’idée cet été avant de découvrir que la cinémathèque lui rendait hommage à partir du 8 octobre.  En plus de revoir ses films et ses courts-métrages, nous pourrons donc profiter de cette exposition. Je n’ai pas encore eu le temps de faire mon logo mais ça ne saurait tarder ! J’espère que vous serez nombreux à visionner avec moi l’œuvre de cet immense cinéaste.

-francois-truffaut_xl

Billet récapitulatif du mois américain 2014

IMG_0839 (2)

  • Le 1er :

-Adalana : « Le cœur est un chasseur solitaire » de Carson McCullers

-Belette : « Branle-bas au 87 » de Ed McBain

-Claudia Lucia : « Les filles de l’ouragan » de Joyce Maynard

-Coccinelle : « L’épreuve-1 Le labyrinthe » de James Dasher

-Denis : « Long week-end » de Joyce Maynard

-Laure : « Les filles de l’ouragan » de Joyce Maynard

-Marjorie : « Long week-end » de Joyce Maynard et « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » d’Harper Lee

-Miss Léo : « Le garçon d’à côté » de Katrina Kittle

-Syl : « M. Pénombre, libraire ouvert jour et nuit » de Robin Sloan

-Sylire : « Et devant moi le monde » & « L’homme de la montagne » de Joyce Maynard

-Titine : « Long week-end » de Joyce Maynard

-Val : « L’homme de la montagne » de Joyce Maynard

 

  • Le 2 :

-Adalana : « La vie devant ses yeux » de Laura Kasischke

-Belette : « La malédiction du gitan » de Harry Crews

-Eva : « Le diable,  tout le temps » de Donald Ray Pollock

-Natiora : « Face au mal » de Bill Loehfelm

-Trillian : « Huckleberry Finn » de Mark Twain

-Val : « Le fils » de Philipp Meyer

 

  • Le 3 :

-A propos des livres : « Le monde de Charlie » de Stephen Chbosky

-Adalana : « Z : le roman de Zelda » de Therese Anne Fowler

-Belette : « Elementary » saison 1

-Delphine :« Le fils » de Philip Meyer

-Laure :  » Retour à Little Wing » de Nickolas Butler

-Lou : « Harold et Maud » film et roman

-Miss Léo : « Courtney Crumrin » t1 à t3 de Ted Naifeh

-Val : « The twelves tribes of Hattie » d’Ayana Mathis

 

  • Le 4 :

-Adalana : « Souvenir de l’amour/Chrysis » de Jim Fergus

-Belette : « Les rivaux de Painful Gulch » de Morris et Goscinny

-Claudia Lucia : « Dernier jour sur terre » de David Vann

-Eva : « Désolations » de David Vann

-Val : « The writing of fiction » d’Edith Wharton

-Vio : « Tristesse de la terre » de Éric Vuillard

 

  • Le 5 :

-A propos de livres : « Son of a gun » de Justin St Germain

-Adalana : « Les ailes de l’ange » de Jenny Wingfield

-Belette : « Le 20ème de cavalerie » de Morris et Goscinny ; « Deadwood » saison 1

-Bianca : « Les héritières de Rome » de Kate Quinn

-Eva : « Captive » de Margaret Atwood

-Kowalski : « Virgin suicide » de Jeffrey Eugenides

-Mrs Figg : « Flight » de Sherman Alexie

-Natiora : « La grâce des brigands » de Véronique Ovaldé

-Titine : « MaddAddam » de Margaret Atwood

 

  • Le 6 :

-Belette : « Yellow birds » de Kevin Powers

-Elela : « L’arbre à bouteilles » de Joe R. Lansdale

-Enna : « Maine » de J. Courtney Sullivan

-Eva : « Captive » de Margaret Atwood

-Lili : « Le chat qui lisait à l’envers » de Lilian Jackson Braun

-Lou : « Le mystérieux Mr Kidder » de Joyce Carol Oates

-Val : « Une veuve de papier » de John Irving

 

  • Le 7 :

-Belette : « Criminal minds »

-Cryssilda : « Park avenue » de Cristina Alger

-Galéa : « Absences » de Alice LaPlante

-Laure : « Goat mountain » de David Vann

-Miss Léo : « Les derniers jours du paradis » de Robert Charles Wilson

-Vio : « Lune sanglante » de James Ellroy

 

  • Le 8 :

-Adalana : « Confessions d’un gang de fille » de Joyce Carol Oates

-Belette : « Durango » tome 1 de Yves Swolfs

-Laure : « Le chardonneret » de Donna Tartt

-Mrs Figg : « La fille du fossoyeur » de Joyce Carol Oates

-Val : « Rien n’est trop beau » de Rona Jaffe

 

