Bilan plan Orsec et films d’octobre

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La réalité est parfois difficile à affronter mais il faut savoir être honnête avec soi- même. Mon bilan plan Orsec en octobre est aussi bon que le bilan carbone du périph parisien un dimanche soir de retour de vacances. Un seul des six livres lus faisait partie de ma PAL. Autant vous dire qu’il va falloir que je me remue avant la fin de l’année pour réussir à régler le problème épineux (insoluble ?) de ma PAL !

Passons aux films du mois :

Mes coups de cœur :

YSL

Voici le deuxième biopic consacré à Yves Saint Laurent en moins d’un an. Je vous épargnerai les comparaisons puisque je n’ai pas vu le premier. Celui-ci est consacré aux années 1967-1976. Les années où l’entreprise YSL arrive à son apogée. Le travail du couturier est alors salué dans le monde entier. Paradoxalement, ce sont des années noires pour Yves Saint Laurent (Gaspard Ulliel). Trop de pression l’entraîne vers toujours plus d’excès, de drogue et de sexe (avec le magnétique Jacques de Basher (Louis Garrel) qui était également l’amant de Karl Lagarfeld). Saint Laurent est avant tout un artiste, un esthète que le commerce enfonce dans la dépression. Le film de Betrand Bonello est tout en va-et-vient entre l’enfance, la vieillesse et l’instant présent. Une construction subtile et très proustienne dont YSL était un fervent admirateur. Gaspard Ulliel est saisissant de justesse. Bertrand Bonello reconstitue formidablement bien une époque, une atmosphère (la musique y joue un rôle essentiel). Son film est intelligent, extrêmement bien construit et rend un vibrant hommage à un homme sensible et complexe.

magic

 Dans les années 20, le célèbre magicien Wei Ling Soo (Colin Firth) est mis à contribution pour démasquer une médium (Emma Stone). Cette dernière s’est installée dans une riche famille américaine du Sud de la France. Le magicien, de son vrai nom Stanley Crawford, tombe peu à peu sous le charme de la jeune femme. Le dernier film de Woody Allen est un véritable délice. Colin Firth incarne un personnage proche de celui de Mr Darcy dans la célèbre série BBC. Il est cynique, arrogant, snob et fait une déplorable demande en mariage. Emma Stone joue de son joli minois et de son charme pour adoucir le pessimiste patenté. Notre cher Woody réalise un film plein d’espoir, de lumière et d’esprit.

 

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Geronimo, c’est le surnom de l’éducatrice (Céline Sallette) qui tente de faire son métier dans un quartier difficile du sud de la France. Lorsque le film s’ouvre, Nil, une jeune femme turque s’enfuit de son mariage arrangé. Elle part retrouver Lucky, son amoureux gitan. La guerre est déclarée entre les deux familles. Tony Gatlif nous offre sa vision de Romeo et Juliette et il s’approche de « West Side Story » par des scènes de combats chorégraphiés et mis en musique. Comme tous les films du réalisateur, c’est foutraque mais tellement vivant et énergique. Céline Sallette fait merveille, elle incarne avec force Geronimo. Un souffle de liberté et de musique bienvenu en ces temps tristounes.

 

Et sinon :

  • « Bande de filles » de Céline Sciamma : Marieme est en échec scolaire et vit en banlieue parisienne. Elle s’occupe de ses deux sœurs pendant que sa mère travaille. Son frère, violent, vit de petits trafics. Marieme veut sortir de ce rôle imposé et pour ce faire elle rallie un groupe de trois filles exubérantes et castagneuses. Céline Sciamma filme toujours l’adolescence, ce moment où tout se noue. Ici elle choisit des filles contraintes par leur milieu social à n’être que de faibles femmes, des futures épouses et mères de famille. Comment grandir dans un milieu aussi violent et fermé qu’une cité de banlieue ? L’énergie débordante et le naturel des quatre jeunes actrices fait plaisir à voir. Malheureusement le film s’étire en longueur. Il aurait gagné à laisser plus ouverte la destinée de Marieme.

 

  • « National Gallery » de Frederik Wiseman : Le documentariste nous entraine pendant plus de deux heures dans les coulisses du grand musée londonien. Aucun commentaire, aucune présentation du musée et de ce qui nous est présenté. Nous assistons à des visites guidées, des réunions de conservateurs, des restaurations de tableaux. Nous sommes au cœur de la vie du musée, de ses enjeux, de ses impératifs et de ses devoirs pédagogiques. C’est passionnant mais cela aurait gagné à être un peu plus court, certaines scènes sont un peu répétitives.

 

  • « Near death experience » de Benoit Delépine et Gustave Kervern : Paul (Michel Houllebecq), père de famille et alcoolo notoire, se lève un matin avec la ferme intention de se suicider. Il enfourche son vélo, abandonne femme et enfants direction la Montagne Ste Victoire où les précipices ne manquent pas. Le dernier film de Kervern et Delépine est un sommet d’humour noir et de décalage. Michel Houllebecq est quasiment seul durant tout le film. Il soliloque, marmonne quelques pensées essentielles. L’écrivain offre à Paul son corps usé, fatigué, incarnant visuellement la dépression. Par moments réjouissant, à d’autres un peu long, « Near death experience » n’est pas le meilleur film du duo grolandais mais la prestation de Michel Houllebecq vaut le détour.

Bilan plan Orsec et film de septembre / Fin du mois américain et nouveau challenge

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Voilà un mois de septembre bien pauvre en lecture, j’ai été quelque peu perturbée par la rentrée et j’ai pas encore trouvé mon rythme de croisière. J’ai quand même réussi à tenir mon engagement du Plan Orsec de George et Miss Bouquinaix !

En revanche, le cinéma est toujours mon ami !

