Adieu 2013….

Et bonjour à 2014 ! Comme toujours, le début de la nouvelle année est l’occasion de faire des bilans. En 2013, j’ai lu 87 livres et c’est un peu moins que l’année dernière (89 en 2012). Je reste néanmoins assez constante et je ne compte pas les bandes-dessinées, pourtant j’en ai découvert beaucoup grâce au challenge Halloween de ma chère Lou et sa comparse Hilde. J’ai publié au total 118 billets durant cette année 2013. Je décerne mes trois coups de cœur de l’année aux romans suivants (roulements de tambour…) :

-Au temps du roi Édouard de Vita Sackville-West

-Mrs Parkington de Louis Bromfield

-Esprit d’hiver de Laura Kasischke

Et je remets également un coup de cœur du premier roman à « Yellow birds » de Kevin Powers.

L’année 2014 voit la fin de mon challenge Hitchcock mais le challenge I love London, avec ma complice Maggie, se poursuit jusqu’en septembre 2014. Image Avec Lou, nous vous avons emmenés en Angleterre au mois de juin et vous avez été encore une fois très nombreux à voyager avec nous. Puisque votre enthousiasme ne faiblit pas, nous vous donnons rendez-vous en juin : Back to England !!!  ImageEt je vous propose également de poursuivre le challenge américain de Noctenbule en septembre avec le retour de mon mois américain à l’occasion du formidable Festival America de Vincennes. Image Et n’oubliez pas que le challenge British mysteries de Lou et Hilde ainsi que le challenge My self de Romanza se terminent tous deux fin janvier. Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter  une merveilleuse et livresque année 2014 ! Have fun !  image

Déjà 6 ans….

Après ma copine Lou et aujourd’hui Jérôme,  c’est à mon tour de fêter l’anniversaire de mon blog. Déjà six ans que ce lieu existe et je n’en reviens pas ! Le temps a passé bien vite et je ne pensais pas être capable de tenir aussi longtemps et surtout d’écrire autant de billets !

L’idée d’ouvrir ce blog ne venait pas de moi à l’origine (je rends à César ce qui lui revient), j’avais un peu peur du travail que cela pouvait représenter. Je n’avais pas tout à fait tort mais je me rends compte que je mets en ligne des billets de plus en plus souvent ! Je me suis finalement prise au jeu et je n’ai pas envie de m’arrêter.

Grâce à ce blog, j’ai fait de magnifiques rencontres, je pense à mes très chères Frogs Victoriennes (Lou, Cryssilda, Isil, Delphine et Lamousmé)  et à Maggie qui sont devenues des amies ; je pense à celles que j’ai croisées et que j’espère revoir. Et bien entendu, j’espère faire encore plein de belles rencontres !

Je voulais également vous remercier de venir me lire, certains depuis le début ! Quel plaisir de lire vos commentaires, de discuter sur un livre, un auteur, un film ou une série ! J’espère que vous continuerez à prendre plaisir à venir ici, c’en est toujours un pour moi de visiter vos blogs.

Je m’arrête là car mon discours finit par ressembler à la cérémonie des césars !!! Bise à tous et bonne journée malgré la grisaille !

(En Cornouailles, on ne plaisante pas avec le brouillard…)

Marathon de lecture

C’est parti pour le marathon de lecture organisé par Lou, Hilde et Karine:). J’ai choisi la formule « Dernier jour sur terre », je vais lire aujourd’hui de 10h à 22h. Ma PAL est prête, la voici :

2013-10-12 09.29.41 (2)Je pense qu’elle est assez variée pour que je tienne jusqu’à 22h ! Bon marathon à tous et à toutes !

10h : C’est parti ! Je commence par « Instinct primaire » de Pia Petersen, une centaine de pages pour se mettre en jambes ! Bon début de marathon à tout le monde et surtout have fun !

11h45 : Premier livre terminé, 107 pages où Pia Petersen défend sa liberté et son indépendance face à la norme sociale. Un court mais beau texte que je vous conseille. Je vais maintenant me tourner vers la BD avec le tome 1 de Courtney Crumrin.

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13h : Je laisse Courtney Crumrin avec ses nouveaux amis de la nuit et je me dirige vers ma cuisine ! Une petite pause s’impose !

13h45 : Je reprends mes lectures avec « Tyrannicide  » de Giulio Minghini, dans la collection Les affranchis de Nil comme « Instinct primaire » lu plus tôt. Un bon thé et quelques friandises vont m’aider à reprendre ce marathon.

