Moderne Olympia de Catherine Meurisse

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 « Moderne Olympia » est au départ une commande du musée d’Orsay, coéditeur de l’album avec Futuropolis. Olympia, celle du célèbre tableau de Manet, rêve de premiers rôles et elle aimerait surtout jouer la Juliette de Shakespeare. Malheureusement, elle n’obtient que des rôles de figuration dans les « Romains de la décadence » de Thomas Couture ou dans « Les Oréades » de Bouguerau. Elle a également été doublure cuisses dans « L’origine du monde » de Courbet ! Elle se désespère et voit Vénus rafler tous les premiers rôles. Contrairement à celle-ci, Olympia ne fait pas partie des officiels. Mais sur l’un de ses tournages, elle fait la connaissance de Romain. C’est l’amour fou ! C’est cette histoire entre un officiel et une refusée qui va mettre le feu aux poudres au musée d’Orsay.

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Quel régal absolu ! « Moderne Olympia » est un énorme coup de cœur. Je trouve l’idée de départ excellente : faire sortir les personnages de leur toile et les faire vivre, les faire se rencontrer. Catherine Meurisse mélange les toiles du musée d’Orsay avec deux comédies musicales américaines : West Side Story et Chantons sous la pluie. Les officiels et les refusés s’affrontent comme les Sharks et les Jets ; « Inondation à Port-Marly » de Sisley nous permet de retrouver Gene Kelly ! Le mélange est réjouissant et surtout particulièrement réussi.

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L’humour est bien évidemment très présent. J’ai vraiment beaucoup ri  des détournements des œuvres (et des plaisanteries idiotes du fifre de Manet !). Par exemple, « Les Oréades » de Bouguereau devient un saut sans parachute d’une nuée de figurantes. L’asperge, servant de modèle à Manet, permet à Olympia, toujours nue, de vérifier que ses seins ne tombent pas ! Mon préféré est l’utilisation des Nymphéas qui permettent une fuite discrète du fifre (instrument de musique qui trouve une utilité inattendue) et de Romain. Je ne vais pas tout vous raconter, chaque page recèle des trouvailles drôlissimes.

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En tant qu’ancienne étudiante en histoire de l’art, je me suis également amusée à retrouver et à identifier les oeuvres utilisées par Catherine Meurisse. Je n’ai pas réussi à toutes les repérer mais on y trouve aussi bien Manet que Cabanel, Courbet, Van Gogh, Couture, Messonier, Monet, Degas, Le douanier Rousseau, … Cela donne bien entendu envie de retourner explorer les allées du musée d’Orsay.

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« Moderne Olympia » est une bande dessinée parfaitement réussie qui sait rendre hilarantes et accessibles les œuvres du musée d’Orsay.

Le chien qui louche d’Etienne Davodeau

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Voilà bien longtemps que je voulais découvrir cette BD, c’est enfin chose faite. Fabien est surveillant au musée du Louvre. Loin des stéréotypes, il prend plaisir à son métier. Il aime discuter avec les habitués, les passionnés comme M. Baloutchi. Sa vie privée se passe également très bien. Fabien est en couple depuis peu avec Mathilde, une jeune femme libre et vive. Celle-ci décide de présenter son amoureux au reste de sa famille. Son père et ses frères travaillent ensemble dans une entreprise de meubles. Ils sont un peu rustres mais attachants. Lorsqu´ils découvrent le métier de Fabien, ils décident de lui montrer le tableau de leur aïeul. La toile représente un chien qui louche et est très loin d’être un chef-d’œuvre ! Fabien est bien trop poli pour donner son avis et se retrouve embarqué dans une drôle d’aventure : la famille de Mathilde veut faire rentrer « Le chien qui louche » au Louvre !

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La thématique ne pouvait que me plaire et Étienne Davodeau rend un bel hommage au Louvre et aux gens qui y travaillent. J’ai beaucoup aimé le passage où les gardiens parient sur le temps qu’il leur faudra pour avoir la première personne de la journée à demander la Joconde ! On comprend dans cette page, et dans d’autres, toute la problématique du musée : comment faire pour que les touristes ne se contentent pas de la Joconde et de la Victoire de Samothrace ? Les salles du musée sont très joliment mises en scène dans cette BD et cela donne envie d’y retourner pour explorer les salles désertées par les hordes de visiteurs. Et puis, il y a la République du Louvre, une société secrète très « Da Vinci code ». Une société d’amoureux du musée qui regardent les œuvres d’art avec un regard neuf et beaucoup de bienveillance.