Mes coups de cœur :

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Benjamin (Vincent Lacoste) commence son internat dans l’hôpital parisien où travaille son père (Jacques Gamblin). Un peu trop sûr de lui, Benjamin va rapidement être confronté à la dure réalité des longues gardes, des malades et du manque de moyens. Thomas Lilti est lui-même médecin et il nous donne une vision très réaliste de la vie d’un hôpital aujourd’hui. Peut-être a-t-il voulu traiter trop de thèmes (la loi Leonetti, les médecins étrangers qui ont un statut d’interne, le manque de moyens…) mais c’est un film fort, sincère et très réussi. Vincent Lacoste et surtout Reda Kateb, qui joue un faisant fonction d’interne, sont formidables et attachants.

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Adaptation du roman de Joyce Maynard qui est plutôt fidèle. On retrouve le coeur du roman : Adele (Kate Winslet) et son fils (Gattlin Griffith) se retrouvent « prise en otage » par Frank (Josh Brolin) un ancien détenu qui vient de s’évader. Deux choses m’ont gênée : le début diffère du roman, Franck est plus menaçant que chez Joyce Maynard et c’est son histoire qui est le fils rouge et non celle d’Adele. Mais je chipote car c’est un bon film avec un excellent casting avec une mention spéciale au jeune Gattlin Griffith.

Et sinon:

  • « Trois cœurs » de Benoît Jacquot : Marc (Benoit Poelvoorde) est inspecteur des impôts. Lors d’un de ses déplacements en province, il croise Sylvie (Charlotte Gainsbourg). Ils passent la soirée ensemble, tombent follement amoureux et se donnent rendez-vous la semaine suivante  à Paris au jardin des Tuileries. Mais Marc ne pourra être au rendez-vous et ne retrouvera pas sa belle. Malencontreux hasard, il rencontre sa sœur (Chiara Mastroianni) et l’épouse. Outre le brillant casting (mais pourquoi le cinéma français ne donne-t-il pas plus de rôle à Chiara Mastroianni ?), la force du film est l’imminence de la tragédie. Elle plane, elle étreint le spectateur qui guette le moment où tout bascule. Benoit Jacquot ne laisse aucune chance à ses personnages qui forcément vont se détruire à cause de l’amour puissant qui les lie. Un beau mélo classique.
  • « Gemma Bovery » de Anne Fontaine : Le roman graphique de Posy Simmonds passe sur grand écran à l’instar de « Tamara Drewe », déjà avec la ravissante Gemma Arterton. En face de la maison de Martin (Fabrice Luchini), boulanger d’un village normand, s’installe un couple dont le nom le fait rêver : Charles et Gemma Bovery. Dès lors, Martin va vouloir protéger Gemma de sa destinée qu’il imagine semblable à celle de l’héroïne de Flaubert. La satire de Posy Simmonds perd certes de sa force, le trait est souvent trop lourd et peu subtil mais j’ai pris plaisir à voir ce film léger et frais.
  • « Brèves de comptoir » de Jean-Michel Ribes : Le film de Jean-Michel Ribes est fait du recueil de brèves de comptoir de JM Gouriau qui avait déjà donné lieu à une pièce de théâtre. Dans un bistrot de quartier défile toute une cohorte d’habitués : le boucher, le politicien, le peintre, les taxis, l’employé de pompes-funèbres… L’exercice était périlleux et malgré un casting haut de gamme, je suis ressortie avec la sensation d’avoir assisté à un empilement de bons mots et pas à un film.

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Le mois américain s’est achevé et je tenais à remercier tous les participants pour leurs très nombreux billets. Encore une fois, le festival America fut une véritable réussite et j’ai pris beaucoup de plaisir à écouter les auteurs présents. Vivement 2016 ! Mais il est fort possible que je n’attende pas cette date pour vous faire voyager au-delà de l’Atlantique !

En attendant le retour du mois américain, je vous propose d’aller au cinéma avec François Truffaut ! J’en avais eu l’idée cet été avant de découvrir que la cinémathèque lui rendait hommage à partir du 8 octobre.  En plus de revoir ses films et ses courts-métrages, nous pourrons donc profiter de cette exposition. Je n’ai pas encore eu le temps de faire mon logo mais ça ne saurait tarder ! J’espère que vous serez nombreux à visionner avec moi l’œuvre de cet immense cinéaste.

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Billet récapitulatif du mois américain 2014

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  • Le 1er :

-Adalana : « Le cœur est un chasseur solitaire » de Carson McCullers

-Belette : « Branle-bas au 87 » de Ed McBain

-Claudia Lucia : « Les filles de l’ouragan » de Joyce Maynard

-Coccinelle : « L’épreuve-1 Le labyrinthe » de James Dasher

-Denis : « Long week-end » de Joyce Maynard

-Laure : « Les filles de l’ouragan » de Joyce Maynard

-Marjorie : « Long week-end » de Joyce Maynard et « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » d’Harper Lee

-Miss Léo : « Le garçon d’à côté » de Katrina Kittle

-Syl : « M. Pénombre, libraire ouvert jour et nuit » de Robin Sloan

-Sylire : « Et devant moi le monde » & « L’homme de la montagne » de Joyce Maynard

-Titine : « Long week-end » de Joyce Maynard

-Val : « L’homme de la montagne » de Joyce Maynard

 

  • Le 2 :

-Adalana : « La vie devant ses yeux » de Laura Kasischke

-Belette : « La malédiction du gitan » de Harry Crews

-Eva : « Le diable,  tout le temps » de Donald Ray Pollock

-Natiora : « Face au mal » de Bill Loehfelm

-Trillian : « Huckleberry Finn » de Mark Twain

-Val : « Le fils » de Philipp Meyer

 

  • Le 3 :

