L’avenir de la planète commence dans notre assiette de Jonathan Safran Foer

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Dans « L’avenir de la planète commence dans notre assiette », Jonathan Safran Foer nous parle du dérèglement climatique et de notre difficulté à croire, à appréhender ce phénomène. Les preuves scientifiques et météorologiques sont là et pourtant nous sommes dans le déni, nous ne sommes pas prêts à sacrifier notre confort, nos habitudes pour sauver notre planète. « Il semble fondamentalement impossible de faire pénétrer la catastrophe telle que nous la voyons se profiler à distance dans l’ici et le maintenant du ressenti. » Nous savons mais nous ne le croyons pas donc nous n’agissons pas. L’avenir, les conséquences de nos actions semblent trop impalpables pour secouer véritablement nos consciences.

Pour Jonathan Safran Foer, le principal problème contre lequel nous devons lutter, c’est l’élevage industriel qui produit une émission massive de gaz à effet de serre et est également responsable de la déforestation. Il faut donc changer nos habitudes alimentaires, arrêter de manger de la viande pour sauver notre planète. Pour nourrir son argumentation, l’auteur n’hésite pas à faire des parallèles avec des moments historiques comme la Shoah (il fait notamment référence à Jan Karski que les américains n’ont pas cru lorsqu’il leur a expliqué le sort réservé aux juifs en Europe) ou le vol de la Joconde, les premiers pas de l’homme sur la lune. Il nous parle également de sa famille, de ses contradictions face à la nourriture. Le constat qu’il fait est juste, il est possible de modifier certains pans de la consommation si nous agissons de manière collective. Mais le discours de Jonathan Safran Foer est tellement brouillon, le fait de passer sans cesse du coq à l’âne noie ses arguments. Le constat en perd de sa force, de son poids. De plus, je ne suis pas convaincue que l’effort collectif suffise. Certes, nous pouvons réduire le taux d’élevage industriel en changeant nos habitudes alimentaires. Mais qu’est-ce que cela va peser face à Trump, Bolsonaro ou à la coupe du monde de foot donnée au Qatar ? Cela ne nous dédouane pas et chacun doit agir mais je reste pessimiste quant à la résolution de ce problème.

Trop brouillon, trop dans l’extrapolation, « L’avenir de la planète commence dans notre assiette » n’a pas réussi à me convaincre que le seul fait d’arrêter de manger de la viande pouvait à lui seul solutionner le problème du dérèglement climatique.

Jouir, en quête de l’orgasme féminin de Sarah Barmak

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Le livre de Sarah Barmak est de ceux que l’on remarque. Sa couverture affiche le mot jouir en gros caractère rouge sur une photographie d’un couple à table où l’homme lit et où la femme semble s’ennuyer prodigieusement. Le ton est donné, Sarah Barmak ponctue son enquête d’humour ce qui allège son propos et le dédramatise. Pour étudier la sexualité des femmes et leur désir, la journaliste a rencontrer des médecins, des scientifiques mais également interroger des femmes qui jouissent trop ou pas assez et ceux qui tentent de remédier à leurs problèmes (massages, méditation orgasmique, tantra, etc…). « Carnet de voyage aux confins de la jouissance – dans tous ses frémissements et toute sa flamboyance -, ce livre envisage la sexualité féminine moins comme une science pure et dure que comme une forme d’artisanat. C’est une plongée dans l’étrange, dans le merveilleux, et dans le farfelu aussi, parfois. » 

Ce qui frappe à la lecture de cet essai, est la méconnaissance du corps de femmes par les scientifiques et les médecins mais également par les femmes elles-mêmes. Pourtant, le corps de la femme, sa fertilité ont été vénérés dans l’Histoire. Mais la chrétienté et son mépris du corps est passée par là. Au fil du temps, les scientifiques se sont désintéressés du sexe féminin. Et Freud est également à blâmer puisqu’il considérait que seul l’orgasme vaginal était acceptable pour les femmes. Le plaisir féminin, le clitoris lui-même étaient totalement niés. « Pour Vanessa et toutes les personnes possédant ou ayant possédé une vulve, un vagin ou un clitoris, ce n’est pas tant ce qui excite les femmes qui pose question. En revanche, le fait que le corps lui-même, dans son anatomie pure et simple, puisse faire l’objet de tant de répression, de désinformation et d’effacement à travers l’histoire, voilà le véritable mystère à résoudre. » De quoi rassurer les hommes et leur assurer une certaine suprématie sur les femmes. Il y avait donc beaucoup de travail à accomplir pour que les femmes puissent reconquérir leur sexualité.