2013-10-12 13.40.50 (2)15h : J’ai terminé l’acide Tyrannicide, j’aimerais bien savoir si les éditions Gallimard ont réagi à la publication de ce livre de Giulio Minghini. Je reste dans les réflexions sur la littérature et continuant ma lecture de « Lectures intimes » de la grandissime Virginia Woolf.

16h22 : Un billet pour les mercredis BD et 38 pages de Virginia Woolf en 1h20, j’ai besoin d’une pause et je vais me préparer des scones pour accompagner mon thé de 5 h. Et vous amis marathoniens, où en êtes-vous ?

17h : Les scones sont cuits, je reprends ma lecture de Virginia Woolf.

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18h50 : Après une pause télévisuelle, je reprends, pour le terminer, « Lectures intimes ».

20h10 : Je viens de terminer « Lectures intimes », Virginia parle merveilleusement bien de la littérature. La fatigue se fait sentir, je vais donc finir mon RAT avec des « Histoires de fantômes » sélectionnées par Roald Dahl.

22h : Mon dernier jour sur terre s’achève et le bilan est de 519 pages ce qui raisonnable. J’ai pu finir « Lectures intimes », lire deux ouvrages de la collection « Les affranchis » et ma bande-dessinée de mercredi prochain. « Histoires de fantômes » m’accompagnera encore demain puisque je n’ai lu que deux nouvelles sur dix.

Merci aux formidables organisatrices de ce marathon : Hilde, Lou et Karine et aux nombreuses pom-pom girls qui sont venues soutenir le moral des troupes ! Je souhaite beaucoup de courage à celles qui continuent. J’espère que leur nuit sera peuplée d’esprits maléfiques, d’ectoplasmes, de citrouilles ricanantes et de grincements inquiétants qui leur permettront de rester bien éveillés !

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Je ne retrouve personne d’Arnaud Cathrine

Verticales

Aurélien Delamare est chargé (forcé plutôt) par ses parents et son frère de régler la vente de la maison familiale en Normandie. Villerville est l’endroit où il a grandi et qu’il a fui à dix-huit ans pour Paris. Aurélien y est devenu écrivain et a évité les retours en Normandie. Il vient de publier un roman qu’il n’aime pas, qu’il ne juge pas nécessaire. Le voyage en Normandie lui évite d’avoir à le défendre dans les médias. En fuite perpétuellement, Aurélien va pourtant prolonger son séjour et enfin affronter les fantômes de son enfance. « Car c’est bien ça dont il s’agit : la maison va être vendue et je donnerais cher pour ne pas avoir à la vider, comme l’on refuserait d’aller à la reconnaissance d’un corps. Je savais ma jeunesse révolue ; aujourd’hui j’ai la tardive et imparable occasion d’en déplorer enfin la disparition. Je n’ai pas vu le temps filer ; écrire, devenir, ne pas se retourner. Et je n’ai pas eu grand mal à laisser cette vie-là où elle était tant qu’elle n’était pas enterrée. La vie sans date butoir. Mais il fallait bien que je me retrouve un jour, comme tout le monde, au seuil d’une affaire classée. »

De nouveau, Arnaud Cathrine explore l’intime et l’histoire personnelle. Aurélien a trente cinq ans, il ne s’est jamais remis de sa rupture avec Junon cinq plus tôt sur la plage de Villerville. Son retour en Normandie va lui permettre malgré lui de faire un bilan et de tenter de refermer ses blessures. Il écrit son journal qui au fur et à mesure s’étoffe et prend la forme d’un véritable livre. Celui qu’il rêvait d’écrire, celui exprimant au mieux son être et son besoin de liberté. Aurélien a toujours suivi les chemins de traverse, s’éloignant de la norme sociale tant souhaitée. Le doute, l’incertitude de la vie d’Aurélien se révèlent plus choisis que contraints. Peut-être une nécessité pour s’ouvrir aux potentiels de la fiction. Aurélien retrouve d’anciens amis ou connaissances sans pouvoir les reconnaître vraiment. Ses rencontres ferment enfin son enfance. Après ces retrouvailles, Aurélien pourra vraiment prendre le large. C’est avec une extrême délicatesse qu’Arnaud Cathrine peint ce trentenaire à la dérive. Une douce mélancolie accompagne le retour aux sources d’Aurélien qui ne devra pas se laisser submerger par elle.

