
1814, Anne Spencer, âgée de 17 ans, se rend à Guildford, un petit village du Surrey, pour venir en aide à sa cousine Jenny. Elle vient en effet d’accoucher de son troisième enfant. David, le mari sympathique et volubile de Jenny, offre à celle-ci « Orgueil et préjugés ». La jeune femme n’est pas une grande lectrice contrairement à Anne qui va le dévorer avec délice. Son enthousiasme l’emmènera à écrire à Jane Austen. Parallèlement à sa découverte de l’œuvre de l’autrice, notre héroïne fait la connaissance de la petite communauté de Guildford : Lady Caroline qui se prend d’amitié pour Anne, son neveu Mr Clarke qui a le charme ténébreux de Mr Darcy, le discret William et sa charmante sœur Charlotte, le sémillant capitaine Gloover. Un bal, un pique-nique vont ravir la jeune Anne. Mais le pasteur Nicolls décède soudainement ce qui intrigue terriblement Lady Caroline et Anne.
« Chère Jane Austen » est une austenerie réussie qui est également un cosy mystery. Béatrice Egémar a eu la bonne idée de faire de Jane Austen un personnage secondaire de son roman. Elle apparait au travers de ses livres lus par Anne et des lettres qu’elles échangent. L’intrigue est bien construite, la plume de Béatrice Egémar est élégante, pleine d’esprit et parfaitement en phase avec l’époque Régence. Les personnages sont attachants et surtout Anne d’un naturel et d’une franchise désarmants. Son amour de la littérature et de Jane Austen en particulier est réjouissant.
« Chère Jane Austen » est un hommage délicieux et tout à fait convaincant à l’autrice de « Raison et sentiments ».
voilà qui me tente bien… j’ai sur ma table de chevet ses correspondances avec ses nièces. Je comptais les lire pour le mois anglais et puis d’autres lectures se sont interposées…