-A propos des livres : « Le monde de Charlie » de Stephen Chbosky

-Adalana : « Z : le roman de Zelda » de Therese Anne Fowler

-Belette : « Elementary » saison 1

-Delphine :« Le fils » de Philip Meyer

-Laure :  » Retour à Little Wing » de Nickolas Butler

-Lou : « Harold et Maud » film et roman

-Miss Léo : « Courtney Crumrin » t1 à t3 de Ted Naifeh

-Val : « The twelves tribes of Hattie » d’Ayana Mathis

 

  • Le 4 :

-Adalana : « Souvenir de l’amour/Chrysis » de Jim Fergus

-Belette : « Les rivaux de Painful Gulch » de Morris et Goscinny

-Claudia Lucia : « Dernier jour sur terre » de David Vann

-Eva : « Désolations » de David Vann

-Val : « The writing of fiction » d’Edith Wharton

-Vio : « Tristesse de la terre » de Éric Vuillard

 

  • Le 5 :

-A propos de livres : « Son of a gun » de Justin St Germain

-Adalana : « Les ailes de l’ange » de Jenny Wingfield

-Belette : « Le 20ème de cavalerie » de Morris et Goscinny ; « Deadwood » saison 1

-Bianca : « Les héritières de Rome » de Kate Quinn

-Eva : « Captive » de Margaret Atwood

-Kowalski : « Virgin suicide » de Jeffrey Eugenides

-Mrs Figg : « Flight » de Sherman Alexie

-Natiora : « La grâce des brigands » de Véronique Ovaldé

-Titine : « MaddAddam » de Margaret Atwood

 

  • Le 6 :

-Belette : « Yellow birds » de Kevin Powers

-Elela : « L’arbre à bouteilles » de Joe R. Lansdale

-Enna : « Maine » de J. Courtney Sullivan

-Eva : « Captive » de Margaret Atwood

-Lili : « Le chat qui lisait à l’envers » de Lilian Jackson Braun

-Lou : « Le mystérieux Mr Kidder » de Joyce Carol Oates

-Val : « Une veuve de papier » de John Irving

 

  • Le 7 :

-Belette : « Criminal minds »

-Cryssilda : « Park avenue » de Cristina Alger

-Galéa : « Absences » de Alice LaPlante

-Laure : « Goat mountain » de David Vann

-Miss Léo : « Les derniers jours du paradis » de Robert Charles Wilson

-Vio : « Lune sanglante » de James Ellroy

 

  • Le 8 :

-Adalana : « Confessions d’un gang de fille » de Joyce Carol Oates

-Belette : « Durango » tome 1 de Yves Swolfs

-Laure : « Le chardonneret » de Donna Tartt

-Mrs Figg : « La fille du fossoyeur » de Joyce Carol Oates

-Val : « Rien n’est trop beau » de Rona Jaffe

 

  • Le 9 :

-Adalana : « B comme bière » de Tom Robbins

-Belette : « Durango »tome 2 de Yves Swolfs

-Delphine : « La maison d’à côté » de Lisa Gardner

-Laure : « Arrive un vagabond » de Robert Goolrick

-Marjorie : « La maison d’à côté » de Lisa Gardner

-Somaja : « Maine » de Courtney J Sullivan

 

  • Le 10 :

-Adalana : « Rien n’est trop beau » de Rona Jaffe

-Belette : « Durango » tome 3 de Yves Swolfs

-Delphine : « L’homme du verger » de Amanda Coplin

-Eva : « Indignation » de Philip Roth

-Titine : « La ballade de Gueule-Tranchée » de Glen Taylor

-Syl : « Journal intime » de Chuck Palahniuk

 

  • Le 11 :

-Adalana : « Les sortilèges du Cap Cod » de Richard Russo

-Belette : « Un pied au paradis » de Ron Rash

-Laure : « En ce lieu enchanté » de Rene Denfeld

-Lou : « La double mort de Linda » de Patricia MacDonald

-Syl : « HH Holmes , White City-tome II »

-Val : « Just an evil act » de Elizabeth George

 

  • Le 12 :

-Adalana : « Un été avec Louise » de Laura Moriarty

-Bianca :« La coupe d’or » de Belva Plain

-Eva : « The ritual bath » de Faye Kellerman

-Kowalski : « Rien n’est trop beau » de Rona Jaffe

-Natiora : « Sept pépins de grenade » de Jane Bradley

-Titine : « Texasville » de Larry McMurtry

-Val : « Middlesex » de Jeffrey Eugenides

 

  • Le 13 :

-A propos des livres : « De si jolies ruines » de Jess Walter

-Laure : « La légende de Loosewood Island » de Alexi Zentner

 

  • Le 14 :

-Adalana : « Chrysis » de Jim Fergus

-Belette : « Les guerriers du désespoir-tome 2 » de Hermann et Greg

-Lili : « Armageddon rag » de George RR Martin

-Lou : « La dame qui aimait les toilettes propres » de JP Donleavy

-Somaja : « Heather Mallander a disparu » de Robert Goddard

-Vio : « L’assassin qui est en moi » de Jim Thompson

 

  • Le 15 :

-Adalana : « A moi seul bien des personnages » de John Irving

-Eva : « Maine » de J. Courtney Sullivan

-Galéa : « Mailman » de J. Robert Lennon

-Laure : « L’homme de la montagne » de Joyce Maynard

 

  •  Le 16 :

-A propos des livres : « La couleur des sentiments » de Kathryn Stockett

-Adalana : « Le monde à l’endroit » de Ron Rash

-Belette : « Chevauchée avec le diable » de Daniel Woodrell

-Chroniques littéraires : « Le bleu de tes yeux » de Mary Higgins Clark

-Denis : « Les feuilles mortes » de Thomas H Cook

-Miss Léo : « Gone with the wind » de Margaret Mitchell

-Mrs Figg : « Homesman » de Glendon Swarthout

-Sylire : « Les apparences » de Gillian Flynn

-Val : « Le temps de l’innocence » d’Edith Wharton

 

  • Le 17 :

