Les invisibles de R.J. Ellory

Syracuse, état de New York, février 1975, une institutrice est retrouvée assassinée chez elle. Nouvelle recrue de la police, Rachel Hoffman est la première sur les lieux. Dans la main de la victime, un papier comporte une citation de « La divine comédie » de Dante : « Toi qui entres ici, abandonne tout espoir. » Un mois après, un autre corps est découvert et le même mode opératoire a été utilisé : la victime est endormie avec des barbituriques puis elle est étouffée avec du chloroforme. La série ne va pas s’arrêter là. L’agent Hoffman va être appelée en renfort par l’inspecteur en charge de l’enquête. Pour elle, ce n’est que le début du voyage aux côtés de Dante et elle va être intimement liée à cette affaire.

Le savoir-faire de R.J. Ellory n’est plus à démontrer, il excelle ici encore dans la construction de son intrigue. Elle débute en 1975 et s’achève en 1994. Cela nous permet de voir évoluer Rachel Hoffman, de voir son enthousiasme se muer en désillusion et les ténèbres l’étreindre. En revanche, sa détermination ne faiblira jamais, ce qui l’entrainera dans une spirale obsessionnelle. Le récit est particulièrement addictif et ne laisse aucun répit à son lecteur.

« Les invisibles » est un roman noir maitrisé qui questionne les mécanismes du mal à travers des décennies. Une lecture impossible à lâcher.

Traduction Etienne Gomez

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