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Les personnages sont tous parfaitement croqués. Le couple Fabien et Mathilde est plein de tendresse, de fraîcheur. On sent bien les débuts du couple, on ne sait pas encore bien quels sont les réactions, les traits de caractère de l’autre. La famille de Mathilde est aussi parfaitement rendue. Ce sont des hommes du terroir, terre à terre, loin des considérations artistiques de Paris mais avec la main sur le cœur. Et il y a les histoires touchantes des membres de la société secrète qui tous ont un rapport très personnel au musée. Étienne Davodeau est doué pour créer des personnages attachants, sympathiques et très humains.

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« Le chien qui louche » est une très belle bande dessinée qui rend un bel hommage au musée du Louvre et à ses admirateurs.

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Blacksad de Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido

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Grâce à Miss Léo, j’ai découvert « Blacksad » et je la remercie car c’est une excellente bande-dessinée. Elle reprend les codes des romans noirs américains des années 50 notamment ceux de Dashiell Hammett ou Raymond Chandler.

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John Blacksad est un Philip Marlowe tout en poils en en vibrisses. Il est solitaire, un brin désabusé mais néanmoins séducteur et ne se laisse pas facilement impressionné. Et il porte l’immanquable imper, uniforme de tout détective privé qui se respecte. Dans le premier tome, il doit enquêter sur le meurtre d’une actrice, Natalia Wilford, qui se trouve être un ancien amour. L’enquête est, dans ce premier volume, très classique avec son lot de corruption, de bagarres musclés et se déroulant dans une mégapole inspirée de  New York. Les tomes suivants s’emparent de thèmes très différents, moins abordés dans les romans noirs : le deuxième parle du racisme avec des pseudos nazis qui font régner la terreur, le troisième porte sur la période du maccarthysme et de la bombe H.

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Les dessins sont absolument magnifiques. Juanjo Guarnido joue avec les couleurs, passant au sépia pour les flashbacks et intensifiant les teintes pour les moments plus joyeux. Le découpage est très cinématographique. Il surprend souvent le lecteur avec des changements de rythme, d’affichage (par ex : un dessin pleine page ou une case incongrue par rapport aux précédentes). L’ensemble est extrêmement dynamique, Guarnido instille beaucoup de mouvement dans ses dessins.

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Pour ce qui est de l’anthropomorphisme des animaux, je rejoins totalement l’avis de Miss Léo quant au choix judicieux des races par rapport aux caractères des personnages : une fouine journaliste, un chat détective nonchalant, un chien un chef de la police ou encore un crapaud magnat infâme et louche.

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« Blacksad » est une BD totalement réussie qui plaira à tous les amateurs de roman noirs dont je fais partie comme vous l’aurez compris. Soignée, originale, surprenante, cette BD m’a complètement emballée. Merci Miss Léo !

Kiki de Montparnasse de Catel et Bocquet

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Suite à l’exposition Brassai, où l’on pouvait voir plusieurs photos de Kiki de Montparnasse, j’ai eu envie de découvrir le roman graphique qui était consacré à ce personnage haut en couleurs du Montparnasse  de l’entre-deux-guerres.

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Née Alice Pin en 1901 à Châtillon, Kiki n’eut pas une enfance facile. Bâtarde, elle fut élevée avec ses cousins par sa grand-mère. Sa mère lui demande de la rejoindre à Paris en 1913 mais elle se débarrasse rapidement de Kiki. Cette dernière vit alors d’expédients avant de devenir modèle pour des peintres. C’est grâce à cela qu’elle devient rapidement la coqueluche du Montparnasse des années 1920. Muse et modèle, elle croisa Modigliani, Soutine, Foujita, Pascin, Risling, Picasso. Sa rencontre la plus durable et la plus décisive fut celle de Man Ray. Elle lui inspira ses photos les plus réussies et les plus connues comme « Le violon d’Ingres » ou « Les larmes ». Cet amour tumultueux fait entrer Kiki dans le monde de Dada et des surréalistes. Elle participa à tous leurs projets cinématographiques et était également danseuse et chanteuse dans des cabarets.