-A propos de livres : « L’heure indigo » de Kristin Harmel

-Belette : « Justice blanche, misère noire » de Donald Goines

-Lou : « The haunted bookshop » de Christopher Morley

-Louise : « Home » de Toni Morrison

-Rachel : « Les ailes de la nuit » de Robert Silverberg

-Titine : Bilan du Festival America

 

  • Le 18 :

-Adalana : « Ô nation sans peur » de Philip K Dick

-Belette : « Le ciel est rouge sur Laramie » de Hermann et Greg

-Eva : « Les règles du jeu » d’Amor Towles

-Laure : « Enon » de Paul Harding

-Natiora : « Le secret du bayou » de John Biguenet

-Trillian : « Le grand sommeil » de Raymond Chandler

-Val : Festival America

 

  • Le 19 :

-Belette : « Yucca ranch : Jijé (tome 2) » de Jerry Spring

-Bianca : « Une femme simple et honnête » de Robert Goolrick

-Lili : « Le bruit et la fureur » de William Faulkner

-Mrs Figg : « L’homme de la montagne » de Joyce Maynard

-Val : festival America

 

  • Le 20 :

-Belette : Le roman noir américain dans la mythique Série Noire des éditions Gallimard et « Le désert sans lumière » Comanche tome 5 de Hermann et Greg

-Enna : « Meurtres en bleu marine » de CJ Box et « Dans les bois » de Harlan Coben

-Eva : « Un ange meilleur » de Chris Adrian

-Laure : « Le nageur dans la mère secrète » de William Kotzwinkle

 

  • Le 21 :

-Belette : « Furie rebelle » Comanche tome 6 de Hermann et Greg

-Denis : « Redburn ou sa première croisade » d’Herman Melville

-Lou : « La cuisinière » de Mary Beth Keane

-Somaja : « Les douze tribus d’Hattie » de Ayana Mathis

-Vio : « Le couperet » de Donald Westlake

 

  • Le 22 :

-Adalana : « Maine » de J Courtney Sullivan

-Belette : « Le doigt du diable » Comanche tome 7 de Hermann et Greg

-Delphine : « Dans le grand cercle du monde «  de Joseph Boyden

-Val : « Les chemins parcourus » d’Edith Wharton

 

  • Le 23 :

-Belette : « Les shériffs » Comanche tome 8 de Hermann et Greg

-Galéa : « Certains n’avaient jamais vu la mer » de Julie Otsuka

-Jostein : « Un monde flamboyant » de Siri Hustvedt

-Lamousmé : Il était une fois dans l’ouest

-Laure : « Une constellation de phénomènes  vitaux » de Anthony Marra

-Miss Léo : « Wilderness » de Lance Weller

-Val : « Oxygen » de Carol Cassella

-Vio : « Goat mountain » de David Vann

 

  • Le 24 :

-Adalana : « Wonder » de RJ Palacio

-Belette : « Le monde à l’endroit » de Ron Rash

-Eva : « Karoo » de Steve Tesich

-Mrs Figg : « Mille femmes blanches » de Jim Fergus

-Titine : « La colline aux cyprès » de Louis Bromfield

-Trillian : « Long week-end » de Joyce Maynard

-Val : « Un monde flamboyant » de Siri Hustvedt

 

  • Le 25 :

-Belette : « Et le diable hurla de joie » Comanche-tome 9 de Hermann et Gregg

-Laure : « Dernier jour sur terre » de David Vann

-Marjorie : « Tendre est la nuit » de FS Fitzgerald

-Tiphanie : « The help » de Kathryn Stockett

-Val : « A feast of words the triumph » de Edith Wharton

 

  • Le 26 :

-Belette : « Le corps d’Algernon Brown » Comanche-tome 10 de Hermann et Gregg

-Eva : « Le fils » de Philip Meyer

-Titine : « Une putain de catastrophe » de David Carkeet

-Touloulou : Albums pour la jeunesse

 

  • Le 27 :

-Adalana : « La vie financière des poètes » de Jess Walter

-Belette : « Dans le grand cercle du monde «  de Joseph Boyden ; « Fort Navajo » Blueberry tome 1

-Enna : « The perks of being a wallflower » de Stephen Chbosky

 

  • Le 28 :

-Belette : « Tonnerre de l’ouest » Blueberry tome 2

-Marjorie : « La chute des princes » de Robert Goolrick

-Somaja : « Le chardonneret » de Donna Tartt

-Syl : Hamburger, hot dog , scones et strange salad

-Vio : « Deep winter » de Samuel W Gailey

 

  • Le 29 :

-Adalana : » Les saisons et les jours » de Caroline Miller

-Belette : « L’aigle solitaire » Blueberry tome 3

-Laure : « Prières pour celles qui furent volées » de Jennifer Clément

-Trillian : « Maud-Evelyn » de Henry James

 

  • Le 30 :

-Belette : The big bang theory

-Cryssilda : « Dirt » de David Vann

-Enna : « Rêves de garçon » de Laura Kasischke

-Eva : « L’homme de la montagne » de Joyce Maynard

-Jostein : Bilan du mois américain

-Miss Léo : « Le voyage d’Anna Blume »  de Paul Auster

 

 

Bilan Plan Orsec et films d’août/Challenge I love you/Mois américain

Enfin une baisse de PAL significative grâce à un mois d’août morose et tristoune (on se console comme on peut!) ! Neuf livres au compteur pour ce mois mais pas de livre prêté, je ne respecte pas tout à fait mon programme du Plan Orsec de mes copines George et Miss Bouquinaix.

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Et un beau mois d’août cinématographique :

Mes coups de cœur :

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Voilà un premier film très original et très réussi. Madeleine (Adèle Haenel) se prépare à la fin du monde qui se rapproche à grands pas. Elle nage avec des briques dans son sac à dos, se fait un jus de maquereau cru et se bat contre les garçons. Arnaud (Kevin Azaïs), un jeune menuisier, tombe sous le charme de cette jeune femme rugueuse. Il va jusqu’à s’inscrire au stage de survie de l’armée de terre pour rester avec elle. Le film va nous montrer le rapprochement de ces deux jeunes gens que tout oppose. Une surprenante histoire d’amour, atypique avec deux formidables acteurs.

