Enfin une baisse de PAL significative grâce à un mois d’août morose et tristoune (on se console comme on peut!) ! Neuf livres au compteur pour ce mois mais pas de livre prêté, je ne respecte pas tout à fait mon programme du Plan Orsec de mes copines George et Miss Bouquinaix.
Et un beau mois d’août cinématographique :
Mes coups de cœur :
Voilà un premier film très original et très réussi. Madeleine (Adèle Haenel) se prépare à la fin du monde qui se rapproche à grands pas. Elle nage avec des briques dans son sac à dos, se fait un jus de maquereau cru et se bat contre les garçons. Arnaud (Kevin Azaïs), un jeune menuisier, tombe sous le charme de cette jeune femme rugueuse. Il va jusqu’à s’inscrire au stage de survie de l’armée de terre pour rester avec elle. Le film va nous montrer le rapprochement de ces deux jeunes gens que tout oppose. Une surprenante histoire d’amour, atypique avec deux formidables acteurs.
Bici travaille dans une boîte de photocopies le jour et est chanteuse la nuit. Son groupe, Bici and the bitches, est bien apprécié dans les boîtes liégeoises. Bici écrit les textes et est entourée de trois garçons dont Vince son ami d’enfance dont elle est amoureuse. Le contraire n’est malheureusement pas réciproque. Bici se consume d’amour et de rage contre l’ennui, la grisaille de sa vie dans une banlieue pauvre. Bici est le croisement parfaitement réussi entre Beth Ditto et Rosetta. Ambre Grouwels, qui l’interprète, est exceptionnelle de naturel et d’énergie (et elle assure au niveau vocal !). Le réalisateur Stefan Liberski, aurait pu faire un portrait larmoyant de Bici, mais nous sommes en Belgique et l’humour est omniprésent. Un petit film très, très réussi.
Et sinon :
- « Le beau monde » de Julie Lopes Curval : Alice (Ana Girardot) est une jeune normande timide et rêveuse. Elle souhaite intégrer une école d’arts à Paris pour développer ses talents de brodeuse. C’est là-bas qu’elle fait la connaissance d’Antoine (Stéphane Bissot), un jeune bourgeois qui cherche à devenir photographe. Sur un thème proche de « Pas son genre » de Lucas Belvaux, Julie Lopes Curval nous donne à voir une jeune femme infiniment délicate, pleine de retenue qui s’ouvre peu à peu à la vie. Le jeu d’Ana Girardot est remarquable.
- « The double » de Richard Ayoade : Le film est tiré du roman de F. Dostoïevski. Simon, un bureaucrate timoré, voit apparaître son double parfait. Mais ce dernier est son opposé au niveau du caractère. Il prend petit à petit la place de Simon en réussissant mieux et en séduisant la fille qui lui plaît. L’univers du film est proche de celui de « Brazil » et la performance de Jesse Eisenberg est bluffante. Quelques longueurs gâchent un peu l’ensemble.
- « Party girl » de Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Théis : Angélique est une entraîneuse d’âge mûr à Forbach. Un de ses anciens clients, Michel, lui propose de l’épouser et de changer de vie. Angélique accepte de partager sa vie mais va-t-elle supporter le train-train du quotidien. Ce film est quasiment un documentaire puisque Angélique Litzenburger joue son propre rôle ainsi que ses enfants. « Party girl » est un grand mélo où l’émotion affleure sans cesse. Le personnage d’Angélique est fort, violent et saisissant.
Ce bilan du mois d’août est l’occasion pour ma chère Maggie et moi-même de clôturer le challenge « I love London ». Je tiens à remercier les nombreux participants et à m’excuser auprès de Belette que je prive d’un moyen de me harceler ! J’espère d’ailleurs n’avoir oublié aucun de vos liens, n’hésitez pas à me le signaler si c’est le cas.
Mais je ne pouvais pas démarrer la rentrée sans un nouvel objectif et je vous propose donc de passer septembre aux États-Unis afin d’accompagner le formidable Festival America de Vincennes (vous pouvez déjà consulter le programme ici). Je vous retrouve donc lundi avec la Lecture Commune du blogoclub consacré à Joyce Maynard.













































