West de Carys Davies

Depuis la mort de sa femme, John Cyrus Bellman, 35 ans, vit seul avec sa fille Bess. Dans sa ferme de Pennsylvanie, il élève des mules. Un jour, il lit dans le journal que des ossements gigantesques ont été découverts dans l’ouest. Totalement fasciné par cet article, Bellman veut se rendre là-bas pour voir si ces animaux existent encore. Rien ne peut le faire changer d’avis, sa curiosité est plus forte et il laisse sa fille de 10 ans en compagnie de sa soeur. Il part vers le Kentucky sans savoir si un jour il reverra Bess.

J’avais été enchantée par la lecture de « Éclaircie » et j’attendais beaucoup de « West ». Ce roman est le premier de Carys Davies qui avait été précédemment publié au Seuil en 2019. L’intrigue alterne le récit de l’aventure de Bellman avec celui de la vie de Bess à la ferme qui attend des nouvelles de son père. Chacun des deux protagonistes sera confronté à la violence du monde, des hommes. Carys Davies sait rendre ses personnages infiniment attachants. Avec beaucoup de finesse et d’acuité, elle décrit leurs états d’âme, leurs ressentis. Et comme dans « Éclaircie », la plume de l’autrice est concise, évocatrice et elle m’a encore une fois transportée dans des paysages sauvages, arides aux côtés de Bellman et ses fous espoirs.

« West » fut totalement à la hauteur de mes attentes et j’espère avoir le plaisir prochainement de lire d’autres romans de Carys Davies.

Traduction David Fauquemberg

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