Chantage d’Alfred Hitchcock

« Chantage » s’ouvre sur la vie quotidienne de policiers londoniens : arrestation, interrogatoire, mise en accusation, prise d’empreintes, incarcération du suspect. A la fin de la journée, le policier retrouve sa fiancée à la sortie de son travail. Un quotidien ordinaire, bien huilé mais qui va bientôt se gripper. Frank (John Longden) retrouve donc sa petite amie Alice (Anny Ondra) à la sortie du commissariat. Ils vont passer la soirée dans un restaurant à la mode. Frank semble heureux de cette soirée mais Alice semble s’ennuyer en sa compagnie. Elle commence alors à faire de l’œil à un autre homme (Cyril Ritchard). Frank s’en aperçoit et quitte furieux le restaurant. Alice, la frivole, part donc avec le deuxième homme. Ce dernier l’invite chez lui, il est peintre et lui montre son travail. Alice badine, flirte et se met à essayer des costumes. Le peintre se jette alors sur elle et tente de la violer. Alice réussit à se saisir d’un couteau et à tuer son agresseur. Elle quitte les lieux en état de choc. Le lendemain, l’affaire est confiée à Frank qui comprend rapidement qu’Alice est probablement responsable du meurtre. Que faire ? Protéger sa fiancée ou conserver son intégrité de policier ? Le choix de Frank est vite effectué mais un maître-chanteur va venir compliquer la vie du couple.

Blackmail_1

« Chantage » date de 1929 et il s’agit du premier film parlant d’Alfred Hitchcock. Il l’avait d’ailleurs tourné pour qu’il puisse sortir soit en muet soit en parlant, ne sachant pas ce que les producteurs allaient choisir. La petite anecdote amusante est le fait que l’actrice principale parlait très mal l’anglais alors que l’héroïne devait venir d’un milieu populaire. Anny Ondra a donc mimé les dialogues pendant qu’une actrice anglaise les récitait dans une cabine hors-cadre.

Après « The lodger », « Chantage » est le deuxième film à suspense de Hitchcock. C’est une œuvre parfaitement aboutie qui met en place beaucoup des thématiques chères à l’auteur. Un couple est au centre de l’intrigue, Frank et Alice doivent affronter et déjouer le destin ensemble. Inutile de vous citer des exemples, vous avez tous des couples célèbres et  glamour en tête lorsque est évoqué Alfred Hitchcock. La culpabilité est également très fortement présente dans cette œuvre. Elle donne lieu à des scènes très intéressantes. La culpabilité envahit complètement le quotidien d’Alice. La fameuse scène du petit déjeuner au lendemain du crime est très significative. Une voisine discute du meurtre avec les parents d’Alice, elle parle de couteau. La jeune femme n’entend plus alors que ce mot répété sans cesse. Elle est ensuite totalement paralysée lorsqu’elle doit se saisir du couteau à pain. Dans la scène de fin au British Museum, la course-poursuite entre la police et le maître-chanteur alterne avec des plans sur Alice rongée par son acte et la culpabilité. Cette scène au British Museum me fait d’ailleurs penser à d’autres fins de film sur des monuments célèbres :  « La cinquième colonne » dans la statue de la liberté et « La mort aux trousses » sur le mont Rushmore.

British

Le cadrage est parfaitement soigné et maîtrisé dans « Chantage ». Hitchcock aime à jouer avec le secret, avec ce qui est caché, laissant ainsi l’imagination du spectateur combler les vides. Le meurtre n’est pas montré. La scène se passe entièrement derrière les rideaux du lit à baldaquin. Deux mains en émergent : celle d’Alice cherchant désespérément un objet pour se défendre, celle du peintre qui tombe mollement et sans vie. De même, on ne voit pas le maître-chanteur dans la rue. Son ombre apparaît sur la porte de l’immeuble que vient de quitter Alice après le meurtre.

couteau

Ces différents éléments font de « Chantage » non pas une œuvre mineure de jeunesse mais l’un des tous premiers grands films d’Alfred Hitchcock.

Vu avec ma copine Maggie.

Logo Hitch

L'Impressionnisme et la mode

Le musée d’Orsay nous propose une exposition sur la mode chez les impressionnistes alliant peintures et accessoires de mode. En réalité l’exposition ne se limite pas à ce seul mouvement artistique puisqu’elle comporte des toiles de Courbet, James Tissot et Corot.

Femme en bleue-C. Corot

Le XIXème siècle voit l’émergence des grands magasins, comme celui du Louvre ou le printemps, et d’illustrés concernant les dernières modes (même Mallarmé en créa un).

Femme lisant-E. Manet

Les femmes changeaient de tenues en fonction des moments de la journée et de l’année. L’exposition montre très bien les différentes sphères dans lesquelles évoluent les femmes : l’intimité de la journée, le théâtre, les bals, l’été et ses sorties en plein air.