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La bande-dessinée rend parfaitement compte de l’émulation artistique de l’époque, de sa folle légèreté et de la vie de bohème des Montparnos. La vie de Kiki est un tourbillon de soirées, d’alcool, d’amusements et de passion pour la vie et pour les hommes. Ce que montre la bande-dessinée de Catet et Bocquet, c’est une femme totalement libre et sans tabous. Une femme qui a su profiter de la vie jusqu’au bout sans jamais abdiquer sa gaieté, sa fierté et sans jamais penser aux lendemains. Sa fin est certes triste mais la vie de Kiki fut menée tambour battant et sans regret.

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Une époque et un personnage qui valaient bien ce beau roman graphique au style épuré.

 

mélange des genres

Macabre de Pedro Rodriguez

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« Macabre » est composé de sept histoires classiques avec par exemple « La main » de Guy de Maupassant, « Le chat noir » de Edgar Allan Poe, « Le vampire » de John William Polidori ou « Le pacte de Sir Dominick » de Sheridan Le Fanu. Chaque conte débute avec un portrait de l’auteur et une petite biographie. « Macabre » s’adresse à des personnes voulant découvrir des nouvelles gothiques et sombres. Le diable, le vampire, les fantômes et autres esprits inquiétants sont au rendez-vous. Le graphisme est agréable, les couleurs déclinent les nuances du sépia.

2013-10-22 21.28.12Malheureusement cet album ne tient pas toutes ses promesses. Pour la plupart des nouvelles, le suspens ou l’horreur ne sont pas entretenus. La chute tombe trop rapidement, parfois sans que l’on y comprenne grand chose. « La maison B… à Camdem Hill » devient ensorcelée du jour au lendemain sans que l’on nous explique d’où vient l’esprit vindicatif. Peut-être aurait-il fallu choisir moins de nouvelles pour mieux les développer.

2013-10-22 21.31.28« Le vampire » de Polidori est le conte le mieux adapté. Le dessinateur a pris son temps pour installer l’intrigue et la chute est bien amenée, surprenant le lecteur.

2013-10-22 21.27.31« Macabre » est plutôt à conseiller à des jeunes qui chercheraient à découvrir des classiques de la littérature gothique. Sinon cette bande-dessinée laisse sur sa faim.

Les mercredis BD fantastiques de Lou, Hilde et Mango.

Courtney Crumrin et les choses de la nuit de Ted Naifeh

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Courtney Crumrin déménage dans la maison de l’oncle (ou grand-oncle, on ne sait plus trop dans la famille) de son père dans la banlieue huppée de Hillsborough. Les parents de Courtney n’ont plus un sou en poche et la proposition de l’oncle Aloysius tombe à point nommé. Ils ne paieront plus de loyer et ils rencontreront la haute société. Courtney est moins enchantée. Sa difficulté à aller vers les autres et l’étrange réputation d’Aloysius lui rendent la vie à l’école très compliquée. Courtney est mise à l’écart, incomprise par ses nouveaux camarades et la maîtresse, maltraitée par certains. Mais Courtney n’est pas le genre de fille à se laisser faire. Et c’est en explorant le manoir de son oncle qu’elle va trouver des moyens de prendre sa revanche.

2013-10-14 20.14.50Courtney Crumrin est une bande-dessinée en noir et blanc contrairement à ce que laissait présager la couverture. J’ai trouvé le graphisme particulièrement réussi, élégant et inquiétant à la fois. Chaque chapitre est une histoire à part entière. Courtney y découvre la magie, les monstres de la nuit et y fait montre de beaucoup de courage et de malice.

2013-10-14 20.01.42J’ai particulièrement apprécié les premiers chapitres qui racontent la difficulté d’intégration dans un nouvel établissement. Courtney est confronté aux mêmes problèmes que beaucoup d’adolescents : elle ne veut pas être à l’écart, être seule et ne pas plaire. Elle apprendra à ses dépens que l’on ne peut pas plaire à tout le monde et que c’est très bien ainsi. Il ne faut pas noyer son originalité pour se fondre dans la masse. Courtney apprendra également à se défendre et à s’affirmer. Cette bande-dessinée est une jolie leçon sur la différence.

2013-10-14 20.05.16Encore une belle découverte grâce au challenge Halloween avec ce premier volume des aventures de Courtney Crumrin, j’ai été totalement séduite par son graphisme.