  • Le 9 :

-Adalana : « B comme bière » de Tom Robbins

-Belette : « Durango »tome 2 de Yves Swolfs

-Delphine : « La maison d’à côté » de Lisa Gardner

-Laure : « Arrive un vagabond » de Robert Goolrick

-Marjorie : « La maison d’à côté » de Lisa Gardner

-Somaja : « Maine » de Courtney J Sullivan

 

  • Le 10 :

-Adalana : « Rien n’est trop beau » de Rona Jaffe

-Belette : « Durango » tome 3 de Yves Swolfs

-Delphine : « L’homme du verger » de Amanda Coplin

-Eva : « Indignation » de Philip Roth

-Titine : « La ballade de Gueule-Tranchée » de Glen Taylor

-Syl : « Journal intime » de Chuck Palahniuk

 

  • Le 11 :

-Adalana : « Les sortilèges du Cap Cod » de Richard Russo

-Belette : « Un pied au paradis » de Ron Rash

-Laure : « En ce lieu enchanté » de Rene Denfeld

-Lou : « La double mort de Linda » de Patricia MacDonald

-Syl : « HH Holmes , White City-tome II »

-Val : « Just an evil act » de Elizabeth George

 

  • Le 12 :

-Adalana : « Un été avec Louise » de Laura Moriarty

-Bianca :« La coupe d’or » de Belva Plain

-Eva : « The ritual bath » de Faye Kellerman

-Kowalski : « Rien n’est trop beau » de Rona Jaffe

-Natiora : « Sept pépins de grenade » de Jane Bradley

-Titine : « Texasville » de Larry McMurtry

-Val : « Middlesex » de Jeffrey Eugenides

 

  • Le 13 :

-A propos des livres : « De si jolies ruines » de Jess Walter

-Laure : « La légende de Loosewood Island » de Alexi Zentner

 

  • Le 14 :

-Adalana : « Chrysis » de Jim Fergus

-Belette : « Les guerriers du désespoir-tome 2 » de Hermann et Greg

-Lili : « Armageddon rag » de George RR Martin

-Lou : « La dame qui aimait les toilettes propres » de JP Donleavy

-Somaja : « Heather Mallander a disparu » de Robert Goddard

-Vio : « L’assassin qui est en moi » de Jim Thompson

 

  • Le 15 :

-Adalana : « A moi seul bien des personnages » de John Irving

-Eva : « Maine » de J. Courtney Sullivan

-Galéa : « Mailman » de J. Robert Lennon

-Laure : « L’homme de la montagne » de Joyce Maynard

 

  •  Le 16 :

-A propos des livres : « La couleur des sentiments » de Kathryn Stockett

-Adalana : « Le monde à l’endroit » de Ron Rash

-Belette : « Chevauchée avec le diable » de Daniel Woodrell

-Chroniques littéraires : « Le bleu de tes yeux » de Mary Higgins Clark

-Denis : « Les feuilles mortes » de Thomas H Cook

-Miss Léo : « Gone with the wind » de Margaret Mitchell

-Mrs Figg : « Homesman » de Glendon Swarthout

-Sylire : « Les apparences » de Gillian Flynn

-Val : « Le temps de l’innocence » d’Edith Wharton

 

  • Le 17 :

-A propos de livres : « L’heure indigo » de Kristin Harmel

-Belette : « Justice blanche, misère noire » de Donald Goines

-Lou : « The haunted bookshop » de Christopher Morley

-Louise : « Home » de Toni Morrison

-Rachel : « Les ailes de la nuit » de Robert Silverberg

-Titine : Bilan du Festival America

 

  • Le 18 :

-Adalana : « Ô nation sans peur » de Philip K Dick

-Belette : « Le ciel est rouge sur Laramie » de Hermann et Greg

-Eva : « Les règles du jeu » d’Amor Towles

-Laure : « Enon » de Paul Harding

-Natiora : « Le secret du bayou » de John Biguenet

-Trillian : « Le grand sommeil » de Raymond Chandler

-Val : Festival America

 

  • Le 19 :

-Belette : « Yucca ranch : Jijé (tome 2) » de Jerry Spring

-Bianca : « Une femme simple et honnête » de Robert Goolrick

-Lili : « Le bruit et la fureur » de William Faulkner

-Mrs Figg : « L’homme de la montagne » de Joyce Maynard

-Val : festival America

 