La superbe couverture du roman, photo réalisée par Arnaud Cathrine, caractérise bien l’ambiance du livre : un ciel changeant, une plage presque déserte, une maison imposante et une belle lumière. J’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver Arnaud Cathrine que je n’avais pas lu depuis « Le journal intime de Benjamin Lorca » qui était déjà le portrait d’un écrivain. Celui d’Aurélien Delamare est âpre, sensible et lumineux. Un très bon premier livre de cette rentrée littéraire.

Les matchs de la rentrée littéraire

La rentrée est belle et bien là et grâce aux matchs de la rentrée littéraire de Price Minister la reprise est moins difficile ! Comme les années précédentes, il nous est proposé de recevoir un livre de la rentrée littéraire et d’en faire la critique sur nos blogs.

Vous trouverez le détail de l’opération et la liste des livres sélectionnées cette année ici.

Si vous souhaitez participer, le formulaire d’inscription est déjà disponible ici.

Pour ma part, j’ai choisi « Esprit d’hiver » de Laura Kasischke que je n’ai jamais lue. C’est l’occasion de la découvrir avec ce nouveau roman très chaleureusement conseillé par MissLéo.

Bonne rentrée à tous !

 

Résultats concours « Du côté de chez Swann »

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Je vous avais demandé il y a quelques temps quel nom Marcel Proust voulait donner à son œuvre au moment où il écrivit « Du côté de chez Swann ». Il s’agissait « Des intermittences du cœur » . Il est vrai qu’il a hésité avec beaucoup d’autres titres mais celui-ci était le dernier avant « A la recherche du temps perdu ».

J’ai eu beaucoup de réponses et après un tirage au sort les deux gagnants sont :

Laurent et Delphine !

Un grand bravo à tous les deux et un grand merci aux éditions Folio et à Lise qui m’ont permis de rendre hommage à Marcel Proust.

 

Du côté de chez Swann-concours

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« Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n’avais pas le temps de me dire : « Je m’endors ». Et, une demi-heure après, la pensée qu’il était temps de chercher le sommeil m’éveillait ; je voulais poser le volume que je croyais avoir encore dans les mains et souffler ma lumière ; je n’avais pas cessé en dormant de faire des réflexions sur ce que je venais de lire, mais ces réflexions avaient pris un tour un peu particulier ; il me semblait que j’étais moi-même ce dont parlait l’ouvrage : une église, un quatuor, la rivalité de François Ier et de Charles Quint. « 

Ceci est l’un des incipit les plus connus de la littérature française, le début d’une œuvre extraordinaire et unique : A la recherche du temps perdu. A l’occasion du centenaire de la publication de « Du côté de chez Swann » chez Grasset, les éditions Folio ont réédité ce livre dans un coffret qui contient un livret d’illustrations. A différentes périodes, l’œuvre de Marcel Proust fut illustrée par des artistes variés comme Kees Van Dongen, Hermine David (la femme de Pascin), Pierre Laprade, etc … Chaque illustration est accompagnée de l’extrait du texte auquel elle correspond.

2013-07-27 19.01.23Kees Van Dongen

« A la recherche du temps perdu » est le récit d’une vie, de l’écriture d’une œuvre et de la découverte de la puissance de l’art. Il transcende et magnifie la vie. « Du côté de chez Swann » est l’ouverture de la recherche, l’enfance du narrateur mais on y trouve les grands thèmes : la tendre relation du narrateur et de sa mère ; la mémoire des sensations avec la célèbre scène de la madeleine dans le thé ; l’amour passionnel et exclusif avec la relation de Charles Swann et d’Odette ; les deux côtés : celui de Swann (la bourgeoisie) et celui de Guermantes (l’aristocratie, le grand monde).

2013-07-27 19.01.45Yan Nascimbene

Swann est un modèle pour le narrateur, c’est un esthète qui rend visite aux parents du narrateur. Ce dernier l’écoute avec bonheur. L’amour de Swann pour Odette est emblématique de la recherche : il naît d’une émotion esthétique (une phrase de la sonate de Vinteuil), il devient rapidement exclusif, jaloux et anxieux. Le narrateur connaît également ses premiers émois amoureux en observant Gilbert Swann, il traine sa grand-mère sur les Champs-Elysées en espérant l’apercevoir. L’obsession amoureuse, qu’il développera pour Albertine, est déjà présente.

2013-07-27 19.02.50Hermine David

Je vous propose donc d’entrer dans l’œuvre incomparable de Marcel Proust en gagnant deux coffrets de ce premier volume de la recherche.

