Après un bon mois de juin, je n’atteins de nouveau pas totalement mon objectif ce mois-ci, la faute à une semaine dublinoise…boire ou lire il faut choisir ! Pas de livre prêté ce mois-ci, il faudra que je me rattrape plus tard.
Pour le bilan cinématographique, j’ai en revanche fait le plein :
Mes coups de coeur :
Après « Le vent se lève », Ken Loach retrouve l’Irlande, cette fois-ci en 1932, après la guerre civile et l’Indépendance. Jimmy Gralton est de retour au pays après dix ans d’exil en Amérique. La raison de son exil est un dancing/maison de la culture. poussé par ses amis, Jimmy ne tarde pas à rouvrir le lieu. Coincé entre l’Église Catholique et l’IRA, Jimmy va de nouveau rencontrer des problèmes. Ce film, qui sera peut-être le dernier du réalisateur, est plein de charme et de tendresse. On y retrouve avec bonheur tout l’humanisme du réalisateur notamment envers les classes populaires qui se débattent pour améliorer leur quotidien. Barry Ward, qui interprète Jimmy, a beaucoup de prestance et de charisme. « Jimmy’s hall » n’est pas le meilleur Ken Loach mais s’il s’agit du dernier, il clôt sa carrière avec honneur et entrain.
En 2007 à Chicago, un chineur tombe sur un lot de négatifs. En regardant plus en détail les photos, il se rend compte de leur grande qualité. Dès lors, il va chercher à en savoir plus sur l’auteur des clichés, une certaine Vivian Maier. Ce documentaire raconte cette enquête et nous entraîne dans les pas de cette drôle de femme qui a accumulé les photos (et les journaux, son logement était un véritable capharnaüm). Complexe, changeante, Vivian Maier (1926-2009) ne sortait jamais sans son Rolleiflex et ses superbes clichés l’inscrivent dans l’histoire mondiale de la photographie.
Dwight vit dans sa voiture rouillée, il vagabonde solitaire jusqu’à ce qu’un flic l’amène au poste. C’est là qu’il apprend que l’assassin de ses parents vient d’être libéré. Dwight se métamorphose et décide de se faire vengeance. Si vous avez aimé « Blood simple » ou « Fargo », vous retrouverez l’atmosphère sombre des frères Coen dans ce film. Mais aussi leur humour noir car le pauvre Dwight (formidable Macon Blair) n’a rien d’un meurtrier. C’est un type ordinaire, maladroit, timide qui se lance à la poursuite d’une famille de truands. Un loser sublime qui se transcende parce qu’il n’a pas d’autres choix. Ce film aurait mérité que l’on en parle beaucoup plus.
Et sinon :
- « Je voyage seule » de Maria Sole Tognazzi : Irene (Margherita Boy) passe sa vie dans des palaces, pas pour le plaisir mais pour son travail. Elle inspecte les moindres détails pour en faire des compte-rendus. Elle adore son travail même si celui-ci l’empêche d’avoir une véritable vie de famille. Un très joli film sur l’indépendance, sur une femme épanouie en dehors des conventions sociales.
- « Maestro » de Léa Fazer : Ce film est l’histoire véritable de la rencontre entre Eric Rohmer et Jocelyn Quivrin pour « Les amours d’Astrée et Céladon ». Une ouverture à la beauté de la langue et à la poésie pour un jeune homme (interprété par le charmant Pio Marmai) plus intéressé par « Fast and furious ». Amusant et tendre.
- « Le conte de la princesse Kaguya » de Isao Takahata : L’histoire de la princesse Kaguya est un classique de la tradition orale japonaise. Un paysan trouve un minuscule bébé dans ses bambous. Celui-ci grandit vitesse grand V pour devenir une délicieuse jeune femme. Son père adoptif veut en faire une princesse alors que celle-ci ne rêve que de nature. Esthétiquement très réussi (entièrement réalisé avec des aquarelles), le film aurait gagné à être un peu plus court (137 mn) car je me suis lassée des péripéties de la jolie princesse.
- « Black coal » de Diao Yi’nan : En 1999, l’inspecteur Zhang enquête sur la cadavre d’un homme retrouvé en morceaux dans une carrière minière. Après avoir été gravement blessé, Zhang doit lâcher l’affaire. Des années plus tard, il y pense encore et encore. Un policier noir, très noir, qui aurait du me réconcilier avec le cinéma chinois mais c’est encore raté. Trop d’ellipses, trop de détours dans l’intrigue m’ont perdue. Dommage, l’ambiance était glauque à souhait !
Je profite de ce billet bilan pour vous annoncer le retour de mon mois américain en septembre. Celui-ci fera suite au challenge américain lancé cette année par ma copine Noctembule. N’hésitez pas à lancer des lectures communes et soyez nombreux à traverser l’Atlantique avec moi !




































Le challenge de l’année : 17 livres lus pour deux obligatoires !!










