Nêne d’Ernest Pérochon

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Madeleine est gagée chez Michel Cordier, un veuf avec deux enfants en bas âge. La jeune femme doit tenir la maison et s’occuper des petits. Sans enfant, Madeleine s’attache très profondément à ceux du fermier, allant jusqu’à dépenser son argent personnel pour eux. Michel Cordier est très satisfait de son travail et il la laisse gérer entièrement sa maison ce qui ne plaît pas à tous. C’est le cas de Boiseriot, le valet de ferme, qui a en plus vu ses avances repoussées. Il veut se venger de Madeleine et la voir quitter la ferme.

« Nêne » est le deuxième roman d’Ernest Pérochon et il obtint le Prix Goncourt en 1920. Il s’inscrit dans une veine naturaliste, les descriptions de la vie à la ferme sont très précises. De même, l’ambiance oppressante du village est très bien rendue. S’y côtoient des catholiques, des dissidents et des protestants, ce qui crée de fortes tensions et jalousies entre les habitants. Mais « Nêne » est avant tout un beau et touchant portrait de femme. Madeleine a un cœur simple, elle est solide, honnête, modeste et entière. Sa fidélité à sa famille, aux enfants de Michel Cordier est totale. Elle donne tout, argent et sentiments, à ceux qu’elle aime. Et comme Madeleine est incapable de se défendre face à la méchanceté, son destin sera inévitablement tragique à l’instar d’une Gervaise.

Ernest Pérochon est un auteur aujourd’hui méconnu et peu lu. « Nêne » vaut d’être redécouvert pour ses qualités littéraires et son personnage principal émouvant.

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