
Margaret Prior est une jeune femme de la haute société londonienne. Sortant de convalescence, elle cherche à occuper son temps libre. La visite de M. Shillitoe, directeur de la prison de Millbank, répondra à sa préoccupation. Il est à la recherche de dames patronnesses pour rendre visite à ses prisonnières. Margaret s’y rend dès que possible malgré l’avis contraire de sa mère qui sait sa fille fragile. S’ouvre alors à elle, un monde inconnu et terrifiant. La prison est un gigantesque dédale de couloirs sombres où s’accumulent les cellules malsaines. Margaret y rencontre les bas-fonds de Londres. La misère prend des formes différentes : de l’arnaqueuse à l’infanticide en passant par la proxénète. Mais parmi les prisonnières, une va spécialement attirer l’attention de Margaret. Selina Dawes est à part, elle était spirite avant d’être condamnée pour escroquerie et coups et blessures. Elle va petit à petit captiver Margaret qui bientôt ne pensera plus qu’à elle jour et nuit.
« Affinités » était mon premier roman de Sarah Waters et je ne pense ne pas avoir débuté par le plus intéressant. Certes la reconstitution du Londres victorien et de la vie des prisonnières est minutieuse. Les conditions de détention de ces femmes sont terribles : les cellules sont sombres et insalubres, les punitions inhumaines. A côté de cela, on sent bien également le carcan dans lequel évolue Margaret dans son monde. Une jeune femme de l’époque victorienne se doit de se trouver un bon mari et de fonder une famille. Sinon elle est vouée au rôle de dame de compagnie pour sa mère.
Le problème d' »Affinités » n’est donc pas l’atmosphère bien retranscrite mais dans son intrigue. Celle-ci s’étire désespérément et aurait facilement pu être amputée de moitié. Les visites à la prison se suivent et se ressemblent. J’attendais un retournement de situation, un évènement qui relancerait l’histoire mais rien ne vient. Ou plutôt il n’intervient que quarante pages avant la fin du livre et la patience du lecteur est déjà bien entamée ! D’autre part, le livre est constitué par deux journaux intimes : celui de Margaret qui est le présent de l’histoire et celui de Selina qui raconte sa vie avant la prison. Peut-être suis-je passée à côté de quelque signification cachée, mais je ne vois pas du tout ce qu’apporte le journal de Selina. Je pensais qu’il allait nous éclairer sur les raisons de son incarcération mais pas du tout.
Fort heureusement, le dénouement est bien troussé et réserve quelques surprises. L’ambiance victorienne étant parfaitement rendue, je relirai très certainement Sarah Waters dont on m’a toujours dit beaucoup de bien.
Il s’agit de ma 1ère participation au challenge « I love London » créé avec ma copine Maggie.












