Depuis janvier, George et Miss Bouquinaix ont mis en place un plan Orsec pour sauver nos PAL en danger. Je me suis engagée à lire chaque mois 2 livres de ma PAL et 1 de ma PAL prêt (c’est un problème d’avoir des copines blogueuses !). Comme vous allez le constater, le contrat a bien été rempli en janvier mais un peu moins en février. Il va falloir que je me rattrape !
Ce bilan mensuel me permet d’inaugurer un nouveau rendez-vous : les films du mois. Je me suis rendue compte que je ne partageais plus mes sorties ciné avec vous. Et pourtant, je continue à user mes pantalons dans les fauteuils rouges des salles obscures.
Voici mes coups de cœur de février :
Lulu passe un entretien d’embauche pour être secrétaire mais peu sûre d’elle et sans expérience elle est refusée. Elle téléphone à son mari qui l’engueule et lui dit qu’elle s’est ridiculisée en allant à cet entretien. Lulu manque son train et commence alors une fugue loin de son foyer, une errance libératoire où les belles rencontres vont se multiplier. « Lulu femme nue » est un très beau film sur la renaissance d’une femme qui se laisse vivre et oublie le temps de quelques jours le poids des responsabilités. Le film est porté par une Karin Viard lumineuse entourée par Bouli Lanners, toujours parfait, et Claude Gensac, émouvante et attachante.
Vous ne regarderez plus votre boîte à sucre de la même manière après avoir vu « Minuscule ». La découverte de l’une d’entre elles par des fourmis noires va occasionner moultes aventures trépidantes et surtout une rencontre avec une charmante coccinelle. C’est un régal absolu de voir évoluer ces insectes vrombissant et bourdonnant. C’est drôle, émouvant, intelligent et cerise sur la gâteau : il y a un clin d’œil à « Psychose » qui a fini de me faire craquer pour ce film d’animation très réussi.
« Le vent se lève » est le dernier opus de Hayao Miyazaki, le grand magicien du dessin animé prend sa retraite. On retrouve dans ce film sa grande obsession du vol. Son personnage principal, qui a existé, Jiro, ne rêve que de voler. Ayant une mauvaise vue, il ne peut devenir pilote et devient donc ingénieur aéronautique. Il sera le créateur du fameux avion zéro (la redoutable arme japonaise durant la 2nd Guerre Mondiale). Il y a moins de fantaisie dans ce dernier film que dans les précédents, moins de magie et de fantastique. Et je pense que cela m’a manqué, certains passages sur la création du modèle zéro m’ont semblé un peu longs. Malgré cela, je reste enchantée par l’univers de Miyazaki, ses dessins sont magnifiques et poétiques.
Et sinon :
- « Much ado about nothing » de Joss Whedon est une adaptation honnête de la pièce de Shakespeare avec de bons comédiens mais qui n’arrive pas au niveau de celle de Kenneth Brannagh.
- « Philomena » de Stephen Frears a un joli casting (Judi Dench et Steve Coogan) pour nous raconter l’histoire de cette irlandaise qui cherche à retrouver son fils qui lui a été enlevé cinquante ans plus tôt. L’émotion et l’humour se marient pour ce plaisant divertissement.
- « American bluff » de David O’Russel. Contrairement au titre, vous ne serez pas bluffés par cette arnaque simplette et banale. Les acteurs, très bien, ne sauvent pas ce film beaucoup trop long.
- « Les grandes ondes (à l’ouest) » de Lionel Baier est un road movie à travers le Portugal de 1974 où une équipe de journalistes suisses est envoyée pour mettre en valeur l’aide apportée par leur pays aux Lusitaniens. Et ils tombent au moment de la révolution des Œillets. Une comédie délicieuse, pleine de joie de vivre avec un casting impeccable.







La force de cette adaptation est la performance de Bette Davis dans le rôle de Fanny Skeffington. Elle est aussi parfaite en jeune coquette qu’en vieille femme pathétique. Elle est agaçante, snob et finalement touchante. Claude Rains incarne un M. Skeffington sobre, patient et follement amoureux de son impossible femme.
Le film est très mélodramatique, il n’a pas l’ironie et le piquant du roman. Cette adaptation est typique de ce que produisait Hollywood dans les années 40 : une facture classique et soignée, de grands acteurs. Cette œuvre, qui aurait quand même méritée d’être raccourcie, reste plaisante à regarder. Bette Davis y fait montre, comme toujours, de son immense talent.







































