« Green Manor » est une série de trois volumes qui nous a été chaudement recommandée il y a peu par ma copine Lou. L’action se déroule au 19ème siècle à Londres dans un club de gentlemen nommé le Green Manor. Les titres des trois albums sont évocateurs : « Assassins et gentlemen », « De l’inconvénient d’être mort », « Fantaisies meurtrières ».
Le majordome du club est le véritable narrateur, il est enfermé dans un asile et un aliéniste vient lui rendre visite. Il dévoile alors au médecin tout ce qu’il a vu et entendu au Green Manor. Nous découvrons alors que ce club réunit des gentlemen s’intéressant de très (souvent de trop) près à l’art d’éliminer son prochain. De courtes histoires se suivent toutes plus sombres et machiavéliques. Les gentlemen du club sont très imaginatifs et leurs aventures très variées : certains élaborent des pièges raffinés dans lesquels ils finissent eux-mêmes par tomber, d’autres cherchent à élaborer un chef-d’œuvre de meurtre, d’autres encore se pensent frappés par des malédictions ou encore habités par le génie du crime. Tout cela se passe dans une pure tradition anglaise, avec flegme et courtoisie.
Les trois albums sont tout à fait sympathiques. Les histoires sont imaginatives et leurs fins souvent surprenantes. L’opposition entre un dessin simple, rond, faisant plutôt penser à une bande dessinée pour enfants, et le propos, est bien choisie. Cela montre bien le contraste entre l’attitude des gentlemen parlant de meurtre comme ils parleraient de la météo, et leurs odieuses actions.
Un moment de lecture bien agréable et so english.