Sarah Barmak revient également sur un malentendu qui perdure, à savoir la soit disant complexité du plaisir féminin. Elle nous explique que le circuit du plaisir (relation entre le cerveau et les muscles) est aussi complexe chez les hommes que chez les femmes. Celui des hommes peut nous sembler plus mécanique et automatique mais il n’en est rien. Après avoir interrogé de nombreuses femmes, Sarah Barmak en arrive à la conclusion qu’il y a autant de formes de plaisir que de femmes et que l’orgasme n’est en rien obligatoire pour avoir des relations sexuelles satisfaisantes. Les femmes doivent apprendre à prendre du recul par rapport aux normes imposées par la société (ou les films porno !), à se détendre et à dédramatiser l’acte sexuel.

« Jouir, en quête de l’orgasme féminin » est un essai très intéressant, très vivant qui, avec humour, explique aux femmes qu’elles doivent apprendre à se connaître, à explorer leur propre corps et à s’émanciper également au niveau sexuel.

Où vont les fils ? de Olivier Frébourg

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Le couple d’Olivier Frébourg a volé en éclats. Il se retrouve seul avec ses trois fils. Cette séparation est vécue par lui comme un séisme qui précipite ses enfants hors de l’innocence propre à leur bas âge. Son livre questionne la transmission, que laisse-t-on à ses enfants ?

Pour répondre à cette question, Olivier Frébourg replonge dans sa propre enfance, ses souvenirs. Fils d’un capitaine au long cours, il a vécu ses premières années en Martinique. « L’enfance est un paquebot. L’absolu maritime fut pour moi une façon de voir la vie en blanc et bleu outre-mer. L’enfance telle la poupe arrondie du paquebot Antilles. Sa ligne blanche sur le bleu épais de la mer. La lumière, partout. Ce soleil, jamais brûlant grâce aux alizés, l’air parfume et la vitesse à plus de vingt nœuds. Ainsi la vie ne serait jamais encalminée, prisonnière du pot au noir. » Une enfance qui laisse à l’auteur une envie d’ailleurs qui le mènera à de nombreuses reprises en Asie du Sud Est, notamment au Cambodge. Ses souvenirs s’entremêlent avec les films de Claude Sautet, les chansons de Nino Ferrer, d’Alain Souchon, de Téléphone.

L’ensemble du texte baigne dans la mélancolie. Cette impression est renforcée par une critique féroce de notre monde actuel. Olivier Frébourg voit le monde d’aujourd’hui comme un éclatement, celui de la société devenue trop consumériste, celui du couple qui se sépare. C’est également un monde de l’immédiateté, celle des réseaux sociaux sur lesquels tout va très vite et où les publications sont rapidement obsolètes. Un monde qui semble sans mémoire et c’est ce qu’Olivier Frébourg veut contrecarrer. Les souvenirs, l’histoire (la petite comme la grande) sont ce qu’il veut transmettre à ses enfants. « Perdre le bonheur, est-ce si grave ? Perdre le souvenir du bonheur me semble une tragédie. » 

« Où vont les fils ? » présente de nombreuses thématiques intéressantes, questionne très justement notre société de consommation où tout va beaucoup trop vite. Pour Olivier Frébourg, la beauté, l’art peuvent nous sauver et la mémoire doit être préservée. Je regrette en revanche le ton plaintif et certaines comparaisons excessives qui m’ont un peu gâchée ma lecture. « Qu’est-ce que je leur laissais comme album de famille ? Une famille fracassée. Une guerre intime. Leurs parents seraient des vétérans du Chemin des Dames. Gazés. Gueules cassées. » Dommage car le fond du propos me plaisait beaucoup.