Dans la loge-M. Cassatt

Intérieur-B. Morisot

Femmes au jardin- C.  Monet

On peut voir l’évolution des robes entre 1860 et 1880. Les premiers modèles présentés sont constitués d’une crinoline faisant le tour de la robe et petit à petit l’avant de la robe s’aplatit et la crinoline se déplace vers l’arrière. Le volume qui se situe vers l’arrière s’appelle une tournure (ou faux-cul) et est souvent complété par une traîne. La silhouette de la femme s’allonge et s’affine. Les accessoires prennent une grande importance, on les dit de contenance ce que je trouve très joli. Les femmes complètent leur tenue avec une ombrelle, un éventail, des gants et surtout un chapeau sans lequel il ne saurait être question de sortir à l’extérieur.  

Le milieu social étudié par les impressionnistes est le leur, c’est-à-dire la bourgeoisie voire la haute bourgeoisie et le milieu artistique. Les milieux populaires ne sont quasiment pas représentés. On peut  signaler néanmoins « La chapelière » de Degas, « La demoiselle de magasin » de Tissot (on reste dans le milieu de la mode), « Rue de Paris, jour de pluie » de Caillebotte qui montre des passants ordinaires. La courtisane est représentée à deux reprises avec « Nana » de Manet et « Rolla » de Gervex mais qui sont inspirés de romans et non de situations réelles. C’est peut-être le seul défaut de cette exposition, elle ne nous montre pas comment la mode de la haute société descendait dans la rue et quelle forme elle y prenait.

La demoiselle de magasin- J. Tissot

Les hommes ne sont pas oubliés mais il est vrai que leur possibilité de fantaisie vestimentaire est plus réduite. Le costume masculin devient sobre, austère. La diversité peut se développer au niveau du tissu du pantalon, celui de la cravate ou du gilet. Je signale au passage que mon cher Dickens avait une vaste collection de gilets de costume (non vous ne rêvez pas, même en parlant d’une expo sur la mode et les impressionnistes, j’arrive à placer son nom !!).

Portrait d’homme-G. Caillebotte

La muséographie de l’exposition est vraiment très amusante. Robert Carsen, le scénographe, s’est totalement lâché et est allé au bout de son thème. Dans la partie consacrée à la ville, les cimaises sont recouvertes de tapisserie, nous entendons du piano, les espaces sont petits et donnent l’impression d’être dans des boudoirs. Pour les grands formats, les toiles sont présentées sur des cimaises rouges et entourées de sièges de salle de spectacle qui sont agrémentées du nom de leur propriétaire. Il s’agit de personnalités de l’époque ou de membres  de la haute société. L’exposition se termine à la campagne pour les belles journées d’été ensoleillées le long des bords de Seine. Les toiles sont disposées dans une grande salle où l’on entend un chant d’oiseau, il y a des bancs et du gazon sur le sol. Cette salle permet de vagabonder au milieu des œuvres comme pour une promenade. Certains trouveront peut-être cette muséographie too much mais je l’ai trouvée charmante et originale.

L’exposition du musée d’Orsay ne va pas révolutionner l’histoire de l’art du XIXème siècle mais si vous aimez ce siècle et que vous vous intéressez aux costumes, je ne peux que vous conseillez de vous y rendre avant le 20 janvier. Le musée ne se contente d’ailleurs pas de ces fonds propres (il y a bien entendu de nombreux classiques venant de leur collection comme « Le balcon » de Manet ou « Le déjeuner sur l’herbe » de Monet) et permet de découvrir certaines œuvres méconnues. Pour finir, je tenais à vous signaler la présence dans l’expo du sublime pastel de Manet intitulé « Irma Brunner » que je connaissais déjà mais qui me ravit à chaque fois que je le vois. Il représente pour moi la quintessence de l’élégance et quoi de mieux pour illustrer une exposition sur la mode ?

Irma Brunner-E. Manet

 

Billet récapitulatif I love London

Voici le billet récapitulatif pour le challenge que j’organise avec ma copine Maggie, vous pouvez laisser vos liens dans les commentaires de cette page.  Pour vous donner des idées de lecture, la bibliographie est ici.  

Asphodèle : un deuil dangereux d’Anne Perry.Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles de Giles Brandreth,