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Bici travaille dans une boîte de photocopies le jour et est chanteuse la nuit. Son groupe, Bici and the bitches, est bien apprécié dans les boîtes liégeoises. Bici écrit les textes et est entourée de trois garçons dont Vince son ami d’enfance dont elle est amoureuse. Le contraire n’est malheureusement pas réciproque. Bici se consume d’amour et de rage contre l’ennui, la grisaille de sa vie dans une banlieue pauvre. Bici est le croisement parfaitement réussi entre Beth Ditto et Rosetta. Ambre Grouwels, qui l’interprète, est exceptionnelle de naturel et d’énergie (et elle assure au niveau vocal !). Le réalisateur Stefan Liberski, aurait pu faire un portrait larmoyant de Bici, mais nous sommes en Belgique et l’humour est omniprésent. Un petit film très, très réussi.

Et sinon :

  • « Le beau monde » de Julie Lopes Curval : Alice (Ana Girardot) est une jeune normande timide et rêveuse. Elle souhaite intégrer une école d’arts à Paris pour développer ses talents de brodeuse. C’est là-bas qu’elle fait la connaissance d’Antoine (Stéphane Bissot), un jeune bourgeois qui cherche à devenir photographe. Sur un thème proche de « Pas son genre » de Lucas Belvaux, Julie Lopes Curval nous donne à voir une jeune femme infiniment délicate, pleine de retenue qui s’ouvre peu à peu à la vie. Le jeu d’Ana Girardot est remarquable.
  • « The double » de Richard Ayoade :  Le film est tiré du roman de F. Dostoïevski. Simon, un bureaucrate timoré, voit apparaître son double parfait. Mais ce dernier est son opposé au niveau du caractère. Il prend petit à petit la place de Simon en réussissant mieux et en séduisant la fille qui lui plaît. L’univers du film est proche de celui de « Brazil » et la performance de Jesse Eisenberg est bluffante. Quelques longueurs gâchent un peu l’ensemble.
  • « Party girl » de Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Théis : Angélique est une entraîneuse d’âge mûr à Forbach. Un de ses anciens clients, Michel, lui propose de l’épouser et de changer de vie. Angélique accepte de partager sa vie mais va-t-elle supporter le train-train du quotidien. Ce film est quasiment un documentaire puisque Angélique Litzenburger joue son propre rôle ainsi que ses enfants. « Party girl » est un grand mélo où l’émotion affleure sans cesse. Le personnage d’Angélique est fort, violent et saisissant.

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Ce bilan du mois d’août est l’occasion pour ma chère Maggie et moi-même de clôturer le challenge « I love London ». Je tiens à remercier les nombreux participants et à m’excuser auprès de Belette que je prive d’un moyen de me harceler ! J’espère d’ailleurs n’avoir oublié aucun de vos liens, n’hésitez pas à me le signaler si c’est le cas.

Mais je ne pouvais pas démarrer la rentrée sans un nouvel objectif et je vous propose donc de passer septembre aux États-Unis afin d’accompagner le formidable Festival America de Vincennes (vous pouvez déjà consulter le programme ici).  Je vous retrouve donc lundi avec la Lecture Commune du blogoclub consacré à Joyce Maynard.

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Bilan plan Orsec et films de juillet

Après un bon mois de juin, je n’atteins de nouveau pas totalement mon objectif ce mois-ci, la faute à une semaine dublinoise…boire ou lire il faut choisir ! Pas de livre prêté ce mois-ci, il faudra que je me rattrape plus tard.

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Pour le bilan cinématographique, j’ai en revanche fait le plein :

Mes coups de coeur :

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Après « Le vent se lève », Ken Loach retrouve l’Irlande, cette fois-ci en 1932, après la guerre civile et l’Indépendance. Jimmy Gralton est de retour au pays après dix ans d’exil en Amérique. La raison de son exil est un dancing/maison de la culture. poussé par ses amis, Jimmy ne tarde pas à rouvrir le lieu. Coincé entre l’Église Catholique et l’IRA, Jimmy va de nouveau rencontrer des problèmes. Ce film, qui sera peut-être le dernier du réalisateur, est plein de charme et de tendresse. On y retrouve avec bonheur tout l’humanisme du réalisateur notamment envers les classes populaires qui se débattent pour améliorer leur quotidien. Barry Ward, qui interprète Jimmy, a beaucoup de prestance et de charisme. « Jimmy’s hall » n’est pas le meilleur Ken Loach mais s’il s’agit du dernier, il clôt sa carrière avec honneur  et entrain.

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En 2007 à Chicago, un chineur tombe sur un lot de négatifs. En regardant plus en détail les photos, il se rend compte de leur grande qualité. Dès lors, il va chercher à en savoir plus sur l’auteur des clichés, une certaine Vivian Maier. Ce documentaire raconte cette enquête et nous entraîne dans les pas de cette drôle de femme qui a accumulé les photos (et les journaux, son logement était un véritable capharnaüm). Complexe, changeante, Vivian Maier (1926-2009) ne sortait jamais sans son Rolleiflex et ses superbes clichés l’inscrivent dans l’histoire mondiale de la photographie.

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Dwight vit dans sa voiture rouillée, il vagabonde solitaire jusqu’à ce qu’un flic l’amène au poste. C’est là qu’il apprend que l’assassin de ses parents vient d’être libéré. Dwight se métamorphose et décide de se faire vengeance. Si vous avez aimé « Blood simple » ou « Fargo », vous retrouverez l’atmosphère sombre des frères Coen dans ce film. Mais aussi leur humour noir car le pauvre Dwight (formidable Macon Blair) n’a rien d’un meurtrier. C’est un type ordinaire, maladroit, timide qui se lance à la poursuite d’une famille de truands. Un loser sublime qui se transcende parce qu’il n’a pas d’autres choix. Ce film aurait mérité que l’on en parle beaucoup plus.