Il vous faut pour cela répondre à la question suivante :

-Quel titre pensait donner Marcel Proust à son œuvre avant de choisir « A la recherche du temps perdu » ?

Vous pouvez me répondre jusqu’au 2 août à l’adresse suivante : plaisirsacultiver@yahoo.fr

Merci à Lise et aux éditions Folio pour ce concours.

Marcel_Proust-originalPortait de Marcel Proust par Jacques-Emile Blanche (clin d’œil à ma copine Maggie)

Résultat du concours « Orgueil et préjugés »

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La question que je vous avais posée, pour gagner deux exemplaires de ce coffret « Orgueil et préjugés », était : –Quel auteur comparait les romans de Jane Austen à « un exquis travail au petit point » ?

Et la réponse est Vladimir Nabokov dont voici l’exacte citation :

« De ce panier à ouvrages, écrit-il, sort un exquis travail au petit point, il y a chez cet enfant quelque chose de merveilleusement génial.  »

Vous avez été nombreux à participer et après un tirage au sort voici les deux gagnantes :

Frédérique et Gwordia

Bravo à toutes les deux et merci de bien vouloir m’envoyer vos adresses sur plaisirsacultiver@yahoo.fr

Encore merci aux éditions Folio et dans quelques jours je vais vous faire gagner un autre coffret… Wait and see !

Orgueil et préjugés suivi de Amour et amitié-concours

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Pour le bicentenaire de la publication de « Orgueil et préjugés », les éditions Folio ont eu la bonne idée de rééditer le roman dans un joli coffret. En complément du chef-d’œuvre de Jane Austen, le coffret contient également une nouvelle intitulée « Amour et amitié ». Je vous ai déjà parlé de « Orgueil et préjugés », de sa finesse psychologique, son humour cinglant envers la société georgienne, l’exquise délicatesse de l’écriture de Jane Austen. En bref, ce livre est pour moi (et pour beaucoup d’entre vous) un incontournable de la littérature anglaise.

« Amour et amitié » fait partie des textes de jeunesse de l’auteur. Il fut achevé en 1790 alors que Jane Austen n’a pas encore quinze ans. Comme « Lady Susan », il s’agit d’une fiction épistolaire. Isabel demande à son amie Laura de raconter sa vie à sa fille Marianne. La vie de Laura fut rocambolesque et agitée. Après un coup de foudre expéditif (mariage à la clef quelques heures après la rencontre), Laura et son mari Edward sont en butte à la jalousie de la famille du jeune homme et doivent affronter une poursuite pour dettes, un emprisonnement, une fuite éperdue en Écosse et la mort brutale d’Edward. Ce type de péripéties invraisemblables fait penser au « Candide » de Voltaire qui lui aussi accumule les mésaventures. Mais il s’agit surtout pour Jane Austen de se moquer des romans sentimentaux très en vogue à l’époque. Elle en utilise d’ailleurs les codes : coups de foudre, fortes émotions, des coïncidences qui s’enchaînent (la plus belle étant un grand-père qui retrouve, dans une auberge au fin fond de l’Écosse, ses quatre petits-enfants qu’ils n’avaient jamais vus auparavant !), la lutte contre l’adversité. Jane Austen y raille surtout l’exacerbation des sentiments à l’excès et la sensiblerie. Laura passe son temps à tomber en pâmoison à la moindre émotion ! Se croyant supérieure aux autres grâce à sa profondeur de sentiments, elle méprise et juge son prochain au premier coup d’œil : elle refuse de lier connaissance avec une Bridget car ce prénom est vulgaire et celle qui le porte forcément grossière et inculte. On apprend également que les ronflements sont signe d’ignorance et d’un manque de délicatesse, pas la peine de s’intéresser à la personne qui les produit !

Comme vous le voyez, Jane Austen s’est beaucoup amusé à écrire cette petite histoire destinée à divertir sa famille et elle approfondira sa critique de ce type de roman dans « Northanger Abbey » rédigé en 1798-99.

Les éditions Folio et moi-même vous proposons de gagner deux coffrets « Orgueil et préjugés ». Pour gagner, il faudra répondre à la question suivante :

Quel auteur comparait les romans de Jane Austen à « un exquis travail au petit point » ?

La réponse se trouve sur mon blog et vous avez jusqu’au 25 juillet pour me donner votre réponse à l’adresse suivante : plaisirsacultiver@yahoo.fr

Bonne chance à tous et merci à Lise et aux éditions Folio !