; Belette  : une étude en rouge,Conan Doyle, Le cadavre de Bluegate Fields de Anne Perry, Le portrait de Dorian Gray de Oscar Wilde,Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles de Giles Brandreth, Le chien des Baskerville de Arthur Conan Doyle, Les bienfaits de la mort de Lee Jackson, Scotland Yard-tome 2 de Dobbs & Perger, Le monde des quatre de Baker Street, City Hall, tome 3, Lapeyre et Guérin, Les aventures de Sherlock Holmes, Conan doyle, Son dernier coup d’archet, Conan Doyle, Les enquêtes d’Enola Holmes, Nancy Springer, Wiggins et Sherlock contre Napoléon, Béatrice Nicomède, black butler tome 12, Toboso, Les enquêtes d’Enola Holmes tome 3 de Nancy Springer, Jack L’eventreur, tome 1 et tome 2, Debois et Poupard, Les enquêtes d’Enola Holmes tome 2 de Nancy Springer, Sherlock Holmes et le necronomicon tome 1 et tome 2 , Cordurié et Laci, Penny Blood : Sherlock Holmes revient ! de Bob Garcia, Sherlock Holmes contre Jack l’Eventreur de James Hill, Sherlock Holmes contre Jack L’éventreur de Ellery Queen, Blackwell le pirate de la Tamise, La maitresse de l’attorney général; Les dentelles de la reine; Sherlock Holmes et associés de Mack et Citrin, Les faux-monnayeurs de Londres, Le parfum de la chatte en noir et autres pastiches érotiques de romans policiers de Etienne Liebig, Le livre des morts de David Stuart Davies, L’horreur du West End de Nicholas Meyer, Le jeu de la mort de Gyles Brandreth, Oscar Wilde et le cadavre souriant de Gyles Brandreth, Black Butler tome 13, Black Butler tome 14, Les quatre de Baker Street T1, Black Butler, tome 15; « City Hall – Tome 1″ de Guérin & Lapeyre; City Hall – Tome 2 : Guérin & Lapeyre; City Hall – Tome 4 : Guérin & Lapeyre; Sherlock Holmes Crimes Alley T2 ; « Le vrai journal de Jack L’Éventreur (d’après les notes du Dr. Watson) » de Bob Garcia; Ripper Street : Série – Saison 2; Black Butler – Tome 1 : Yana Toboso;Elephant Man – La véritable histoire de Joseph Merrick, l’homme-éléphant : Michael Howell & Peter Ford, Le bourreau de Hyde Park de Anne Perry; Sherlock Holmes, la BD dont vous êtes le héros, Meutre par décret – Murder by decree : Film Bob Clark (1979), Black Butler – Tome 6 : Yana Toboso, Black Butler – Tome 5 : Yana Toboso, Jack The Ripper – 6. Troisième victime : Elizabeth Stride, Jack The Ripper – 5. Les Lettres : « Dear Boss » – « From Hell » & « Saucy Jack », Élémentaire mes chers parents – Théâtre de Sherlock Holmes : Pardeilhan, J’étais Dora Suarez : Robin Cook, From Hell : Film d’Albert et Allen Hughes (2001), Jack The Ripper – 4. Deuxième victime : Annie Chapman, Black Butler – Tome 4 : Yana Toboso, Black Butler – Tome 3 : Yana Toboso, Black Butler – Tome 2 : Yana Toboso, Jack The Ripper – 3. Mais que fait la police ?, Jack The Ripper – 2. Première victime : Mary Anne Nichols, Jack The Ripper – 1. Petite histoire de l’East End, Retour à Whitechapel : Michel Moatti, Sherlock Holmes – 2.1 Amour, Sexe, Drogues et Rock’n Roll… [1. AMOUR]; Sherlock Holmes – 2. Amour, Sexe, Drogues et Rock’n Roll – 2.2 SEXE; Jack l’éventreur démasqué – L’enquête définitive : Sophie Herfort; 5. Sherlock Holmes : L’Escarboucle Bleue – The Blue Carbuncle; 4. Sherlock Holmes : La Ligue des Rouquins – The Red-Headed League; 3. Sherlock Holmes : Les Hommes Dansants – The Dancing Men; 2. Sherlock Holmes : Le ruban moucheté – The Speckled Band (Granada); Comment vivent les morts : Robin Cook; Jack The Ripper : Téléfilm (1988); Sherlock Holmes : Série Granada [Intro] et 1. Sherlock Holmes : Un scandale en Bohème – A scandal in Bohemia; 8. Sherlock Holmes en bref… et Le livre rouge de Jack L’éventreur de Stéphane Bourgoin; 6. Sherlock Holmes – Qui a dit « Sale caractère » ? [Part 2]; 7. Sherlock Holmes – Pour conclure (dans le foin ?); 5. Sherlock Holmes – Qui a dit « Sale caractère » ? [Part 1]; 6. Gédéon Theusmanie ? [Sherlock Holmes] et Whitechapel : Série (2009); 3. Holmes travestit [Sherlock Holmes] ; Bedford Park de Anne Perry; Un intérêt particulier pour les morts de Ann Granger; Ashworth Hall de Anne Perry

Céline : Du bout des doigts, Sarah Waters, A little princess, Frances H. burnett, Miss Petigrew lives for a day,

Chaplum :  A street cat named Bob de James Bowen, Le journal d’Asta de Ruth Rendell, Streets of London-L’histoire du rock dans les rues de Londres de Arnaud Devillard et Olivier Bousquet, Les demoiselles de la plume blanche de Jacqueline Winspear; Ronde de nuit de Sarah Waters, La douce colombe est morte de Barbara Pym; Apathy for the devil de Nick Kent, Back up de Paul Colize