Et sinon :

  • « Je voyage seule » de Maria Sole Tognazzi : Irene (Margherita Boy) passe sa vie dans des palaces, pas pour le plaisir mais pour son travail. Elle inspecte les moindres détails pour en faire des compte-rendus. Elle adore son travail même si celui-ci l’empêche d’avoir une véritable vie de famille. Un très joli film sur l’indépendance, sur une femme épanouie en dehors des conventions sociales.
  • « Maestro » de Léa Fazer : Ce film est l’histoire véritable de la rencontre entre Eric Rohmer et Jocelyn Quivrin pour « Les amours d’Astrée et Céladon ». Une ouverture à la beauté de la langue et à la poésie pour un jeune homme (interprété par le charmant Pio Marmai) plus intéressé par « Fast and furious ». Amusant et tendre.
  • « Le conte de la princesse Kaguya » de Isao Takahata : L’histoire de la princesse Kaguya est un classique de la tradition orale japonaise. Un paysan trouve un minuscule bébé dans ses bambous. Celui-ci grandit vitesse grand V pour devenir une délicieuse jeune femme. Son père adoptif veut en faire une princesse alors que celle-ci ne rêve que de nature. Esthétiquement très réussi (entièrement réalisé avec des aquarelles), le film aurait gagné à être un peu plus court (137 mn) car je me suis lassée des péripéties de la jolie princesse.
  • « Black coal » de Diao Yi’nan : En 1999, l’inspecteur Zhang enquête sur la cadavre d’un homme retrouvé en morceaux dans une carrière minière. Après avoir été gravement blessé, Zhang doit lâcher l’affaire. Des années plus tard, il y pense encore et encore. Un policier noir, très noir, qui aurait du me réconcilier avec le cinéma chinois mais c’est encore raté. Trop d’ellipses, trop de détours dans l’intrigue m’ont perdue. Dommage, l’ambiance était glauque à souhait !

Je profite de ce billet bilan pour vous annoncer le retour de mon mois américain en septembre. Celui-ci fera suite au challenge américain lancé cette année par ma copine Noctembule. N’hésitez pas à lancer des lectures communes et soyez nombreux à traverser l’Atlantique avec moi !

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Bilan du mois anglais et plan Orsec

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Et voici la troisième édition du mois anglais déjà terminée. Comme les deux précédents éditions, vous avez été très nombreux à participer avec ferveur et enthousiasme. J’ai pris plaisir à vous lire sur vos blogs et sur facebook. Je vous remercie encore pour vos splendides logos, vos billets si variés, si intéressants et qui m’ont permis de découvrir de nouveaux blogs que je vais continuer à lire avec plaisir. Un merci tout spécial à ma chère Lamousmé qui est sortie de son hibernation prolongée pour le mois anglais. Belette n’a pas encore réussi à avoir ma peau mais ça sera peut-être pour l’année prochaine ! Malgré un mois de juin perturbé, j’ai quand même pu publier 12 billets et participer à plusieurs lectures communes. J’aurais aimé vous lire plus mais je ne désespère pas de venir à bout de vos multiples chroniques !

Enfin, un  très chaleureux merci à mes co-organisatrices Lou et Cryssilda, you rule girls ! Et comme nous ne nous lasserons jamais de l’Angleterre, Lou nous propose de lire Ian McEwan pour le 1er août, n’hésitez pas à vous joindre à nous.

Et le mois anglais m’a permis de tenir mon engagement du Plan Orsec :

Juin

See you next year everyone !

Bilan plan Orsec et films de mai

Pour des raisons professionnelles, le nombre de livres lus est encore réduit ce mois ci. Et je n’ai pas lu de livres de ma PAL prêt, mon contrat du plan Orsec n’est pas donc pas respecté. J’espère que le mois anglais fera grimper mon nombre de livres lus en juin.

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Et voici les films du mois :

Mes coups de cœur :

Des salariés d’une petite entreprise sont mis devant un choix impossible : garder leur collègue Sandra (Marion Cotillard) ou toucher une prime pouvant aller jusqu’à 1000€ pour les plus anciens. Le temps du weekend , Sandra va tenter de convaincre ses collègues de voter pour elle. On la suit donc, on ne la lâche pas une seconde. Sandra avance, doute, se désespère, se ranime sous les traits d’une Marion Cotillard absolument parfaite. Ce personnage fait beaucoup penser à celui de Rosetta que l’on suivait également à la trace. Les frères Dardenne fustigent cette société impitoyable qui brise la solidarité, rapetisse l’humanité de chacun. La leur est toujours intacte et elle touche en plein cœur.

Un prof de philosophie (Loïc Corbery) atterrit à Arras alors qu’il s’ennuie dès qu’il passe le périph’. Il y fait la connaissance de Jennifer (Émilie Dequenne), coiffeuse qui lit Anna Gavalda et les journaux people. Rencontre et histoire d’amour improbables et pourtant la magie semble opérer entre la jeune femme débordante d’énergie et le philosophe érudit. Mais il s’agit d’un film de Lucas Belvaux et non d’une bluette hollywoodienne. Le réalisateur souligne de nouveau le poids des classes sociales, de l’éducation, le fossé qui sépare ces deux personnages. Loïc Corbery et Émilie Dequenne sont tous les deux magnifiques, jouant avec finesse et subtilité ces personnages qui auraient pu être caricaturaux.