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Les mercredis BD fantastiques de Lou, Hilde et Mango.

Zombillénium-t1-Gretchen de Arthur de Pins

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Zombillénium est un parc d’attractions très, très particulier puisque le personnel est constitué uniquement de morts : vampires, zombies, loup-garous, momies et autres monstres. Mais le parc est au bord de la faillite, les monstres ne font pas assez peur et Zombillénium est même classé après Vulcania. Il faudrait une attraction sortant du commun. Francis Von Bloodt, le directeur, a eu la bonne idée de renverser Aurélien Zahner. Il l’embauche…de force mais c’est ça ou la mort ! Après quelques hésitations sur sa nouvelle nature de monstre (un loup-garou et un vampire le mordent à tour de rôle pour le transformer), Aurélien se révèle  être un démon très impressionnant. Il a d’ailleurs un peu de mal à se faire à sa nouvelle vie. Heureusement Gretchen, stagiaire et sorcière, va l’aider à s’acclimater à Zombillénium.

2013-10-06 18.38.14Grâce  au challenge Halloween, je découvre des bande-dessinées très sympathiques. Celle-ci m’a beaucoup amusé. Le début est vraiment tordant. Une momie fait du stop, s’enfuyant de Zombillénium. Elle en a assez de fabriquer de la barbe à papa et souhaite se rendre au Caire ! Dans la voiture qui vient la récupérer, le squelette d’un militant noir pacifiste mort en 1956 et qui est aujourd’hui délégué du personnel !

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Le reste de l’album est à l’unisson avec des zombies répétant la chorégraphie de « Thriller », un démon qui rate son atterrissage et s’écrase sur une vitre, une sorcière qui rassure Harry Potter sur sa virilité. Ce premier volet de Zombillénium est original, l’intrigue est bien menée et les dessins sont très agréables.

2013-10-06 18.39.56Je sais que ma copine Lou n’a pas beaucoup aimé le deuxième tome de cette bande-dessinée, j’hésite donc à la lire,  je ne voudrais pas être déçue tant je me suis amusée avec le premier volet.

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Les mercredis BD fantastiques de Lou, Hilde et Mango.

Aspic détectives de l’étrange de Thierry Gloris et Jacques Lamontagne

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Suite à l’assassinat sanglant de Kathy Wuthering, naine et devineresse extralucide, l’inspecteur Nimber fait appel à l’illustre détective Auguste Dupin. Les indices sont fort minces mais Dupin est un fin observateur à la logique sans faille. Il pourrait se faire aider par la jeune Flora Vernet qui souhaite devenir son assistante, mais enfin ce n’est qu’une femme, elle n’a pas les capacités.  Fort heureusement pour elle, Flora va rapidement avoir une enquête bien à elle. Un étrange personnage, Hugo Beyle, vient chercher assistance auprès de Dupin. Flora le reçoit et décide de l’aider à retrouver son bien le plus précieux : la montre de son père qui lui a été volée la veille au soir. Aussi éloignées qu’elles semblent l’être, les deux enquêtes ont un lien et nos quatre enquêteurs vont finir par unir leurs forces.2013-10-02 16.02.44Cette bande-dessinée est tout à fait sympathique pour plusieurs raisons. La première tient à son graphisme élégant, fourmillant de détails et nous plongeant rapidement dans l’ambiance du Paris 19ème. La mise en page est également très réussie, utilisant toutes les possibilités comme les gros plans, les double-pages pour une seule scène ou les changements de lieux en une vignette. Les compositions des pages donnent beaucoup de rythme aux enquêtes de Flora et Hugo.

2013-10-02 16.03.42Ensuite, les thèmes abordés sont très riches et les auteurs utilisent toutes la palette du surnaturel : médium, spectres, zombies, loup-garou, pierre philosophale. Une terrible société secrète du crime est également au cœur de cette histoire et va se mêler des enquêtes de nos deux fins limiers.

2013-10-02 16.04.33Les références sont nombreuses et on sent que les auteurs se sont bien amusés à les disséminer dans leur bande-dessinée. J’y ai relevé, sous des formes directes ou détournées, des références à Edgar A. Poe, Emily Brontë, Victor Hugo, Eugène Delacroix, Émile Gaboriau, Lautréamont ou Conan Doyle. Que du beau monde dans ces clins d’œil aux lecteurs !