Cryssilda : Machen, Le grand dieu Pan,-Mysteries : seule contre la loi de Roger Seiter et Vincent Wagner,Le scarabée de Richard Marsh, Le fantôme de Canterville de Oscar Wilde, Sherlock Holmes Selected Stories d’Arthur Conan Doyle, Tome 1 & 2 des Quatres de Baker Street

Dominique : Ruth Rendell, Danger de mort,

Ennalit : Mr Brown, A. Christie, BD Le nao de brown, Glyn Dillon, Waterloo Necropolis de Hooper, La pluie avant qu’elle tombe de Jonathan Coe

George : Maurice de Forster, 6h41 de JP Blondel,Les enquêtes d’Enola Holmes : Le mystère des pavots blancs de Nancy Springer, Tea time comme à Londres, Emma de Kaoru Mori, Douze minutes avant minuit de Christopher Edge, Un chant de Noël de Charles Dickens

Giny : Un, deux, trois, A. Christie, 1984 de Orwell,

 Jaina XF : Le fantôme de Baker Street de Fabrice Bourland,

Lou :Anno Dracula de Kim Newman, Green manor, Il était une fois un crime de Lee Jackson, The pleasures of men de Kate Williams, Le manoir de Tyneford de Natasha Solomons, Au temps du roi Edouard de Sackville West, L’étrangleur de Cater street, Perry, Peter Pan in Kensingthon gardens, Barrie, Les quatre de Baker Street, A. chritie, L’hôtel Bertram, Sense and senbility de J. Austen, J . the ripper, Pitkin guides, Les 4 de Baker Street ; Sherlock Holmes, T1, L’étoile sanglante, Les quatre de Baker Street tome 3, Code 1879 de Dan Waddell, Douze minutes avant minuit de Christopher Edge, La neuvième pierre de Kylie Fitzpatrick, Un intérêt particulier pour les morts de Ann Granger, Une fille, qui danse de Julian Barnes

Maggie : Tristan Flora, Promenades à Londres Flora Tristan; Une étude en rouge,Conan Doyle, –Mysteries : seule contre la loi de Roger Seiter et Vincent Wagner

Malice :La montre en or de Leon Garfield, Arthur et George de Julian Barnes, Deep end de Jerry Skolimowski; Wiggins chez les Johnnies de  Nicodème Béatrice, L’étrange cas du docteur Jekill et M. Hyde de Stevenson, Oliver Twist de Charles Dickens

Manu : Balthazar Jones et le zoo de la tour de Julia Stuart, Le secret de l’éventail de Nancy Springer,London WC2 de Gilles Sebhan, Les enquêtes d’Enola Holmes : l’énigme du message perdu de Nancy Springer

Miss Léo : Une autre histoire de Londres de Boris Johnson, Blitz (T1 et 2) de Connie Willis

Mrs B : Waterloo Necropolis, Hooper, Capital de John Lanchester, South of the river de Blake Morrison, A family man d’Amanda Brookfield;

Mrs Figg : Une mer sans soleil, Anne Perry,L’ange de Whitechapel de Jennifer Donnelly, –From hell de Alan Moore et Eddie Campbell,

Noctembule : -La pluie avant qu’elle tombe de Jonathan Coe,

Romanza :Seule contre la loi, Collins, 84 charing cross road de H. Hanff.

Shelbyllee : Le secret de l’éventail de Nancy Springer, Automn de Delerm, Un chant de Noel, Dickens, Waterloo Necropolis, Hooper, Vocation fatale de Anne Perry, Un intérêt particulier de Ann Grange, Les chemins de la lune de André-Paul Duchâteau, Le voleur d’âmes de André-Paul Duchâteau, La galerie du rossignol de Paul Doherty

Soie : La duchesse de Bloomsbury Street de Helene Hanff; Le cadavre du metropolitan, Les bienfaits de la mort et Le jardin des derniers plaisirs de Lee Jackson; L’apothicaire de Londres de Deryn Lake, Oscar Wilde et le jeu de la mort de Gyles Brandreth; La cave à charbon de Ruth Rendell; L’égorgeur de Westminster de Anne Perry, L’incendiaire de Highgate de Anne Perry, L’assassin habite au 21 de S.A. Steeman, Le couteau sur la nuque d’Agatha Christie, Code 1879 de Dan Waddell, Une fille qui danse de Julian Barnes, La neuvième pierre de Kylie Fitzpatrick, Belgrave square de Anne Perry, Le crucifié de Farrier’s Lane de Anne Perry, Bon voisinage de Ruth Rendell, Green Manor de Fabien Velhmann et Denis Bodart, La marque de Windfield de Ken Follett, Le bourreau de Hyde Park de Anne Perry, Pentecost Alley de Anne Perry

titoulematou :L’étrangleur de Cater Street de Anne Perry, Le secret d’Ewin Strattford de Robert Goddard, Le code du démon de Adam Blake, VIII de Harrier Castor, Victoria et les Staveney de Doris Lessing, 22 Britannia road de A. Hodgkingson,

