La capucine de Marie Desplechin

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Louise travaille chez un maraîcher à Bobigny. Sa mère, Clémence, a du aller travailler comme domestique dans une famille bourgeoise. Elle a laissé sa fille aux bons soins de Bernadette, qui cuisine divinement bien et est visitée par les esprits (notamment celui de Victor Hugo !). Louise a une forte personnalité pour ses 13 ans. Elle n’hésite pas à se défendre physiquement contre ceux qui lui cherche querelle. Ce qui lui est bien utile dans le monde très masculin des maraîchers. La vie de la jeune fille va changer, et celle de Bernadette également, quand cette dernière va vendre ses fameux confits de porc dans une riche demeure parisienne. Louise devra, quant à elle, leur vendre des légumes de Bobigny. Et les voilà parties pour de nouvelles aventures dans la capitale !

« La capucine » est le troisième volet des filles du siècle et comme les deux premiers, il montre comment une jeune fille de 13 ans va tracer sa voie en 1884. C’est sa compétence, son amour pour son travail qui seront les clefs de l’indépendance pour Louise. On sent dans ce roman le souci écologique de Marie Desplechin. La jeune fille connaît parfaitement la terre, elle la respecte et sait comment y faire pousser des légumes, des fleurs et autres plantes. A sa manière, Louise fait de la permaculture avant l’heure. Marie Desplechin nous montre à quel point la région Ile-de-France était autosuffisante et ce que nous avons perdu en terres agricoles et en savoir-faire.

Comme dans les deux autres volumes, nous avons le plaisir de retrouver certains personnages de « Satin Grenadine » et de « Séraphine ». C’est vraiment quelque chose que j’ai énormément apprécié dans la lecture des trois tomes. Certains personnages sont tellement attachants que l’on aimerait pouvoir encore les revoir. Et en plus de l’esprit de Victor Hugo, nous avons le grand honneur de rencontrer Alexandra Dumas qui se reconnaît en Louise puisqu’elle est métisse comme lui. Ses apparitions sont réjouissantes.

« Les filles du siècle » est une trilogie extrêmement agréable à lire et où l’émancipation des femmes est le thème récurrent. Il faut souligner le formidable travail sur les couvertures, les dessins sont de Mayalen Goust. Elles sont toutes les trois splendides !

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