Nous avons récemment dit adieu à 2018, il est donc grand temps de faire un bilan de mes lectures. Durant cette année, j’ai lu 71 romans et 21 bande-dessinées. C’est un peu moins bien que 2017 mais il faut dire que j’ai terminé 2018 avec « La maison d’Âpre-vent » de Charles Dickens qui fait plus de 1000 pages, de quoi réduire le nombre de livres lus pendant les vacances de Noël !
Et voici mon top 5 de 2018 :
Impossible de départager les deux romans en tête de mon classement et pourtant ils n’ont rien en commun. D’un côté, il y a la sensualité d’un premier amour, la chaleur de l’Italie en été, l’art et le magnifique Elio. De l’autre, Leo Perutz nous entraîne dans la ville de Prague sous Rodolphe II pour nous raconter la fortune et la chute de Mordecaï Meisl et celle du ghetto juif à l’aide d’une construction époustouflante. Rien a voir donc sinon une qualité littéraire supérieure et des récits prenants et touchants.

J’ai terminé l’année 2018 en bonne compagnie avec mon cher Dickens et l’un de ses meilleurs romans : « La maison d’Âpre-vent ». J’ai retrouvé tout ce qui fait la force de l’auteur victorien : une galerie impressionnante de personnages, la dénonciation d’un système injuste (ici le système judiciaire), de l’humour, Londres pendant la révolution industrielle et une intrigue foisonnante. Dickens fait preuve d’une maîtrise remarquable tout au long du roman et il s’amuse même à alterner les points de vue. Du grand art !

2018 m’a permis de renouer avec un héros de mon enfance (grâce au dessin animé et à une version abrégée du roman) : Tom Sawyer. Quel plaisir de retrouver le facétieux personnage de Mark Twain ! La lecture du roman est un vrai délice, c’est rythmé, drôle, plein de malice tout en étant tendre et grave. Mark Twain a vraiment créer un personnage phare de la littérature américaine avec ce jeune garçon espiègle. Et 2019 sera l’année de Huckleberry Finn !

Enfin, je me suis décidée à lire « La servante écarlate » de Margaret Atwood ! Il me faisait de l’œil depuis tellement longtemps ! Et sa réputation n’est pas galvaudée. L’auteure canadienne a écrit là une formidable dystopie féministe qui malheureusement reste toujours d’actualité. Tout est plausible dans ce roman et c’est ce qui nous glace à sa lecture. Je vous conseille également la saison 1 de la série (je n’ai pas encore vu la deuxième) qui est très réussie.

« Numéro 11 » m’a permis de retrouver un de mes auteurs contemporains préférés : Jonathan Coe. Celui-ci revient à sa veine sociale, celle de « Testament à l’anglaise » ou de « Bienvenue au club ». Il épingle avec humour les travers de ses contemporains, les absurdités de notre époque et y rajoute une pointe de fantastique. J’ai hâte de le retrouver car son prochain roman parlera du Brexit et cela promet d’être caustique !
Deux premiers romans m’ont également marquée cette année et ils sont tous les deux écrits par des romancières britanniques (how surprising !) :
« Ecoute la ville tomber » révèle une voix forte, rugueuse et originale dans son emploi de la langue. L’originalité de « Eleanor Oliphant va très bien » réside dans son personnage principal atypique, sans cesse en décalage par rapport aux autres et habité par une grande solitude.
La bande-dessinée de l’année n’a pas de concurrence et elle est tout en haut du podium, très loin de tout ce que j’ai pu lire dans cette catégorie :

Cette BD est un bijou, une alliance parfaite du fond et de la forme. Le dessin de David Sala s’inspire des œuvres de la Sécession viennoise et c’est tout simplement splendide.
Il n’y a pas beaucoup d’auteurs français dans ce bilan et pourtant j’ai beaucoup aimé certains de leurs romans : « Tenir jusqu’à l’aube » de Carole Fives, « Avec toutes mes sympathies » de Olivia de Lamberterie, « Le guetteur » de Christophe Boltanski.
Et puis, il y le livre autour duquel j’ai tourné pendant des mois et que je n’ai toujours pas lu : « Le lambeau » de Philippe Lançon. Je m’engage donc à le lire en 2019 !
Encore une année littéraire qui fut riche et très variée, j’espère qu’elle le fut également pour vous tous. Espérons que 2019 le sera tout autant et que les livres vont se multiplier !



