L’adaptation d’Orson Wells a été restaurée et ressort sur les écrans. Le tournage dura deux ans (1949-51) dans des conditions assez épiques, toujours dans l’improvisation et le manque de moyens. Visuellement, c’est un film très expressionniste où les lignes géométriques sont très marquées. Les plongées et contre-plongées accentuent le sentiment de terrible fatalité, d’irrémédiable tragédie qui va s’abattre sur Othello et Desdémone. Film à l’esthétique très marquante, inventive où Wells joue de manière impressionnante le maure de Venise.

Et sinon :

  • « The best offer » de G. Tornatore : Virgil Oldman est un commissaire-priseur reconnu de par le monde, un expert très recherché et totalement névrosé. Un jour, une cliente lui demande de venir faire une estimation. Arrivé dans la vieille demeure, la cliente reste cachée obstinément. Se met alors en place un suspense autour de cette mystérieuse femme. Film soigné, très écrit et porté par le formidable Geoffrey Rush.
  • « Night moves » de K. Reichardt : Josh (Jesse Eisenberg) est taciturne, renfermé et travaille dans une coopérative agricole. Il partage ses convictions de protection de l’environnement avec Dena (Dakota Fanning). On découvre rapidement que leur engagement va prendre un tour radical et violent. Le film est un peu long à se mettre en route mais la fin apporte un suspense bien mené et Jesse Eisenberg est parfaitement inquiétant et trouble.

 

Bilan plan Orsec et films d’avril

Ce mois-ci, c’est le minimum syndical. Seulement quatre livres lus mais je reste dans mon prévisionnel Orsec !

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Mais cela va changer en mai car le mois anglais se prépare ! J’espère que vous serez nombreux à participer comme l’année dernière. Lou, Cryssilda et moi-même vous proposons déjà quelques lectures communes.

–2 juin : « Jane Eyre » de Charlotte Brontë avec Soie

–10 juin : « Waterloo Necropolis » de Mary Hooper

–19 juin : un Wilkie Collins au choix, lecture prévue pour le challenge British Mysteries de Lou et Hilde

–23 juin : « La déchéance de Mrs Robinson » de Kate Summerscale

–26 juin : un Vita Sackville-West au choix

-date à déterminer : un Jasper Fforde au choix, lecture organisée par Cléanthe

N’hésitez pas à nous en proposer d’autres ici ou sur notre groupe facebook.

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Avril était sous le signe du quatre puisque j’ai également vu quatre films ! Mes coups de coeur :

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Un vieil homme, aux tendances alcooliques marquées, pense avoir gagné à la loterie alors qu’il s’agit d’un dépliant publicitaire. Entêté, il veut absolument aller chercher son gain dans le Nebraska et il enchaîne les fugues. Le cadet de ses fils finit par le prendre dans sa voiture pour s’y rendre. Le dernier film d’Alexander Payne est un très beau et sensible road-movie qui montre une Amérique à l’abandon, des zones vidées de leur énergie et de leur vie. Le noir et blanc superbe magnifie ses paysages désolés. Le réalisateur s’attache à nouveau au lien parental et on retrouve sa mélancolie, sa tendresse et ses pointes d’ironie.

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Au Kurdistan, une jeune femme tente d’être institutrice dans la région des hauts plateaux, loin de sa tripotée de frères. Un officier de police arrive dans le même village et essaie d’y faire respecter la loi face au parrain local. Tous les deux vont s’unir contre l’obscurantisme et la corruption. Les paysages sauvages et rudes sont splendides et impressionnants. L’intrigue a des airs de western, le shérif solitaire fait régner la loi coûte que coûte. Et il y a l’actrice iranienne Galshifteh Farahani, d’une beauté à couper le souffle dans ce rôle d’insoumise. Elle vaut à elle seule le détour mais le film est à la hauteur de son talent.

Et sinon :

  • « Her » de Spike Jonze nous propose une belle idée de départ, à savoir un homme seul qui tombe amoureux d’une voix de synthèse. Étant donné notre propension à mettre de la technologie partout, l’idée est totalement crédible. Mais le film comporte des longueurs et j’ai eu l’impression que Spike Jonze ne savait pas comment terminer son histoire. En revanche, Joachim Phoenix est excellent, sobre et profond.
  • « Wrong cops » de Quentin Dupieux est le film barré du mois ! Le réalisateur français est toujours aussi barge mais cette fois l’intrigue est plus travaillée, moins expérimentale. Le cœur du film est une bande de flics corrompus, drogués, obsédés et aimant la musique techno. C’est drôle, loufoque et à réserver aux spectateurs avertis ! A noter, une extraordinaire prestation de Marilyn Manson, méconnaissable  et parfaitement dans le ton de Dupieux.

Bilan plan Orsec et films de mars

Et revoici venu le temps du bilan du plan Orsec lancé par George et Miss Bouquinaix. Ce mois-ci mon contrat est parfaitement rempli avec trois livres de ma PAL et un de ma PAL prêt. Croisons les doigts pour que ça dure….

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Passons maintenant aux films que je suis allée voir en mars.

Mes coups de cœur :

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 Gustave H (Ralph Fiennes) est le majordome du Grand Budapest Hotel perché sur une montagne. Il est très à l’écoute des besoins des clients (surtout les clientes d’un certain âge) qui reviennent dans cet hôtel pour le plaisir de le revoir. La vie de Gustave H se complique lorsqu’il est soupçonné d’avoir assassiné une cliente. On retrouve toute la loufoquerie et la mélancolie de Wes Anderson dans ce film. Les décors sont extrêmement soignés et colorés. L’ambiance est celle d’une Mittleuropa sur le point de disparaître, le fascisme commence à monter. Comme toujours chez Wes Anderson, toute une galerie de personnages défile devant nous, les caméos de sa bande d’amis font sa marque de fabrique.