2013-10-02 16.01.37Les deux premiers volumes d’Aspic forment la première enquête du duo Flora et Hugo qui établissent leur agence à la fin du deuxième. Un troisième volume est déjà disponible et je suppose que l’on y retrouve la fantaisie, l’humour et le rythme de ces deux premiers tomes. Une bande-dessinée fort plaisante pour débuter ces mercredis BD spectraux et halloweenesques !

Les mercredis BD fantastiques de Lou, Hilde et Mango.

Holmes (1854/1891) de Cecil et Brunschwig

Au salon du livre, nous avions repéré avec Miss Léo cette bande-dessinée sur Sherlock Holmes chez Futuropolis. Le premier tome s’ouvre sur la fameuse scène des chutes de Reichenbach. Le docteur Watson est désespéré par la mort de son ami. Il se rend au 221b Baker Street où il est stupéfait de constater que des cambrioleurs ont retourné appartement. En les poursuivant, il tombe sur Mycroft Holmes qui lui explique que son frère était devenu fou et que le Pr Moriarty n’a jamais existé. Pourtant lorsque Watson se rend au Strand Magazine qui oublie ses histoires, son éditeur lui annonce que le frère de Moriarty les menace d’un procès pour diffamation. Que cache Mycroft ? Qui est réellement le Pr Moriarty ?

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Cecil et Brunschwig ont réalisé une superbe bande-dessinée au graphisme extrêmement soigné. Une grande attention est apportée au cadrage et à la composition des pages. Les dessins sont en noir et blanc et tout est très détaillé. Les intérieurs victoriens comme la ville de Londres sont parfaitement rendus. Watson se retrouve à fouiller le passé de son ami et le dessin passe au sépia ce qui permet de s’y retrouver sans peine.

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En plus d’être un plaisir pour les yeux, cette bande-dessinée est palpitante. L’intrigue est vraiment bien menée et nous réserve bien des surprises quant à la relation de Sherlock Holmes et du Pr Moriarty qui se connaissent depuis bien longtemps.

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Mon seul bémol, le même que Miss Léo, concerne sa longueur. Elle doit se composer de neuf tomes et pour le moment seulement  trois sont édités. Je crains d’avoir oublié les détails de l’intrigue au fur et à mesure de la sortie des volumes ! D’autant plus que j’ai toujours du mal à suivre les sorties BD…Malgré cela, je vous conseille amis holmésiens de lire cette très belle bande-dessinée.

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My kingdom

Mysteries de Roger Seiter et Vincent Wagner

Avant « Venise hantée », Roger Seiter et Vincent Wagner avaient déjà adapté en bande-dessinée un roman de Wilkie Collins : « Seule contre la loi ». Comme dans le livre, la bande-dessinée s’ouvre sur le mariage de Valeria et Eustace Woodville. Les deux jeunes gens se connaissent depuis peu de temps mais Valeria ne va pas tarder à se rendre compte qu’elle ne sait rien de son mari. Elle découvre en effet qu’il ne se nomme pas Woodville mais Macallan. La tenace Valeria va tout faire pour découvrir ce que lui cache son époux.

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La bande-dessinée est très fidèle à l’œuvre de Wilkie Collins, tous les personnages sont bien présents et bien rendus. C’est le cas par exemple de l’étrange et inquiétant Miserrimus Dexter, homme tronc qui fut l’ami d’Eustace, ou de Valeria, personnage central de l’histoire, aussi entêtée que fragile.

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Un grand soin est apporté à l’atmosphère et aux lieux. C’est avec minutie que sont rendues les villes de Londres et d’Édimbourg.

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Le même soin est apportée aux intérieurs victoriens et aux costumes. La noirceur de l’histoire, du secret est une nouvelle fois soulignée par le beau travail sur la couleur noire. Le dessinateur a également une prédilection pour les oiseaux, particulièrement les pies, qui ponctuent et agrémentent fréquemment les cases.

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J’ai pris beaucoup de plaisir à lire cette bande-dessinée, l’ambiance y est particulièrement soignée et réussie. J’y retrouve ce qui me plaît dans les romans de Wilkie Collins qui fait de nouveau partie intégrante de l’intrigue. Une vraie mascotte pour Roger Seiter et Vincent Wagner !

2013-03-25 22.14.53Une lecture commune avec Syl et Cryssilda.

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