
Mai-juin 1883, Emma M. Lion est en mission pour sa tante Eugenia. Elle doit participer à toutes les réceptions, thés, soirées de cartes, bal qui permettront à sa cousine Arabella de trouver un mari. Ce n’est pas qu’Emma soit enthousiasmée par ses nombreuses mondanités mais elle a besoin du soutien de sa tante (notamment pour renouveler sa garde-robe). La jeune femme doit encore trouver des solutions pour conserver sa maison, la Lapis-Lazuli House. Elle a commencé par louer une partie indépendante de sa demeure familiale à un mystérieux locataire. Emma ne l’a vu que du haut de son grenier jusqu’à ce qu’elle reçoive un message de sa part à travers une fissure dans le mur.
Quel plaisir de retrouver la délicieuse héroïne de Beth Brower pour ce deuxième volume de son journal. Les aventures d’Emma sont toujours aussi savoureuses et ses réparties piquantes. Deux scènes mémorables soulignent la fantaisie de l’univers imaginé par Beth Brower : le conclave des Jane Eyre qui protégeaient le roman de Charlotte Brontë à Fortitude, école préparatoire pour filles ; un repas entre Emma, son cousin Archibald et le locataire qui sera perturbé par un chat (nommé Tybalt, Shakespeare a toujours la côte à la Lapis Lazuli House) et le fantôme d’un romain. On s’amuse décidément beaucoup auprès des habitants du quartier de St Crispian. Et, dans ce volume 2, nous faisons connaissance de nouveaux personnages extrêmement prometteurs : le fameux locataire qui s’avère être photographe de guerre, Roland Sutherland, un ennemi d’enfance d’Emma au charme incontestable, l’imperturbable duc d’Islington, rencontré dans une bibliothèque durant une soirée. J’ai hâte de retrouver tout ce petit monde dans le prochain tome.
Il faudra attendre le mois de septembre pour connaître la suite des aventures d’Emma M. Lion alors que plusieurs évènements restent en suspens. L’attente risque de me paraitre longue !
Traduction Fanny Caldin