Cape May de Chip Cheek

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« Les plages étaient désertes, les magasins fermés, aucune lumière aux fenêtres des maisons de New Hampshire Avenue. Depuis des mois, Effie lui parlait de cet endroit et de tout ce qu’ils y feraient, mais elle n’avait fréquenté ces lieux qu’en été, et on était fin septembre. Elle n’avait pas compris ce que signifiait exactement « hors saison ». Venus de Géorgie par le train de nuit, ils étaient censés y passer deux semaines pour leur voyage de noces ». Après plusieurs balades dans ce Cape May désertique de 1957, Henry et Effie s’ennuient un peu. La découverte du plaisir ne suffit pas à leur donner envie de prolonger leur lune de miel. Effie veut rentrer. Henry, moins pressé de retrouver la ferme de son oncle où il doit travailler, demande à sa jeune femme d’attendre encore un peu. Le couple rencontre alors Clara qu’Effie avait côtoyée lorsqu’elle venait enfant à Cape May. Clara n’est pas venue seule dans le New Hampshire, toute une bande de joyeux lurons est présente pour l’anniversaire de son frère. Henry et Effie participent alors à des fêtes délurées où l’alcool coule à flot et où tout semble permis.

Le début du roman de Chip Cheek m’a évoqué « Sur la plage de Chesil » de Ian McEwan. Nous sommes ici en présence d’un couple inexpérimenté sexuellement et dont la lune de miel commence mal. Henry peine à distraire sa jeune épouse et il n’est pas pressé de débuter sa vie d’adulte qui semble déjà toute tracée. J’ai beaucoup apprécié l’atmosphère de ce début de roman. Cape May, station balnéaire cotée, est ici totalement délaissée, abandonnée par ses habitants. Les maisons vides, la météo pas toujours clémente donnent un côté triste et mélancolique à la lune de miel de Henry et Effie.

La rencontre avec Clara change totalement l’ambiance du roman. Après la fête d’anniversaire de son frère, elle reste à Cape May avec son amant Max et la sœur de celui-ci, Alma. Ils sont new yorkais, richissimes. Leur position sociale, leur manière très libre de vivre éblouissent notre jeune couple naïf. Henry et Effie ne découvrent pas seulement les fêtes sans fin, la légèreté, les excès mais surtout la sensualité. Leur fascination pour cette vie facile et brillante leur fait perdre pied, ils ne voient plus les limites de la morale. Quand la bulle Cape May éclatera, le couple devra faire face à ses errances. Leur milieu social ne leur permet pas de mener la grande vie désinvolte de Clara et des siens.

« Cape May » est un roman très sensuel, qui parle de la toute puissance du désir, des limites de la morale. Chip Cheek a écrit un bon divertissement que vous pourrez glisser dans vos valises aux prochaines vacances d’été.

 

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New York sera toujours là en janvier de Richard Price

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Peter Keller est le premier diplômé de sa famille. Son père, qui travaille à la poste, et sa belle-mère sont fiers de lui.Mais Peter n’est pas admis à la fac de droit de Columbia. Ne voulant entrer dans aucune autre université, Peter décide alors de chercher du travail. Une expérience professionnelle étoffera son C.V. et lui permettra de retenter l’admission à Columbia l’année suivante. Malheureusement, il a bien du mal à trouver des jobs à la hauteur de ses ambitions. Il fait du démarchage téléphonique pour un appareil de musculation, travaille au tri à la poste et fini par un poste de professeur vacataire en composition anglaise. Le parcours de Peter n’est pas aussi bien tracé qu’il l’espérait. De quoi le faire partir en vrille…

