Là où chantent les écrevisses de Delia Owens

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Kya Clark est née dans le marais côtier de Barkley Cove en Caroline du Nord. A l’âge de 10 ans, elle se retrouve seule à vivre dans ses marécages. Sa mère et ses frères et sœurs ont fui le père alcoolique et brutal. Ce dernier a lui-même fini par ne plus revenir dans la cabanon délabré qui leur sert de maison. Kya réussit à échapper aux services sociaux, à l’école où l’on se moque d’elle. Elle survit grâce à la pêche et à la gentillesse de Jumping, qui gère une station service, et sa femme Mabel. A 14 ans, Kya va croiser la route d’un adolescent, Tate, et sa vie va en être changée.

« Là où chantent les écrevisses » est le premier roman de Delia Owens, une zoologue américain de 71 ans. Son métier transparaît totalement dans ce texte qui est émaillé de nombreuses descriptions de la faune qui peuple le marais où vit Kya. Cette aspect du roman est essentiel dans la vie de l’héroïne. Kya collectionne dès le plus jeune âge les plumes d’oiseaux, les coquillages et elle finira par faire de l’étude du marais un métier.

Le côté nature writing  est ce qui m’a le plus intéressée dans « Là où chantent les écrevisses ». Mais le texte est également un roman d’apprentissage et un roman policier. Deux temporalités coexistent dans le roman : la première débute en 1952 et nous expose la vie de Kya après le départ de sa mère, la deuxième se déroule à partir de 1969 et de la découverte du cadavre d’un homme retrouvé sous la tour de guet du marais. Autant vous le dire tout de suite, je n’ai pas été emballée par cette lecture. Certes, le cadre est singulier et plutôt bien rendu. Mais l’intrigue n’est en rien palpitante. Le côté policier du roman ne nous offre aucune surprise. Le final est somme toute prévisible. L’écriture m’a paru vraiment plate et fade (les dialogues aussi !) et cela a contribué au peu d’intérêt que j’ai ressenti pour l’intrigue. La psychologie des personnages n’est pas approfondie. Ils manquent singulièrement de chair, d’incarnation et n’ont déclenché aucune empathie chez moi.

« Là où chantent les écrevisses » fut une lecture décevante qui sera très vite oubliée. Seules les descriptions de la faune et la flore du marais ont réussi à éveiller un peu mon attention.

11 réflexions sur “Là où chantent les écrevisses de Delia Owens

  1. J’ai adoré ce livre qui m’a envoûtée pour toutes les descriptions de la nature. A soixante-dix ans, j’ai retrouvé mon âme d’enfant comme celle de cette petite fille que l’auteur choisit de faire rebondir pour nous plonger dans cet immense imagination enfantine qu’elle a gardée suite à tour ce qu’elle a subi avant la disparition de son monstre de père. J’ai lu cela comme un merveilleux refuge, un conte, malgré quelques « méchants » distribués dans l’histoire.
    Tu n’es pas la première à émettre un tel avis que je respecte. Je n’ai pas du tout ressenti pareils sentiments, éblouie sans doute par ce qui est raconté dans le positif. J’ai bien aimé le visage de substitution de la grand-mère dans ce récit sur la différence, le rejet. J’ai admiré cette petite fille pour son obstination malgré l’injustice. Il n’est pas besoin de beaucoup de mots pour le ressenti du regard des autres sur soi lorsque la misère colle à la peau et que les autres n’ont aucune empathie vis à vis d’une petite qui marche pieds nus. Ceci de mémoire 😊
    Bonne journée. Geneviève

    • Les descriptions de la nature sont effectivement très intéressantes et on sent la zoologue dessous. Malheureusement, je me suis plutôt ennuyée à la lecture de ce roman. J’aurais être aussi enthousiaste et envoûtée que toi !

      • Tu sais, il en faut pour tous les goûts, les ressentis, les affinités. C’est cela qui est chouette dans les lectures. Les partages permettent cela. Pierre Faverolle n’avait pas du tout aimé, je lui en avais parlé et il m’a conseillé un autre livre que j’avais déjà lu et qui n’a pas du tout eu le même impact. Comme quoi cela dépend de soi aussi, de notre état d’esprit à cet instant x ou T. 🙂

  2. Pingback: Bilan livresque et séries de janvier | Plaisirs à cultiver

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