  • Le 20 :

-Belette : Le roman noir américain dans la mythique Série Noire des éditions Gallimard et « Le désert sans lumière » Comanche tome 5 de Hermann et Greg

-Enna : « Meurtres en bleu marine » de CJ Box et « Dans les bois » de Harlan Coben

-Eva : « Un ange meilleur » de Chris Adrian

-Laure : « Le nageur dans la mère secrète » de William Kotzwinkle

 

  • Le 21 :

-Belette : « Furie rebelle » Comanche tome 6 de Hermann et Greg

-Denis : « Redburn ou sa première croisade » d’Herman Melville

-Lou : « La cuisinière » de Mary Beth Keane

-Somaja : « Les douze tribus d’Hattie » de Ayana Mathis

-Vio : « Le couperet » de Donald Westlake

 

  • Le 22 :

-Adalana : « Maine » de J Courtney Sullivan

-Belette : « Le doigt du diable » Comanche tome 7 de Hermann et Greg

-Delphine : « Dans le grand cercle du monde «  de Joseph Boyden

-Val : « Les chemins parcourus » d’Edith Wharton

 

  • Le 23 :

-Belette : « Les shériffs » Comanche tome 8 de Hermann et Greg

-Galéa : « Certains n’avaient jamais vu la mer » de Julie Otsuka

-Jostein : « Un monde flamboyant » de Siri Hustvedt

-Lamousmé : Il était une fois dans l’ouest

-Laure : « Une constellation de phénomènes  vitaux » de Anthony Marra

-Miss Léo : « Wilderness » de Lance Weller

-Val : « Oxygen » de Carol Cassella

-Vio : « Goat mountain » de David Vann

 

  • Le 24 :

-Adalana : « Wonder » de RJ Palacio

-Belette : « Le monde à l’endroit » de Ron Rash

-Eva : « Karoo » de Steve Tesich

-Mrs Figg : « Mille femmes blanches » de Jim Fergus

-Titine : « La colline aux cyprès » de Louis Bromfield

-Trillian : « Long week-end » de Joyce Maynard

-Val : « Un monde flamboyant » de Siri Hustvedt

 

  • Le 25 :

-Belette : « Et le diable hurla de joie » Comanche-tome 9 de Hermann et Gregg

-Laure : « Dernier jour sur terre » de David Vann

-Marjorie : « Tendre est la nuit » de FS Fitzgerald

-Tiphanie : « The help » de Kathryn Stockett

-Val : « A feast of words the triumph » de Edith Wharton

 

  • Le 26 :

-Belette : « Le corps d’Algernon Brown » Comanche-tome 10 de Hermann et Gregg

-Eva : « Le fils » de Philip Meyer

-Titine : « Une putain de catastrophe » de David Carkeet

-Touloulou : Albums pour la jeunesse

 

  • Le 27 :

-Adalana : « La vie financière des poètes » de Jess Walter

-Belette : « Dans le grand cercle du monde «  de Joseph Boyden ; « Fort Navajo » Blueberry tome 1

-Enna : « The perks of being a wallflower » de Stephen Chbosky

 

  • Le 28 :

-Belette : « Tonnerre de l’ouest » Blueberry tome 2

-Marjorie : « La chute des princes » de Robert Goolrick

-Somaja : « Le chardonneret » de Donna Tartt

-Syl : Hamburger, hot dog , scones et strange salad

-Vio : « Deep winter » de Samuel W Gailey

 

  • Le 29 :

-Adalana : » Les saisons et les jours » de Caroline Miller

-Belette : « L’aigle solitaire » Blueberry tome 3

-Laure : « Prières pour celles qui furent volées » de Jennifer Clément

-Trillian : « Maud-Evelyn » de Henry James

 

  • Le 30 :

-Belette : The big bang theory

-Cryssilda : « Dirt » de David Vann

-Enna : « Rêves de garçon » de Laura Kasischke

-Eva : « L’homme de la montagne » de Joyce Maynard

-Jostein : Bilan du mois américain

-Miss Léo : « Le voyage d’Anna Blume »  de Paul Auster

 

 

Bilan Plan Orsec et films d’août/Challenge I love you/Mois américain

Enfin une baisse de PAL significative grâce à un mois d’août morose et tristoune (on se console comme on peut!) ! Neuf livres au compteur pour ce mois mais pas de livre prêté, je ne respecte pas tout à fait mon programme du Plan Orsec de mes copines George et Miss Bouquinaix.

aout

Et un beau mois d’août cinématographique :

