L’étang de Claire-Louise Bennett

81nIFIZxAQL

On sait peu de choses sur la narratrice de « L’étang ». C’est une jeune femme solitaire qui a récemment renoncé à sa thèse. Elle a choisi de vivre à la campagne en Irlande où elle loue un cottage. Près de sa nouvelle maison, se trouve un lac où elle aime se rendre pour se promener.

Le premier roman de Claire-Louise Bennett est assez déroutant. l’auteure nous plonge dans les pensées, les rêveries de son personnage. En vingt chapitres assez courts, elle nous décrit le quotidien de cette femme seule qui s’absorbe dans chaque détail de sa vie. Chaque chapitre pourrait presque exister sans les autres puisqu’il s’agit de pensées disparates. Et c’est ce qui nous désoriente car il n’est pas si facile de pénétrer dans le cerveau de quelqu’un.

« Vous n’avez pas idée comme ça bouillonne de passion là-dedans. » La protagoniste s’intéresse aussi bien aux plantations dans son jardin, qu’au concentré de tomates ou aux boutons de réglage de sa cuisinière qu’il faudrait remplacer. Elle semble s’être volontairement retirée du monde et tend à communier avec la nature, avec cette maison qui lui a plu immédiatement. Elle repense également à d’anciens amants, retrouve dans ses affaires une lettre d’un ancien amoureux. Souvent, la narratrice nous interpelle comme si elle se confiait à nous, lecteurs. Le ton est tour à tour drôle, grave, mélancolique. Le personnage souffre-t-il de la solitude ou en jouit-il ? Les deux à la fois selon l’évolution de ses sentiments, de ses rêveries.

« L’étang » est un premier roman étonnant qui m’a fait penser aux « Vagues » de Virginia Woolf. Nous sommes plongés dans le flot de conscience de la narratrice qui se concentre sur les détails de son quotidien, sur ses humeurs. Un voyage singulier au cœur d’une âme solitaire.

logo eliza

17 réflexions sur “L’étang de Claire-Louise Bennett

  1. Pingback: Billet récapitulatif du mois anglais 2019 | Plaisirs à cultiver

  2. Je n’arrive pas à me faire un avis… pourrait-il me plaire ? Je le feuilletterai quand je le verrai en librairie.

  3. Pingback: Vos billets tentateurs ; avril et mai 2019 – L'or rouge

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.