© Antoine Vitek
Smoking kills… smoking kills… et avec une tête de mort en plus ! Comme si je n’étais pas au courant que la cigarette était mauvaise pour ma santé. Comme si je ne savais pas que chaque bouffée me mettait en danger. Ma vie part en fumée ! J’ai bien compris le message, merci ! Facile de se donner bonne conscience avec quelques photos sur les paquets de cigarettes !
Mais qu’est-ce qu’ils croient ? Que je n’ai pas envie d’arrêter ? J’en rêve au contraire ! Ne plus me sentir dépendante. Ne plus sentir le manque m’envahir. Ne plus avoir à chercher le tabac le plus proche après avoir fouillé frénétiquement mon sac en vain. Ne plus attraper froid en hiver en fumant dehors. Quel poids en moins !
Mais pour ça, il faudrait que je sois moins stressée, moins perpétuellement sur les nerfs. Dans notre société actuelle, c’est une véritable gageure ! Il faut tenir bon, la situation va bien finir par s’améliorer. En attendant, le mois dernier, il y a encore eu des licenciements dans mon entreprise. Avoir une épée de Damoclès au-dessus de sa tête en permanence n’aide pas à se décontracter. Moins de monde dans la boîte signifie plus de boulot pour les autres. Les seuls moments où je peux souffler, c’est quand je descends fumer. Alors j’y tiens à ma cigarette !
Et le soir ce n’est pas mieux. Je suis toute seule avec mes deux filles et je cours pour les récupérer et m’occuper de tout pour elles. Je cours, je cours, je cours. Voilà un bon résumé de ma vie ! Jamais le temps pour autre chose que métro, boulot, dodo. Jamais le temps de se poser, se détendre, de réfléchir à ce que devient ma vie, à mes envies. Mais j’ai l’impression que c’est la société toute entière qui est soumise à cette cadence infernale, le rythme s’est accéléré. Le bien vivre a cédé le pas face à la crise.
Ah paresser au lit le dimanche matin… avoir toute une journée juste pour moi… une utopie ! En attendant que ça arrive, je m’en grillerais bien une petite !
