Mes coups de cœur :

affiche-les-combattants_46b2a15f916d818428de957bba84f5e2

Voilà un premier film très original et très réussi. Madeleine (Adèle Haenel) se prépare à la fin du monde qui se rapproche à grands pas. Elle nage avec des briques dans son sac à dos, se fait un jus de maquereau cru et se bat contre les garçons. Arnaud (Kevin Azaïs), un jeune menuisier, tombe sous le charme de cette jeune femme rugueuse. Il va jusqu’à s’inscrire au stage de survie de l’armée de terre pour rester avec elle. Le film va nous montrer le rapprochement de ces deux jeunes gens que tout oppose. Une surprenante histoire d’amour, atypique avec deux formidables acteurs.

affiche-baby-balloon_580146a7853c9acb834b018058c58f19

Bici travaille dans une boîte de photocopies le jour et est chanteuse la nuit. Son groupe, Bici and the bitches, est bien apprécié dans les boîtes liégeoises. Bici écrit les textes et est entourée de trois garçons dont Vince son ami d’enfance dont elle est amoureuse. Le contraire n’est malheureusement pas réciproque. Bici se consume d’amour et de rage contre l’ennui, la grisaille de sa vie dans une banlieue pauvre. Bici est le croisement parfaitement réussi entre Beth Ditto et Rosetta. Ambre Grouwels, qui l’interprète, est exceptionnelle de naturel et d’énergie (et elle assure au niveau vocal !). Le réalisateur Stefan Liberski, aurait pu faire un portrait larmoyant de Bici, mais nous sommes en Belgique et l’humour est omniprésent. Un petit film très, très réussi.

Et sinon :

  • « Le beau monde » de Julie Lopes Curval : Alice (Ana Girardot) est une jeune normande timide et rêveuse. Elle souhaite intégrer une école d’arts à Paris pour développer ses talents de brodeuse. C’est là-bas qu’elle fait la connaissance d’Antoine (Stéphane Bissot), un jeune bourgeois qui cherche à devenir photographe. Sur un thème proche de « Pas son genre » de Lucas Belvaux, Julie Lopes Curval nous donne à voir une jeune femme infiniment délicate, pleine de retenue qui s’ouvre peu à peu à la vie. Le jeu d’Ana Girardot est remarquable.
  • « The double » de Richard Ayoade :  Le film est tiré du roman de F. Dostoïevski. Simon, un bureaucrate timoré, voit apparaître son double parfait. Mais ce dernier est son opposé au niveau du caractère. Il prend petit à petit la place de Simon en réussissant mieux et en séduisant la fille qui lui plaît. L’univers du film est proche de celui de « Brazil » et la performance de Jesse Eisenberg est bluffante. Quelques longueurs gâchent un peu l’ensemble.
  • « Party girl » de Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Théis : Angélique est une entraîneuse d’âge mûr à Forbach. Un de ses anciens clients, Michel, lui propose de l’épouser et de changer de vie. Angélique accepte de partager sa vie mais va-t-elle supporter le train-train du quotidien. Ce film est quasiment un documentaire puisque Angélique Litzenburger joue son propre rôle ainsi que ses enfants. « Party girl » est un grand mélo où l’émotion affleure sans cesse. Le personnage d’Angélique est fort, violent et saisissant.

image

Ce bilan du mois d’août est l’occasion pour ma chère Maggie et moi-même de clôturer le challenge « I love London ». Je tiens à remercier les nombreux participants et à m’excuser auprès de Belette que je prive d’un moyen de me harceler ! J’espère d’ailleurs n’avoir oublié aucun de vos liens, n’hésitez pas à me le signaler si c’est le cas.

Mais je ne pouvais pas démarrer la rentrée sans un nouvel objectif et je vous propose donc de passer septembre aux États-Unis afin d’accompagner le formidable Festival America de Vincennes (vous pouvez déjà consulter le programme ici).  Je vous retrouve donc lundi avec la Lecture Commune du blogoclub consacré à Joyce Maynard.

IMG_0839 (2)

affiche14-avec-orange

 

Bilan plan Orsec et films de juillet

Après un bon mois de juin, je n’atteins de nouveau pas totalement mon objectif ce mois-ci, la faute à une semaine dublinoise…boire ou lire il faut choisir ! Pas de livre prêté ce mois-ci, il faudra que je me rattrape plus tard.