Val aime les livres : La loi du sang de Deborah Crombie, La pluie avant qu’elle tombe de Jonathan Co,  Le secret de D’Edwin Strafford de Robert Goddard,  Sept mers et treize rivières de Monica Ali, Une fille qui danse de Julian Barnes, Le testament à l’anglaise de Jonathan Coe, Du sang sur Abbey Road de William Shaw, Messenger of truth de J. Winspear

Valou : Oscar Wilde et le jeu de la mort, de Gyles Brandreth

Ici-même : Affinités de Sarah Waters, Paul Féval, Les mystères de Londres, green Manor, 6h41 de JP Blondel, Au temps du roi Edouard de Sackville West, -Mysteries : seule contre la loi de Roger Seiter et Vincent Wagner, Quatuor d’automne de Barbara Pym,Une autre histoire de Londres de Boris Johnson, L’agent secret de Joseph Conrad, Crime d’honneur de Elif Shafak, Que le spectacle commence de Ann Featherstone, Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles de Gyles Brandreth, Le meilleur des mondes de Aldous Huxley, Mr Skeffington de Elizabeth Von Arnim, En cas de forte chaleur de Maggie O’Farrell, Code 1879 de Dan Waddell, La neuvième pierre de Kylie Fitzpatrick, Waterloo Necropolis de Mary Hooper, Une fille, qui danse de Julian Barnes

Affinités de Sarah Waters

Margaret Prior est une jeune femme de la haute société londonienne. Sortant de convalescence, elle cherche à occuper son temps libre. La visite de M. Shillitoe, directeur de la prison de Millbank, répondra à sa préoccupation. Il est à la recherche de dames patronnesses pour rendre visite à ses prisonnières. Margaret s’y rend dès que possible  malgré l’avis contraire de sa mère qui sait sa fille fragile. S’ouvre alors à elle, un monde inconnu et terrifiant. La prison est un gigantesque dédale de couloirs sombres où s’accumulent les cellules malsaines. Margaret y rencontre les bas-fonds de Londres. La misère prend des formes différentes : de l’arnaqueuse à l’infanticide en passant par la proxénète. Mais parmi les prisonnières, une va spécialement attirer l’attention de Margaret. Selina Dawes est à part, elle était spirite avant d’être condamnée pour escroquerie et coups et blessures. Elle va petit à petit captiver Margaret qui bientôt ne pensera plus qu’à elle jour et nuit.

« Affinités » était mon premier roman de Sarah Waters  et je ne pense ne pas avoir débuté par le plus intéressant. Certes la reconstitution du Londres victorien et de la vie des prisonnières est minutieuse. Les conditions de détention de ces femmes sont terribles : les cellules sont sombres et insalubres, les punitions inhumaines. A côté de cela, on sent bien également le carcan dans lequel évolue Margaret dans son monde. Une jeune femme de l’époque victorienne se doit de se trouver un bon mari et de fonder une famille. Sinon elle est vouée au rôle de dame de compagnie pour sa mère.

Le problème d' »Affinités » n’est donc pas l’atmosphère bien retranscrite mais dans son intrigue. Celle-ci s’étire désespérément et aurait facilement pu être amputée de moitié. Les visites à la prison se suivent et se ressemblent. J’attendais un retournement de situation, un évènement qui relancerait l’histoire mais rien ne vient. Ou plutôt il n’intervient que quarante pages avant la fin du livre et la patience du lecteur est déjà bien entamée ! D’autre part, le livre est constitué par deux journaux intimes : celui de Margaret qui est le présent de l’histoire et celui de Selina qui raconte sa vie avant la prison. Peut-être suis-je passée à côté de quelque signification cachée, mais je ne vois pas du tout ce qu’apporte le journal de Selina. Je pensais qu’il allait nous éclairer sur les raisons de son incarcération mais pas du tout.

Fort heureusement, le dénouement est bien troussé et réserve quelques surprises. L’ambiance victorienne étant parfaitement rendue, je relirai très certainement Sarah Waters dont on m’a toujours dit beaucoup de bien.

Il s’agit de ma 1ère participation au challenge « I love London » créé avec ma copine Maggie.