19 femmes de Samar Yazbek

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Samar Yazbek, journaliste et romancière, donne la parole à 19 femmes syriennes qui nous racontent la manière dont elles ont vécu la révolution de 2011 et la guerre qui a suivi. L’auteure a interrogé 55 Syriennes, celles qu’elle a choisi de garder offrent un panorama varié du pays  (régions, âges, confessions différentes). Elles sont néanmoins toutes issues d’un milieu éduqué et privilégié. Leurs témoignages soulignent la complexité de la situation en Syrie et ils sont la chronique de la mort annoncée de la révolution pacifiste.

Toutes ont montré un très fort engagement et beaucoup de courage durant cette période. Dès le début du mouvement, ces 19 femmes se sont impliquées et cela a continué durant les combats, les bombardements. Certaines se sont formées comme infirmière pour aider les blessés, d’autres ont créé des écoles, des associations à but humanitaire, d’autres ont filmé et travaillé pour des médias étrangers. Ces femmes vont payer chèrement leur engagement puisque plusieurs d’entre elles furent arrêtées, emprisonnées dans des conditions terribles (brutalités, viols, tortures, conditions d’hygiène déplorables,etc..). La plupart des femmes feront le choix de quitter la Syrie, de vivre en exil pour ne pas se faire arrêter à nouveau.

Ce que montrent bien ces témoignages, c’est un situation extrêmement complexe de la Syrie et de ce conflit. La révolution était un mouvement pacifiste qui va rapidement se transformer en lutte armée. La montée en puissance des hommes armés (grâce à l’argent de l’Arabie Saoudite et du Qatar) s’accompagne d’une radicalisation religieuse. Il existe des luttes intestines entre les différents groupes de rebelles, entre les différents groupes islamistes (comme Jabhat al-nusra ou Daech) qui détruisent le projet de départ d’une Syrie démocratique. Il faut rajouter à ça une corruption endémique et une volonté de toute part de monter les religions les unes contre les autres. Durant le conflit, les femmes interrogées restent du côté de la paix mais elles font face à la montée des groupes islamistes. Leur situation s’aggrave et elles vivent un retour en arrière de leurs droits. Elles font également le triste constat du départ des classes moyennes dans de nombreuses régions, les classes les plus pauvres (et les moins éduquées) se trouvent livrées aux mains des islamistes.

Ces témoignages poignants et lucides nous permettent de mieux comprendre la situation de la Syrie et les raisons qui ont fait échouer la révolution pacifiste de 2011. Mon seul bémol concerne la répétition de témoignages très proches qui uniformisent l’ensemble et noient les personnalités des femmes qui nous les racontent.

 

Truman Capote de Liliane Kerjean

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Mon intérêt pour Truman Capote est ancien, il remonte à la première fois où j’ai vu « Breakfast at Tiffany’s » qui est devenu un film culte pour moi. J’ai découvert petit à petit l’écrivain, un personnage aussi attachant qu’agaçant. Et un jour, le choc, j’ai lu « In cold blood » que je considère comme un chef-d’œuvre. Venant alimenter ma lecture, l’adaptation du roman par Richard Brooks puis deux films : « Scandaleusement célèbre » en 2006 et « Capote » en 2005 qui tous deux évoquent l’écriture de « In cold blood » et ont renforcé ma fascination pour le roman et son écriture. L’impact de ce roman pour Capote et son implication dans ce fait divers sont véritablement passionnants.

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Je ne pouvais donc pas passer à côté de la biographie de Liliane Kerjan sortie récemment chez Folio biographies. L’auteur choisit d’évoquer l’auteur américain par thématiques en faisant des aller-retours dans la vie de Truman Capote. C’est une biographie très classique, très factuelle qui du coup laisse le lecteur un peu à distance de l’écrivain. Néanmoins l’essentiel du personnage est bel et bien là et il peut se résumer en deux mots : charme et écriture et en deux lieux : la Nouvelle Orléans et New York. Truman est né à la Nouvelle Orléans, il passe son enfance dans le Sud entre des parents instables et distants et ses tantes célibataires de Monroeville en Alabama (c’est là qu’il fait connaissance avec Harper Lee, auteur d’un autre grand chef-d’œuvre de la littérature américaine : « To kill a mockingbird » où elle évoque leur enfance). Totalement délaissé par ses parents, Truman aura toute sa vie la peur de l’abandon et déploiera des trésors de charme et de séduction pour attirer l’attention et l’affection des autres. Quand sa mère épouse en seconde noce Joe Capote (il adoptera Truman), la famille déménage à New York dont Capote tombera amoureux.