« New York sera toujours là en janvier » (« The breaks » en v.o.) a été publié en 1983 et était jusque là inédit en France. Loin des romans noirs écrits ensuite par Richard Price, il s’agit ici d’un roman d’apprentissage : la difficile entrée dans l’âge adulte de Peter Keller. Après l’obtention de son diplôme, la vie de Peter devient chaotique. Il essaie la drogue, l’alcool, fait des canulars téléphoniques douteux et passe une nuit au poste de police. Peter avait un avenir tout tracé et, le fait de le voir contrarié, le désoriente totalement. Il se cherche, ne sait plus ce qu’il souhaite faire dans la vie. Les différents boulots qu’il trouve ne le satisfont pas, même enseigner ne comble pas ses attentes. Etant donné son humour décalé, il finit par avoir envie de faire du stand up. L’ombre du génial Lenny Bruce plane sur ce New York des années 70 et ses petites salles de cabaret.

Peter Keller est un anti-héros, totalement décalé qui éprouve de grosses difficultés relationnelles. Son humour est son principal moyen de communication mais il n’est pas compris par tout le monde. Il pousse sans cesse ses interlocuteurs à bout, notamment son père et sa belle-mère. Sa relation amoureuse est également totalement dysfonctionnelle. Peter coupe les cheveux en quatre, se fait des nœuds au cerveau ce qui le rend aussi attachant qu’agaçant !

« New York sera toujours là en janvier » est une oeuvre de jeunesse de Richard Price qui est très différente de ses romans suivants. Peter Keller est un personnage décalé, plein d’humour dont j’ai eu plaisir à suivre les péripéties dans le New York des années 70.

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L’écho du temps de Kevin Powers

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« En 1870, malgré les quatre années entières qui s’étaient écoulées depuis que le greffier du comté de Chesterfield, en Virginie, avait officiellement consigné la mort d’Emily Reid Levallois, les rumeurs sur sa survie et sa véritable location, abondaient encore. » Juste après la fin de la guerre de Sécession, la plantation de la famille Reid à Richmond a entièrement brûlée. Que s’est-il réellement déroulé ? Le drame couvait entre l’ancien propriétaire de la plantation revenu de la guerre, Bob Reid, sa fille Emily au caractère bien trempé, et le mari de celle-ci Levallois qui prit possession des mieux pendant la guerre.

En 1956, George Seldom, un vieil homme, décide de retourner en Caroline du Nord, là où il fit ses premiers pas, pour y retrouver les sensations de son enfance et comprendre enfin d’où il vient.

J’avais été enthousiasmée par la lecture du premier roman de Kevin Powers « Yellow birds ». J’étais donc impatiente de découvrir son deuxième roman. Le moins que l’on puisse dire, c’est que « L’écho du temps » (« A shout in the ruins » titre original très poétique) est un roman ambitieux et exigeant. L’auteur entrelace deux fils narratifs, l’un commençant avant la guerre de Sécession et l’autre se déroulant en 1956, qui ne semblent pas avoir de lien entre eux. Le puzzle se met en place progressivement et ce n’est que petit à petit que le lien devient clair. A travers les deux récits, Kevin Powers montre comment le passé, ici très violent, impacte le présent. Les Etats-Unis se sont construits sur un terreau, une histoire particulièrement violente, la guerre de Sécession en est un épisode. Kevin Powers insiste d’ailleurs beaucoup sur la fin de la guerre, sur ce moment de basculement où tout peut arriver et où l’esclavage peut prendre fin. Levallois est un investisseur, un opportuniste qui profite de la guerre pour étendre son pouvoir et sa fortune. Avec lui, on voit se développer les voies de chemin de fer, les infrastructures routières. Une révolution industrielle est en marche.

Kevin Powers aborde de nombreux thèmes dans son roman et il y met en scène de nombreux personnages. Chaque personnage est extrêmement approfondi, même ceux qui se trouve en arrière-plan. Et c’est sans doute là que se situe mon bémol. Dans un livre si riche, si dense, je pense qu’il aurait été préférable de laisser certains personnages dans l’ombre (c’est le cas de Lottie que croise George dans un diner). Car face à eux, il y a des personnages d’envergure, Emily Reid en tête, qui captivent totalement l’attention et que l’on ne veut pas quitter.