IMG_0840 (2)

Pour le bilan cinématographique, j’ai en revanche fait le plein :

Mes coups de coeur :

264926

Après « Le vent se lève », Ken Loach retrouve l’Irlande, cette fois-ci en 1932, après la guerre civile et l’Indépendance. Jimmy Gralton est de retour au pays après dix ans d’exil en Amérique. La raison de son exil est un dancing/maison de la culture. poussé par ses amis, Jimmy ne tarde pas à rouvrir le lieu. Coincé entre l’Église Catholique et l’IRA, Jimmy va de nouveau rencontrer des problèmes. Ce film, qui sera peut-être le dernier du réalisateur, est plein de charme et de tendresse. On y retrouve avec bonheur tout l’humanisme du réalisateur notamment envers les classes populaires qui se débattent pour améliorer leur quotidien. Barry Ward, qui interprète Jimmy, a beaucoup de prestance et de charisme. « Jimmy’s hall » n’est pas le meilleur Ken Loach mais s’il s’agit du dernier, il clôt sa carrière avec honneur  et entrain.

a_la_recherche_de_vivian_maier

En 2007 à Chicago, un chineur tombe sur un lot de négatifs. En regardant plus en détail les photos, il se rend compte de leur grande qualité. Dès lors, il va chercher à en savoir plus sur l’auteur des clichés, une certaine Vivian Maier. Ce documentaire raconte cette enquête et nous entraîne dans les pas de cette drôle de femme qui a accumulé les photos (et les journaux, son logement était un véritable capharnaüm). Complexe, changeante, Vivian Maier (1926-2009) ne sortait jamais sans son Rolleiflex et ses superbes clichés l’inscrivent dans l’histoire mondiale de la photographie.

Blue-Ruin-Poster

Dwight vit dans sa voiture rouillée, il vagabonde solitaire jusqu’à ce qu’un flic l’amène au poste. C’est là qu’il apprend que l’assassin de ses parents vient d’être libéré. Dwight se métamorphose et décide de se faire vengeance. Si vous avez aimé « Blood simple » ou « Fargo », vous retrouverez l’atmosphère sombre des frères Coen dans ce film. Mais aussi leur humour noir car le pauvre Dwight (formidable Macon Blair) n’a rien d’un meurtrier. C’est un type ordinaire, maladroit, timide qui se lance à la poursuite d’une famille de truands. Un loser sublime qui se transcende parce qu’il n’a pas d’autres choix. Ce film aurait mérité que l’on en parle beaucoup plus.

Et sinon :

  • « Je voyage seule » de Maria Sole Tognazzi : Irene (Margherita Boy) passe sa vie dans des palaces, pas pour le plaisir mais pour son travail. Elle inspecte les moindres détails pour en faire des compte-rendus. Elle adore son travail même si celui-ci l’empêche d’avoir une véritable vie de famille. Un très joli film sur l’indépendance, sur une femme épanouie en dehors des conventions sociales.
  • « Maestro » de Léa Fazer : Ce film est l’histoire véritable de la rencontre entre Eric Rohmer et Jocelyn Quivrin pour « Les amours d’Astrée et Céladon ». Une ouverture à la beauté de la langue et à la poésie pour un jeune homme (interprété par le charmant Pio Marmai) plus intéressé par « Fast and furious ». Amusant et tendre.
  • « Le conte de la princesse Kaguya » de Isao Takahata : L’histoire de la princesse Kaguya est un classique de la tradition orale japonaise. Un paysan trouve un minuscule bébé dans ses bambous. Celui-ci grandit vitesse grand V pour devenir une délicieuse jeune femme. Son père adoptif veut en faire une princesse alors que celle-ci ne rêve que de nature. Esthétiquement très réussi (entièrement réalisé avec des aquarelles), le film aurait gagné à être un peu plus court (137 mn) car je me suis lassée des péripéties de la jolie princesse.
  • « Black coal » de Diao Yi’nan : En 1999, l’inspecteur Zhang enquête sur la cadavre d’un homme retrouvé en morceaux dans une carrière minière. Après avoir été gravement blessé, Zhang doit lâcher l’affaire. Des années plus tard, il y pense encore et encore. Un policier noir, très noir, qui aurait du me réconcilier avec le cinéma chinois mais c’est encore raté. Trop d’ellipses, trop de détours dans l’intrigue m’ont perdue. Dommage, l’ambiance était glauque à souhait !

Je profite de ce billet bilan pour vous annoncer le retour de mon mois américain en septembre. Celui-ci fera suite au challenge américain lancé cette année par ma copine Noctembule. N’hésitez pas à lancer des lectures communes et soyez nombreux à traverser l’Atlantique avec moi !

IMG_0839 (2)