Résultats du concours du mois Américain

Il y a quelques jours, je lançais un jeu concours pour fêter dignement la fin du mois Américain. Dans mon billet sur « Le seigneur des porcheries », je vous parlais de deux personnages de la littérature américaine : Ignatius Reilley et Arturo Bandini et vous demandais le nom de leur créateur : John Kennedy Toole et John Fante. Après avoir reçu plein de bonnes réponse, j’ai effectué un tirage au sort dont voici le résultat :

A propos des livres remporte « Le bruit et la fureur » de William Faulkner

Manu « Des souris et des hommes  » de John Steinbeck

Lilly « Corps et âme » de Frank Conroy

Miss Léo « Le seigneur des porcheries »de Tristan Egolf

Maggie « La physique des catastrophes » de Marisha Pessl

Jo « Sur la route » de Jack Kerouac

Emma « Sous le charme de Lillian Dawes »

Un grand bravo aux gagnantes qui peuvent m’envoyer leurs adresses sur le mail du concours : lemoisamericain@yahoo.fr. Encore merci pour vos très nombreuses participations à ce mois thématique et aux éditions Folio qui m’ont permis d’organiser ce concours dans le cadre du Prix Campus.



 

 

Stoner de John Williams

William Stoner naît pauvre dans une ferme du Missouri en 1891. Ses parents travaillent avec acharnement toute la journée et espèrent transmettre leur petite exploitation à leur fils unique. Au prix de sacrifices, ils décident d’envoyer William à l’université afin qu’il prenne des cours d’agronomie. Une meilleure connaissance de la terre lui permettra peut-être d’améliorer sa vie quotidienne. Le jeune homme se plie à la volonté parentale et quitte la ferme. Il loge chez des cousins qui l’exploitent une fois les cours terminés. Stoner accepte, endure tout car la vie a toujours été dure pour lui. Mais en deuxième année, il est obligé de suivre un cours sur la littérature anglaise. C’est là que son destin va changer et qu’il découvre la passion de sa vie : les livres. Contrairement au désir de ses parents, William Stoner ne deviendra pas fermier mais professeur de littérature.

« Stoner » est le récit d’un homme ordinaire. On le suit de son enfance à sa mort. Il semble passer dans la vie de manière discrète, sans faire de bruit, sans se faire remarquer. William Stoner ne connaît pas le plaisir ni le bonheur. Il est indécis, ne prend pas position. Quand la première Guerre Mondiale éclate, ses camarades de fac s’engagent sans hésiter. Lui reste à étudier. Stoner paraît bien tiède, bien incapable de la moindre réaction. Sa femme, aussi repliée sur elle-même que son époux, va lui mener la vie dure. Ses accès d’humeur la pousseront à déplacer le bureau de son mari dans la cave ou à totalement l’éloigner de sa fille.

Mais contrairement aux apparences, cet homme au corps voûté est dévoré par la passion. La littérature habite William Stoner. C’est d’ailleurs grâce à elle qu’il connaîtra les quelques étincelles de joie qui jalonneront sa vie si maussade. Petit à petit, il réussit à transmettre à ses élèves son amour des mots, à faire vivre la littérature. « Cet amour de la littérature, de la langue, du verbe, tous ces grands mystères de l’esprit et du cœur qui jaillissaient soudain au détour d’une page, ces combinaisons mystérieuses et toujours surprenantes de lettres et mots enchâssés là dans la plus froide et la plus noire des encres, et pourtant si vivants, cette passion dont il s’était toujours défendu comme si elle était illicite et dangereuse, il commença à l’afficher, prudemment d’abord, ensuite avec un peu plus d’audace et enfin… fièrement. » Et c’est cette passion enfin affirmée qui permettra à Stoner de rencontrer l’amour qu’il n’espérait plus. Ces moments ne dureront pas mais illumineront à jamais les souvenirs de cet homme.

Je me dois de remercier Anna Gavalda qui est à l’origine de la publication de ce formidable roman et qui l’a traduit. La vie de William Stoner, si aride, est jalonnée d’éclats lumineux et passionnés dus à sa découverte de la littérature. Ce personnage droit, renfermé et malhabile est profondément touchant. Une bien belle résurrection éditoriale qu’il vous faut découvrir.

 

Le seigneur des porcheries de Tristan Egolf

La petite ville paumée du Midwest nommée Baker ne se remettra jamais du passage de John Kaltenbrunner en son sein. Des récits, des légendes  circulent sur ce personnage hautement controversé. Une chose est néanmoins sûre : John Kaltenbrunner a mis la ville sens dessus dessous. Pire, il fit de Baker une succursale de l’enfer. Mais qui est John Kaltenbrunner ? Pourquoi créa-t-il un tel cataclysme ? Ce sont les torche-collines, les éboueurs, qui racontent l’histoire de cet homme qui changea leur vie.

Je m’en tiens à ce résumé court pour ne pas déflorer le récit et parce qu’il est impossible de synthétiser ce roman foisonnant. Tristan Egolf écrivit son livre à 24 ans. Venu de Pennsylvanie, il ne trouva aucun éditeur aux États-Unis pour publier son premier roman. Il vint en France où il rencontra Marie Modiano qui, avec l’aide de son père, fit éditer le texte de Egolf. Sans le hasard d’une rencontre, la littérature aurait été privée d’un chef-d’œuvre.

