
Après dix ans sans avoir vu sa mère, Waldo décide de se rendre à la fête qu’elle organise sur la presqu’île où elle a acheté une maison grâce à ses droits d’auteur. Chaque été de son enfance, Waldo est venu avec sa famille sur la presqu’île. Avec son frère Adam, il avait sympathisé avec les sœurs Wilberforce : Annabel et Olivia. Leur mère tenait le seul hôtel du coin. Les quatre enfants étaient inséparables. Tout comme leurs mères qui nouèrent une profonde amitié. Les étés se succédèrent joyeusement jusqu’à ce qu’un terrible drame frappe les deux familles. Cette nouvelle fête sur la presqu’île permettra-t-elle de faire la lumière sur ces évènements ?
Avec son dernier livre, Julia Kerninon explore le genre du roman à suspens, du thriller psychologique. La nature du drame nous est connu dès le départ mais ses raisons nous resteront inconnues jusqu’aux dernières pages. Même si une partie de la résolution se laisse raidement deviner, Julia Kerninon a réussi à me surprendre. L’autrice aborde des thématiques fortes comme la violence masculine, le déni, la culpabilité, les secrets familiaux.
Contrairement à « Liv Maria » ou « Sauvages » qui mettaient en scène une héroïne indépendante et impulsive, l’intrigue de « La dernière des Wilberforce » nous offre une pluralité de points de vue ce qui m’a beaucoup plu. La fin du roman nous montrera à nouveau des femmes fortes mais cette fois elles se serrent les coudes et se protègent.
« La dernière des Wilderforce » se lit avec plaisir, ses courts chapitres nous entrainent jusqu’à la révélation finale.