Satin Grenadine et Séraphine de Marie Desplechin

En 1864, Lucie et Séraphine ont 13 ans et elles vivent à Paris. Mais elles sont issues de milieux sociaux bien différents.

Lucie vient d’une famille bourgeoise, son père travaille à la Chambre et au Sénat et il est soutenu entièrement par sa femme dans sa carrière politique. Lucie est un peu laissée à elle-même, son frère Achille s’absente souvent. Heureusement, elle a une préceptrice du nom de Marceline qui tient à l’éduquer alors que ses parents ne rêvent que de la marier.

Après l’orphelinat, Séraphine a été placée chez Jeanne où elle apprend la couture sur la butte Montmartre. Sa tante, Charlotte, vient régulièrement la voir, ainsi que le père Sarrault qui l’a recueillie lorsqu’elle était bébé. Même si Séraphine est reconnaissante des bienfaits de Jeanne, elle ne veut pas être couturière. Et elle en veut secrètement à son entourage de ne pas lui expliquer qui étaient ses parents. Elle finit par prendre son courage à deux mains et quitte le domicile de Jeanne pour se trouver un autre emploi. Heureusement Sainte Rita veille sur elle. 

« Satin Grenadine » et « Séraphine » sont les deux premiers volets des filles du siècle de Marie Desplechin. Cette trilogie montre des jeunes filles qui conquièrent leur indépendance, prennent leur destin en main à une époque où cela est bien difficile pour une femme de s’imposer. Lorsque l’on est riche, il faut forcément trouver un bon parti et lorsque l’on est pauvre il faut s’épuiser au travail dès le plus jeune âge. Mais Lucie et Séraphine ont des velléités à découvrir le monde, à dépasser le milieu où elles ont vu le jour.

Les deux livres sont vraiment très agréables à lire (j’avoue un faible pour « Séraphine » en raison de son rapport avec la Commune et Louise Michel), le Paris du 19ème siècle est parfaitement reconstitué (l’ombre de Zola plane sur une scène aux Halles dans « Satin Grenadine »), l’humour y est très présent et les personnages sont incroyablement attachants. Et ce qui est très réussi dans cette série, c’est que certains personnages se retrouvent dans tome à l’autre ce qui crée un lien supplémentaire avec le lecteur.

Des héroïnes vives et pétillantes, un contexte historique parfaitement rendue, de l’humour, ce sont les atouts de la formidable trilogue de Marie Desplechin que je conseille aux petits comme aux grands.

2 réflexions sur “Satin Grenadine et Séraphine de Marie Desplechin

  1. Pingback: La capucine de Marie Desplechin | Plaisirs à cultiver

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