« L’écho du temps » est une grande fresque historique qui confirme le talent de Kevin Powers, son écriture poétique illumine ces pages qui vous transporteront au plein cœur du Sud des Etats-Unis.

 

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Un mariage américain de Tayari Jones

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Celestial et Roy sont de jeunes mariés qui résident à Atlanta. Tous deux sont ambitieux. Elle se rêve artiste, lui veut créer sa propre boite. Tout semble leur sourire jusqu’à une nuit dans un hôtel après une visite chez les parents de Roy. Le couple se dispute, Roy sort chercher des glaçons et tombe sur une femme qui a besoin d’aide. Il lui rend service et regagne sa chambre. Le lendemain matin, la police interpelle Roy, la femme, croisée la nuit précédente, l’accuse de viol. Roy est innocent mais il est également noir. Il se retrouve donc rapidement incarcéré et son innocence ne sera reconnue que cinq ans plus tard. Comment un couple peut-il survivre à une absence si longue ? Comment Celestial va-t-elle accueillir son mari à son retour ?

« Un roman américain » de Tayari Jones fut une lecture agréable notamment grâce à la fluidité de l’écriture de l’auteure. Il s’agit du récit d’un mariage qui se désagrège, se délite durant les cinq années d’emprisonnement de Roy. Tayari Jones alterne les points de vue et les chapitres donnent la parole à Roy, Celestial et André, ami d’enfance de la jeune femme. L’auteure varie également les modes narratifs. Durant l’incarcération de Roy, le récit se fait sous forme de lettres échangées entre les époux. C’est au travers d’elles que nous constatons l’éloignement progressif de Celestial et son rapprochement d’André. Ce qui est intéressant dans le couple Roy/Celestial, c’est leur grande différence de milieu social. Tayari Jones exploite très bien cet aspect et elle souligne à quel point cela génère des tensions et des incompréhensions. Il me semble que c’est profondément la raison pour laquelle le mariage est voué au désastre.

Et pourtant la quatrième de couverture laisse présager un autre roman. On insiste sur le fait que le couple est noir dans un état du Sud et sur l’erreur judiciaire. Mais j’ai trouvé que cet incident n’était pas traité par l’auteure. Roy aurait pu avoir un accident, être plongé dans le coma pendant cinq ans, l’histoire du couple aurait été la même. Il s’agit bien ici d’un roman sur le mariage et non sur le racisme. Autre point qui m’a déçue, c’est le manque d’incarnation des personnages. Je n’ai malheureusement ressenti aucune empathie à leur égard, je suis restée à distance de ce qui leur arrivait. Pour finir, je rajouterais que certaines choses sont peu crédibles comme le compagnon de cellule de Roy. La rencontre entre les deux personnages semble hautement improbable et la ficelle narrative est un peu grosse.

Malgré une lecture agréable, « Un mariage américain » m’a plutôt déçue, le roman ne remplit pas ses promesses et nous narre l’histoire finalement classique d’un couple qui se délite.

Herland de Charlotte Perkins Gilman

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Lors d’une expédition, trois américains entendent parler d’une légende sur un pays de femmes. Personne n’en serait jamais revenu. La curiosité des trois hommes est titillée et ils décident de revenir plus tard pour chercher ce mystérieux endroit. A leur retour dans cette zone, ils finissent par découvrir dans les hauteurs, le fameux pays de femmes. Les trois hommes découvrent effectivement un vaste lieu où ne vivent que des femmes depuis deux mille ans. Elles donnent naissance uniquement à des filles grâce à la parthénogenèse. Toutes semblent vivre en parfaite harmonie. L’arrivée des trois hommes ne les perturbent en rien et elles sont au contraire très curieuses d’en apprendre plus sur eux.

