Voilà un mois de septembre bien pauvre en lecture, j’ai été quelque peu perturbée par la rentrée et j’ai pas encore trouvé mon rythme de croisière. J’ai quand même réussi à tenir mon engagement du Plan Orsec de George et Miss Bouquinaix !
En revanche, le cinéma est toujours mon ami !
Mes coups de cœur :
Benjamin (Vincent Lacoste) commence son internat dans l’hôpital parisien où travaille son père (Jacques Gamblin). Un peu trop sûr de lui, Benjamin va rapidement être confronté à la dure réalité des longues gardes, des malades et du manque de moyens. Thomas Lilti est lui-même médecin et il nous donne une vision très réaliste de la vie d’un hôpital aujourd’hui. Peut-être a-t-il voulu traiter trop de thèmes (la loi Leonetti, les médecins étrangers qui ont un statut d’interne, le manque de moyens…) mais c’est un film fort, sincère et très réussi. Vincent Lacoste et surtout Reda Kateb, qui joue un faisant fonction d’interne, sont formidables et attachants.
Adaptation du roman de Joyce Maynard qui est plutôt fidèle. On retrouve le coeur du roman : Adele (Kate Winslet) et son fils (Gattlin Griffith) se retrouvent « prise en otage » par Frank (Josh Brolin) un ancien détenu qui vient de s’évader. Deux choses m’ont gênée : le début diffère du roman, Franck est plus menaçant que chez Joyce Maynard et c’est son histoire qui est le fils rouge et non celle d’Adele. Mais je chipote car c’est un bon film avec un excellent casting avec une mention spéciale au jeune Gattlin Griffith.
Et sinon:
- « Trois cœurs » de Benoît Jacquot : Marc (Benoit Poelvoorde) est inspecteur des impôts. Lors d’un de ses déplacements en province, il croise Sylvie (Charlotte Gainsbourg). Ils passent la soirée ensemble, tombent follement amoureux et se donnent rendez-vous la semaine suivante à Paris au jardin des Tuileries. Mais Marc ne pourra être au rendez-vous et ne retrouvera pas sa belle. Malencontreux hasard, il rencontre sa sœur (Chiara Mastroianni) et l’épouse. Outre le brillant casting (mais pourquoi le cinéma français ne donne-t-il pas plus de rôle à Chiara Mastroianni ?), la force du film est l’imminence de la tragédie. Elle plane, elle étreint le spectateur qui guette le moment où tout bascule. Benoit Jacquot ne laisse aucune chance à ses personnages qui forcément vont se détruire à cause de l’amour puissant qui les lie. Un beau mélo classique.
- « Gemma Bovery » de Anne Fontaine : Le roman graphique de Posy Simmonds passe sur grand écran à l’instar de « Tamara Drewe », déjà avec la ravissante Gemma Arterton. En face de la maison de Martin (Fabrice Luchini), boulanger d’un village normand, s’installe un couple dont le nom le fait rêver : Charles et Gemma Bovery. Dès lors, Martin va vouloir protéger Gemma de sa destinée qu’il imagine semblable à celle de l’héroïne de Flaubert. La satire de Posy Simmonds perd certes de sa force, le trait est souvent trop lourd et peu subtil mais j’ai pris plaisir à voir ce film léger et frais.
- « Brèves de comptoir » de Jean-Michel Ribes : Le film de Jean-Michel Ribes est fait du recueil de brèves de comptoir de JM Gouriau qui avait déjà donné lieu à une pièce de théâtre. Dans un bistrot de quartier défile toute une cohorte d’habitués : le boucher, le politicien, le peintre, les taxis, l’employé de pompes-funèbres… L’exercice était périlleux et malgré un casting haut de gamme, je suis ressortie avec la sensation d’avoir assisté à un empilement de bons mots et pas à un film.
Le mois américain s’est achevé et je tenais à remercier tous les participants pour leurs très nombreux billets. Encore une fois, le festival America fut une véritable réussite et j’ai pris beaucoup de plaisir à écouter les auteurs présents. Vivement 2016 ! Mais il est fort possible que je n’attende pas cette date pour vous faire voyager au-delà de l’Atlantique !
En attendant le retour du mois américain, je vous propose d’aller au cinéma avec François Truffaut ! J’en avais eu l’idée cet été avant de découvrir que la cinémathèque lui rendait hommage à partir du 8 octobre. En plus de revoir ses films et ses courts-métrages, nous pourrons donc profiter de cette exposition. Je n’ai pas encore eu le temps de faire mon logo mais ça ne saurait tarder ! J’espère que vous serez nombreux à visionner avec moi l’œuvre de cet immense cinéaste.













