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Julie Bertucelli réalise un formidable documentaire sur une classe d’accueil pour primo-arrivants. Les jeunes ont entre 11 et 15 ans et viennent de partout : Irlande, Chili, Serbie, Chine, plusieurs pays d’Afrique, etc… Ils sont là pour apprendre le français et ils abordent tous les sujets. Ils débattent sérieusement, ils se chamaillent, tournent un film, pouffent de rire, deviennent inséparables. Au détour des cours, on découvre des vies bouleversantes marquées par la violence, la pauvreté, l’exil politique, l’intégrisme. Ces enfants ont envie d’apprendre le français pour mieux vivre dans leur nouveau pays, pour recommencer à zéro. C’est un documentaire plein de vie, d’énergie, d’émotion et d’espoir.

Et sinon :

  • « Aimer, boire et chanter », le dernier film d’Alain Resnais, reprend les codes utilisés dans « Smoking, no smoking » : les décors sont dessinés, les acteurs rentrent et sortent comme s’ils étaient sur une scène de théâtre. Il s’agit de la troisième adaptation par Resnais du dramaturge Alan Ayckbourn. Toutes les femmes du film (Sabine Azéma, Sandrine Kiberlain et Caroline Silhol) se disputent les faveurs de George que l’on ne verra jamais. Leurs maris (Hippolyte Girardot, Michel Vuillermoz et André Dussolier) sont quelque peu perplexes… Les relations de couple y sont donc disséquées avec beaucoup d’humour et d’ironie.
  • « Ida » de Pawel Pawlikowski : A quelques jours de ses vœux, une jeune nonne découvre ses origines juives et l’existence d’une tante. Toutes deux vont chercher à connaître la vérité sur la mort des parents d’Ida. Film très touchant sur la culpabilité polonaise tenu par une jeune actrice formidable et un somptueux noir et blanc.
  • Un week-end à Paris de Roger Michell : Un couple d’anglais (Jim Broadent et Lindsay Duncan) reviennent à Paris où ils avaient passé leur voyage de noce trente ans plus tôt. Le couple se dispute beaucoup à travers les rues de la capitale et dans leur chambre d’hôtel. C’est un divertissement plutôt agréable et sympathique. Il m’a surtout donné envie de revoir « Bande à part » de Godart auquel il est fait référence à plusieurs reprises.

 

Bilan plan Orsec et films de février

Depuis janvier, George et Miss Bouquinaix ont mis en place un plan Orsec pour sauver nos PAL en danger. Je me suis engagée à lire chaque mois 2 livres de ma PAL et 1 de ma PAL prêt (c’est un problème d’avoir des copines blogueuses !). Comme vous allez le constater, le contrat a bien été rempli en janvier mais un peu moins en février. Il va falloir que je me rattrape !

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Ce bilan mensuel me permet d’inaugurer un nouveau rendez-vous : les films du mois. Je me suis rendue compte que je ne partageais plus mes sorties ciné avec vous. Et pourtant, je continue à user mes pantalons dans les fauteuils rouges des salles obscures.

Voici mes coups de cœur de février :

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Lulu passe un entretien d’embauche pour être secrétaire mais peu sûre d’elle et sans expérience elle est refusée. Elle téléphone à son mari qui l’engueule et lui dit qu’elle s’est ridiculisée en allant à cet entretien. Lulu manque son train et commence alors une fugue loin de son foyer, une errance libératoire où les belles rencontres vont se multiplier. « Lulu femme nue » est un très beau film sur la renaissance d’une femme qui se laisse vivre et oublie le temps de quelques jours le poids des responsabilités. Le film est porté par une Karin Viard lumineuse entourée par Bouli Lanners, toujours parfait, et Claude Gensac, émouvante et attachante.

Minuscule

Vous ne regarderez plus votre boîte à sucre de la même manière après avoir vu « Minuscule ». La découverte de l’une d’entre elles par des fourmis noires va occasionner moultes aventures trépidantes et surtout une rencontre avec une charmante coccinelle. C’est un régal absolu de voir évoluer ces insectes vrombissant et bourdonnant. C’est drôle, émouvant, intelligent et cerise sur la gâteau : il y a un clin d’œil à « Psychose » qui a fini de me faire craquer pour ce film d’animation très réussi.

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« Le vent se lève » est le dernier opus de Hayao Miyazaki, le grand magicien du dessin animé prend sa retraite. On retrouve dans ce film sa grande obsession du vol. Son personnage principal, qui a existé, Jiro, ne rêve que de voler. Ayant une mauvaise vue, il ne peut devenir pilote et devient donc ingénieur aéronautique. Il sera le créateur du fameux avion zéro (la redoutable arme japonaise durant la 2nd Guerre Mondiale). Il y a moins de fantaisie dans ce dernier film que dans les précédents, moins de magie et de fantastique. Et je pense que cela m’a manqué, certains passages sur la création du modèle zéro m’ont semblé un peu longs. Malgré cela, je reste enchantée par l’univers de Miyazaki, ses dessins sont magnifiques et poétiques.

Et sinon :

  • « Much ado about nothing » de Joss Whedon est une adaptation honnête de la pièce de Shakespeare avec de bons comédiens mais qui n’arrive pas au niveau de celle de Kenneth Brannagh.
  • « Philomena » de Stephen Frears a un joli casting (Judi Dench et Steve Coogan) pour nous raconter l’histoire de cette irlandaise qui cherche à retrouver son fils qui lui a été enlevé cinquante ans plus tôt. L’émotion et l’humour se marient pour ce plaisant divertissement.
  • « American bluff » de David O’Russel. Contrairement au titre, vous ne serez pas bluffés par cette arnaque simplette et banale. Les acteurs, très bien, ne sauvent pas ce film beaucoup trop long.
  • « Les grandes ondes (à l’ouest) » de Lionel Baier est un road movie à travers le Portugal de 1974 où une équipe de journalistes suisses est envoyée pour mettre en valeur l’aide apportée par leur pays aux Lusitaniens. Et ils tombent au moment de la révolution des Œillets. Une comédie délicieuse, pleine de joie de vivre avec un casting impeccable.