« Le seigneur des porcheries » (sous-titré « Le temps venu de tuer le veau gras et d’armer les justes ») est une saga, une fresque consacrée à un anti-héros hors-norme : John Kaltenbrunner. C’est un personnage totalement barré comme presque seule la littérature américaine sait en créer. Kaltenbrunner est le petit cousin d’Ignatius Reilly, le fils caché d’Arturo Bandini. Le livre nous raconte sa vie de poissard à Baker. Les pires calamités vont s’abattre sur lui, une communauté entière semble décidée à lui pourrir la vie. Pourtant Kaltenbrunner ne demande que l’anonymat et la tranquillité. Il est à la fois brillant (à 9 ans il a retapé et est à la tête de la ferme de feu son père) et socialement inadapté. Être à part, il ne pouvait que se faire remarquer et Baker lui fait payer sa différence. Mais ce que Baker n’avait pas senti, c’est l’énergie rageuse qui habite cet homme. Sa vengeance sera inoubliable.

Et comment en vouloir à Kaltenbrunner de vouloir prendre sa revanche sur une bande d’alcooliques bigots et consanguins ? Tristan Egolf trace un portrait au vitriol de cette bourgade rurale. On imagine aisément qu’il s’agit de sa vengeance personnelle sur l’endroit où il a grandi. Un petit exemple des descriptions de Baker : « Année après année, le comté de Green se classe régulièrement parmi les cinq premiers du pays en terme de consommation d’alcool par habitant. Presque tout le monde à Baker boit en vertu d’une nécessité terrifiante. Un jeune homme peut difficilement se faire accepter parmi les adultes avant d’avoir plié au moins un pick-up autour d’un poteau téléphonique dans un état d’hébétude alcoolique. » Inévitablement, les fins de soirées se traduisent par des insultes, des bris de verre et des pommettes amochées.  Une communauté pourrie jusqu’à la moelle, abrutie par l’alcool et la violence qui n’aura pas volé la leçon donnée par John Kaltenbrunner.

Son épopée ne serait pas la même sans la langue de Tristan Egolf. Celle-ci est imagée, puissante et crue. L’auteur utilise avec un humour redoutable les comparaisons et les analogies.

Je le redis, « Le seigneur des porcheries » est un chef-d’œuvre d’imagination, de création et d’écriture. Une fois le livre refermé, il est impossible d’oublier John Kaltenbrunner et l’ouragan qu’il déchaine sur sa communauté dépravée.

Logo mois américain

Concours Sherwood Anderson

 

La question que j’avais posé lors du concours était : quel est le titre du livre dont j’ai vanté à plusieurs reprises le premier chapitre ?  Il s’agissait « Des privilèges  » de Jonathan Dee. 

Les gagnants sont Delphine, Adalana et Lolo71, bravo à tous les trois !

Dimanche, pour fêter la fin du mois américain, je vous réserve encore une surprise !

La dernière séance de Larry Mc Murtry

En 1951, à Thalia, ville perdue au milieu du désert texan, comme partout ailleurs les adolescents s’ennuient. Sonny et Duane sont amis de longue date et ensemble ils vagabondent entre le café, la salle de billard et le cinéma. Leurs petits boulots sur la plateforme pétrolière ou comme livreur de gaz, leur permettent ces quelques loisirs. Mais leur activité favorite reste le pelotage à l’arrière du camion ou dans l’obscurité du cinéma. Duane a la chance d’avoir réussi à conquérir la plus belle fille du coin : Jacy. Elle tourne la tête à tous les garçons et les manipule selon ses envies. Sonny doit se contenter de Charlene, pas vraiment séduisante et peu entreprenante.  » Évidemment, Sonny avait souvent pensé à rompre avec Charlene, mais il n’y avait pas beaucoup de jeunes filles en ville, et la seule qui était libre et plus jolie que Charlene était une élève de deuxième année, d’une pruderie surannée. Charlene laissait faire à Sonny tout ce qu’il voulait au-dessus de la ceinture ; mais  le temps passant, il avait commencé à réaliser qu’il n’y avait pas grand chose dans cette zone qui permettrait de susciter de l’intérêt de façon permanente. Au fil des semaines, Sonny avait remarqué que Jacy semblait devenir toujours plus délicieuse, passionnée, inventive, contrairement à Charlene qui paraissait de plus en plus gourde. «  Pendant que Sonny découvrira des désirs charnels plus aboutis avec une femme plus âgée, Duane se fera piétiner par Jacy qui cherche plus de frisson.

« La dernière séance » parle du passage à l’âge adulte pour deux adolescents et de sa totale désillusion. Sonny et Duane rêvent d’absolu, d’amour et d’amitié qui durent. Mais ils découvrent que les adultes ont fait une croix sur ce genre d’idéaux. Ils sont habités par le regret, ils ont manqué leur chance, ont fait le mauvais choix. Ruth, avec qui Sonny découvre les joies du sexe, s’est mariée avec la mauvaise personne.Elle espérait les joies de l’amour, elle n’a connu que la déception et le manque d’affection. Sam le Lion, qui dirige le billard, repense aux moment passés avec une femme qu’il adorait mais qui était déjà mariée. Les mariages à Thalia ne sont pas une réussite et laissent les épouses bien insatisfaites.

