Le visage de la nuit de Cécile Coulon

Dans le précédent roman de Cécile Coulon « La langue des choses cachées », le fils était venu dans le hameau du Fond du puits pour guérir un enfant atteint d’une grave fièvre. Ce dernier a survécu mais il fut totalement défiguré. Son père, un homme mauvais et violent, perdit la tête et fut enfermé. L’enfant fut alors recueilli par le prêtre et l’ancienne institutrice devenue aveugle. Tous deux décident de protéger l’enfant en l’enfermant pendant la journée et en l’éduquant. Rapidement, il s’échappe la nuit, retrouve le village où il a grandi et sa nature environnante. Durant ses balades clandestines, il rencontre une jeune fille qui, elle aussi, est obligée de vivre en recluse.

« Le visage de la nuit » prolonge l’atmosphère de conte gothique de « La langue des choses cachées ». Comme dans le précédent roman, les personnages n’ont pas de nom, l’époque et le lieu sont indéterminés. Le destin de l’enfant est terrible, il est puni, privé du monde en raison de sa laideur et de la possible méchanceté de ceux qui pourraient le croiser. Mais de la noirceur surgit la lumière puisque le garçon va réparer la beauté des morts en commençant par des animaux croisés la nuit. Ce personnage est extrêmement touchant, poursuivi par la violence, il tente malgré tout de donner un sens à sa vie.

« Le visage de la nuit » envoûte son lecteur grâce à la plume poétique et intense de Cécile Coulon, grâce à l’atmosphère mystérieuse du Fond du puits et à la profonde humanité de ses personnages.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.