Bilan du mois américain

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Nous voici déjà au 30 septembre, date de clôture du mois américain. Le temps du bilan est donc arrivé.

J’ai publié 13 billets durant ce mois de septembre allant du roman, à la biographie, à  la bande-dessinée en passant par les séries. Des confirmations et des découvertes ont émaillé ce mois de septembre :

-définitivement, j’aime le travail de Jeffrey Eugenides qui construit de livre en livre, une œuvre originale et variée ; la langue âpre et le féminisme de Toni Morrison continuent à me séduire et il me faut poursuivre la découverte de son œuvre ;

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-les découvertes sont toutes tournées vers un genre que j’adore : le roman noir/polar. Après avoir été enchantée par la BD consacrée au personnage de Richard Stark, il  faut donc maintenant que je m’attaque aux romans. J’ai enfin découvert le fameux Harry Bosch en mots et en images, il était temps ! Un écrivain que j’avais écouté au festival America de Vincennes et que j’ai enfin lu : Richard Price, sa noirceur, son talent de dialoguiste m’ont emportée ;

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-le coup de cœur du mois américain 2015 aura attendu le dernier moment pour faire son apparition : « Le fils » de Philipp Meyer, parfaitement construit et mené, ce roman sur les origines du Texas nous emporte loin et fait montre d’un grand talent d’écrivain.

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Un grand merci à tous les participants de ce mois américain (le billet récap des nombreux billets ici), je vous retrouve dans un an pour notre virée annuelle aux États-Unis ! 2016 sera l’année du Festival America qui aura lieu du 8 au 11 septembre, save the date !

Les égouts de Los Angeles de Michael Connelly

Bosch

Appelé sur une scène de crime, Harry Bosch découvre, dans une canalisation de Hollywood, le corps d’un ancien compagnon du Vietnam : Billy Meadows. Tous deux faisaient partie des « rats de tunnel ». Les Vietcongs avaient creusé énormément de galeries sous les villages. Les rats y pénétraient pour les nettoyer. Ce qu’il a vécu là-bas hante toujours Harry Bosch et la découverte du corps de Meadows ne va pas l’aider à faire disparaître ses cauchemars. Il semble que celui-ci soit mort d’une overdose. Trop simple, trop évident, plusieurs détails invitent Bosch à creuser, à mener l’enquête.

Mon intérêt pour Bosch est venu de deux raisons : son nom bien évidemment, un policier américain se nommant Hieronymus Bosch (Harry est un diminutif) ne pouvait que piquer ma curiosité ;  la série qui est sortie cette année avec Titus Welliver dans le rôle titre et qui m’a été fortement conseillée par ma copine Shelbylee. Je voulais découvrir le personnage sous la plume de Michael Connelly avant de visionner la série.

Bosch est l’archétype du policier solitaire et ténébreux. Né d’un père inconnu, sa mère était une prostituée qui a été assassinée lorsqu’il avait douze ans. Bosch ne respecte pas le règlement, son enquête passe avant même s’il doit se retrouver au tribunal ou devant les affaires internes. Il va toujours jusqu’au bout de ses investigations. Un lourd passé, des failles mais aussi beaucoup d’intuitions et d’intelligence, un cocktail classique mais qui rend Bosch intéressant et attachant.

L’intrigue des « Égouts de Los Angeles » est extrêmement bien menée. Chaque pièce du puzzle finit par faire sens, rien n’est laissé au hasard dans cette enquête. Le meurtre de Billy Meadows, anodin au départ, va se révéler complexe et permet de développer de nombreuses pistes et ramifications. Le tout est rythmé, Michael Connelly nous entraine d’un rebondissement à un autre au fil des découvertes de Bosch.

« Les égouts de Los Angeles » est un polar totalement classique mais avec  un personnage principal charismatique et une intrigue suffisamment bien menée pour me donner envie de lire les autres volumes des aventures de Harry Bosch.

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