Larry Mc Murtry dresse le portrait d’une Amérique puritaine et pudibonde. Thalia est une petite ville où tout se sait. On se régale des commérages sur les voisins en se disant choqués de leurs comportements. Le sexe est au final la seule activité des adultes comme des adolescents mais en parler serait inconvenant. Parfois la malveillance des ragots va très loin. L’entraîneur de l’équipe de foot accusera l’enseignant de littérature de pédophilie juste pour pouvoir récupérer un jeune athlète qui suivait ses cours.  Le professeur sera rejeté sans autre forme de procès. La vie provinciale est bien cruelle pour ceux qui ne savent pas se défendre.

« La dernière séance » est un roman plein d’humour, de tendresse et de nostalgie sur l’adolescence. Sonny et Duane devront trouver leur chemin vers l’âge adulte mais cela se fera dans la douleur. Un voyage plein de désillusion pour un livre touchant.

Logo mois américain

Le triomphe de l’oeuf de Sherwood Anderson

Sherwood Anderson (1876-1941) est un écrivain américain méconnu en France mais qui a inspiré des auteurs comme Steinbeck, Hemingway ou Faulkner. Son parcours  est atypique. Issu d’une famille rurale pauvre, il réussit à devenir directeur d’une usine. Mais il quitta tout, travail aussi bien que famille, du jour au lendemain pour se consacrer à l’écriture. Il est essentiellement connu pour ses nouvelles dont le plus célèbre recueil est « Winesburg, Ohio ». « Le triomphe de l’œuf »  se compose de presque trente nouvelles tirées de recueils différents allant de 1921 à 1947. A travers elles, on retrouve les thématiques chères à l’auteur.

Témoin des bouleversements dus à l’industrialisation croissante de la fin du 19ème siècle jusqu’au début de la 2ème Guerre Mondiale, Sherwood Anderson est très attentif aux laissés-pour-compte de la croissante économique. Il donne vie à de petites gens, d’origines modestes broyés par la misère. C’est la cas dans « La mort dans les bois » où une vieille femme est obligée de mendier pour nourrir sa famille pendant que son mari se saoule.

Deux mondes s’opposent clairement dans les nouvelles. Celui de la campagne qui incarne une pureté originelle, une liberté et qui est symbolisé par le cheval (« Je voudrais savoir pourquoi », « Je suis un imbécile », « L’homme qui devient femme », etc… où le cheval et l’hippodrome ont une place centrale). Face à cela, il y a la ville qui représente l’industrialisation, une forme de modernité écrasante. Et pourtant la nécessité oblige les personnages de Sherwood Anderson à s’y rendre, c’est le cas dans « Dans une ville étrangère » ou dans « Les trompettistes tristes ». C’est alors la solitude, le désespoir qui s’abattent sur eux.

Les femmes ne sont pas très bien traitées chez Anderson. Leurs rôles se limitent souvent à deux positions : elles sont soit intimidantes comme dans « Je suis un imbécile » ou castratrices comme dans « Le tiroir de sa commode » où une femme envahit progressivement tous les espaces occupés par son mari. Une petite pointe de misogynie qui est néanmoins tempéré par de beaux portraits de femme comme dans « Telle une reine » où il est question d’une femme qui a marqué tous les hommes qui ont croisé sa route.

Sherwood Anderson brasse d’autres thèmes comme celui de l’artiste à la recherche de l’œuvre parfaite ou celui de l’adolescent ayant du mal à devenir adulte. Le recueil est dense et j’avoue n’avoir pas apprécié toutes les nouvelles. Certaines m’ont laissé perplexe mais cela m’arrive  toujours avec les recueils de nouvelles ! En revanche, d’autres m’ont beaucoup plu. Mes deux préférées sont « Ma sœur, la mort » et « L’œuf ». Elles sont extrêmement différentes : la première touchante parle d’un enfant malade et la seconde est très drôle avec un personnage que l’ascension sociale rend fou.

« Le triomphe de l’œuf » rend compte d’un changement de société à travers ceux qu’il touchera le plus. Il témoigne également de la naissance de la littérature américaine moderne et vaut le coup d’être ouvert pour ces deux raisons.

Ainsi pour approfondir vos connaissances sur la littérature américaine, je vous propose de gagner trois exemplaires du livre de Sherwood Anderson.  Deux conditions pour participer au concours : avoir déjà déposé au moins un commentaire sur ce blog et répondre à la question suivante :

-Quel est le titre du livre dont j’ai vanté à plusieurs reprises le premier chapitre ?

J’attends vos réponses à l’adresse mail suivante d’ici à la fin de la semaine : lemoisamericain@yahoo.fr

Bonne chance à tous !

Logo mois américain