J’avais adoré la lecture de « La séquestrée« , une oeuvre intense et incandescente sur la condition féminine au 19ème siècle. J’étais donc enchantée de lire un autre texte de Charlotte Perkins Gilman. Mais malheureusement, ce texte ne fut pas à la hauteur de mes attentes. Le texte se présente comme le journal de bord de la découverte de Herland, le pays des femmes. On pense aux voyages de Gulliver de Swift, voire au Candide de Voltaire pour le côté fable et découverte d’un autre monde. Le texte met bien évidemment en valeur les différences entre les deux mondes, les deux civilisations. « Herland » parut en 1915 et le rôle de la femme à cette époque était encore bien réduit. Elles étaient soit de la haute société et restaient à la maison pour s’occuper des enfants et des mondanités, soit de basse extraction et elles devaient travailler durement. A Herland, toutes les femmes participent aux tâches. Elles vivent dans une grande communauté où tout se partage, même les enfants qui ne restent pas uniquement avec leurs mères. L’éducation est leur art suprême et tout se fait dans le respect d’autrui. Un monde idyllique auquel se heurte de manière différente les trois hommes : l’un d’eux se fond totalement dans le modèle herlandien, l’autre reste un macho convaincu et le dernier, le narrateur, navigue un peu entre les deux. La rencontre entre les deux univers auraient pu être intéressante et susciter des quiproquos, des situations rocambolesques et cocasses. Mais ici point d’aventures, point d’humour, tout est tristement didactique. Les théories de Herland sont présentées par le biais de discussions et cela finit par être bien plat. A force de vouloir défendre ce monde sans homme, Charlotte Perkins Gilman en oublie totalement le romanesque et je me suis ennuyée à la lecture de ce texte.

Bien que prometteuse à priori, la lecture de « Herland » s’est révélée ennuyeuse et décevante. Voulant à tout prix défendre la cause des femmes, l’auteure en perd de vue le romanesque et le côté épique de son idée de départ.

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Par le vent pleuré de Ron Rash

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A Sylva, dans les Appalaches, un glissement de terrain fait apparaître des ossements humains près d’une rivière. Cette découverte ramène Eugene Matney à l’été 1969. Durant cet été, Eugene et son frère Bill ont fait la connaissance d’une jeune femme, Ligeia. Elle venait de Floride et passait l’été chez son oncle. Elle aimait braver les interdits, profiter de la vie et voulait être indépendante. Eugene tombe totalement sous le charme de la jeune femme. C’est l’été de toutes les premières fois pour lui, l’été où il explore lui aussi tous les interdits. C’est pour lui aussi l’occasion d’échapper à l’autoritarisme de son grand-père médecin. Mais Ligeia disparaît du jour au lendemain emportant avec elle l’insouciance de cet été 1969. Aujourd’hui, Eugene est certain que les ossements retrouvés près de la rivière sont ceux de Ligeia.

« Par le vent pleuré » est le premier roman de Ron Rash que je  lisais et j’ai été totalement convaincue par ce texte court. L’intrigue porte essentiellement sur une cellule familiale et sur trois hommes : Eugene, son frère aîné Bill et leur grand-père. La psychologie de ces trois personnages est finement étudiée et détaillée. L’histoire nous est racontée par Eugene et elle fait des aller-retours entre le présent et l’été 1969 qui sera décisif pour lui. Ce moment  de sa vie le marquera pour toujours, ses souvenirs sont teintés d’un immense regret. La légèreté de cet été, la sensation de liberté (de mœurs mais aussi de libération du joug du grand-père) restent gravées en lui comme un moment unique. Mais l’été 1969 est aussi celui où il découvre l’alcool qu’il ne quittera plus et celui où le mensonge s’établit dans la famille. Bill y joue un rôle ambigu, il protège son petit frère mais aussi, et peut-être surtout, il protège son avenir de chirurgien. Avenir que son grand-père lui a imposé mais qu’il tient néanmoins à défendre au vu de ses efforts pour y parvenir. Bill restera sa vie durant hanté par son grand-père qui lui imposait ses volontés, tandis que Eugene le sera par Ligeia, par ce vent de liberté vite évanoui. Au cœur de ce trio d’hommes trône la jeune femme dont la destinée sera inextricablement liée à eux.

« Par le vent pleuré » montre la capacité de Ron Rash à nous conter une histoire dense psychologiquement en peu de pages. Les personnages sont très incarnés, complexes et Eugene est très attachant malgré (à cause) de ses fêlures. Amis lecteurs, quel autre roman de Ron Rash me conseillez-vous ?

 

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Landfall de Ellen Urbani

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En septembre 2005, la Nouvelle Orléans est violemment frappée par l’ouragan Katrina. Gertrude et sa fille de 18 ans, Rose, s’apprêtent à rejoindre la ville meurtrie avec des vivres et des vêtements dans leur voiture. Mais durant leur trajet, les deux femmes se disputent. La voiture fait une embardée et quitte la route. Gertrude perd la vie dans l’accident. Mais elle n’est pas la seule. En quittant la route, le véhicule a fauché une jeune femme. Rose est envahie de culpabilité. Elle veut que la famille de la jeune femme soit informée des conditions de sa disparition et puisse bénéficier des indemnités payées par son assurance. Rose décide donc de partir sur les traces de l’inconnue. Elle est d’autant plus déterminée que cette personne avait sur elle une page d’annuaire où figurait le nom de la mère de Rose. Coïncidence ou pas ? Rose doit à tout prix le savoir.

« Landfall » alterne les récits de Rose et Rosy, l’inconnue morte pendant l’accident. Celui de Rose est le suivi de son enquête. A l’aide d’un des policiers de Tuscaloosa où elle réside et grâce à quelques indices, Rose remonte la piste de Rosy. Elle refait son chemin à l’envers et découvre petit à petit ce qui a amené Rosy de la Nouvelle Orléans à Tuscaloosa. Au fur et à mesure, Rose découvre que son presque homonyme a une vie proche de la sienne. Les deux jeunes femmes ont 18 ans et vivent seules avec leurs mères. Le père de Rose est parti du jour au lendemain alors que Gertrude était enceinte. Celui de Rosy s’est suicidé sur son campus universitaire. Chacune a une relation compliquée avec sa mère. Celle de Rose a voulu endurcir sa fille, la rendre indépendante, forte et pour cela, elle a sacrifié toute démonstration d’affection ou de tendresse. Celle de Rosy est bipolaire, la fille a du rapidement devenir mâture pour gérer la maladie, les crises de sa mère. Les deux portraits mère/fille sont vraiment très intéressants, très bien approfondis au niveau psychologique. Les quatre femmes sont incarnées, attachantes.

Le récit de Rosy est celui des événements qui ont précédé son arrivée à Tuscaloosa. Elle nous raconte notamment le passage de Katrina sur la Nouvelle Orléans. Ces pages sont vraiment terribles. Du haut du toit de la maison où elle s’est réfugiée avec sa mère, Rosy voit l’ampleur du désastre : les cadavres d’hommes et d’animaux qui flottent, les maisons englouties et ravagées. Le pire est pourtant encore à venir. La manière dont sont traités les rescapés des quartiers pauvres est absolument scandaleuse. Ils sont entassés dans le superdôme dans des conditions d’hygiène désastreuses, sans eau et sans nourriture. Les médecins, les forces de l’ordre sont totalement dépassés. Et la violence, la brutalité s’imposent très rapidement devant cette impuissance. Ces scènes terribles annoncent déjà la manière dont les populations noires (forcément les plus pauvres) de la Nouvelle Orléans vont être traitées après Katrina. Nombreux seront ceux qui ne pourront pas revenir s’installer dans la ville.

A part la révélation finale que l’on devine très rapidement, « Landfall » est un roman parfaitement construit et qui tisse deux fils narratifs, deux relations fusionnelles mère/fille. Les scènes sur l’ouragan Katrina sont tout particulièrement saisissantes.

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