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L’écriture fut très tôt présente dans sa vie. Il lit beaucoup, met en place un atelier d’écriture avec Harper Lee. Sous ses dehors de dandy, Truman Capote est un travailleur acharné, reprenant sans relâche ses textes, y scrutant la moindre virgule. Son premier roman édité, « Les domaines hantés », en 1948 est un énorme succès et fait de Truman le jeune prodige des lettres américaines. C’est grâce à son charme et à son talent qu’il accède au gratin de la haute société new-yorkaise. Son carnet d’adresses est celui du gotha mondain et littéraire de l’époque. L’apogée de sa vie mondaine aura lieu en 1966 lorsqu’il organise son célèbre bal en noir et blanc à l’hôtel Plaza, tout le monde veut en être.

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1966 est également l’année de la sortie de son plus grand livre et de son plus grand succès : « In cold blood ». Un roman inspiré d’un fait divers de 1959 : une famille de fermiers du Midwest a été assassinée par deux vagabonds. Pendant cinq ans, l’écrivain va enquêter, interroger les différents acteurs du drame. Il va surtout s’attacher à Perry Smith, l’un des meurtriers, en qui il reconnait sa solitude et son enfance gâchée. Toute la tragédie qui minera Truman Capote est là : pour pouvoir terminer son roman, il faut que Perry Smith et son acolyte soient exécutés.

Après cela, la vie de Truman Capote n’est que déclin : alcoolisme, drogue et suicide social avec « Prières exaucées » où il brocarde tous ses brillants et riches amis qui bien entendu l’abandonnent instantanément.

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Brillant, sensible, mondain, exigeant, Truman Capote est une personnalité de la littérature américaine qui ne peut laisser indifférent et dont la vie est intimement liée à son œuvre. La biographie de Liliane Kerjean donne une idée juste de ce que fut cette vie passée à vouloir entrer et rester dans la lumière.

Merci aux éditions Folio pour cette lecture.

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Félix Vallotton de Isabelle Cahn

A l’occasion de la rétrospective consacrée à Félix Vallotton (1865-1925) au Grand Palais, les éditions Gallimard sortent un hors-série dans leur collection Découvertes. Cette excellente collection nous avait habitués à des livres de petit format richement illustrés aux textes clairs et pédagogiques. Le hors-série reprend le même format en se concentrant principalement sur les reproductions des œuvres du peintre. Celles-ci sont présentées en différents formats avec des pages qui s’ouvrent sur les côtés ou vers le haut. Une manière originale et ludique de nous donner à voir le travail de l’artiste franco-suisse. Les textes qui accompagnent les illustrations sont rédigés par Isabelle Cahn, commissaire de l’exposition et conservatrice au musée d’Orsay. Les différents chapitres reprennent les grandes thématiques de la peinture de Vallotton : scènes de rue, perspectives aplaties, tête-à-tête, nus, etc… Pour accompagner les textes d’Isabelle Cahn, on trouve des réactions de contemporains comme Octave Mirbeau, des extraits de journaux comme Les Arts, de l’autobiographie de l’artiste ou de romans et poèmes illustrant parfaitement la peinture (ex : un extrait de « Le côté de Guermantes » de Marcel Proust pour « La loge de théâtre, le monsieur et la dame » de 1909).

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Un petit livre d’art de qualité, richement illustré qui permet une introduction à l’œuvre étonnante et peu connue de Félix Vallotton. Un petit bémol néanmoins est à mentionner, le prix est de 8.90€ ce qui me semble un peu excessif pour un ouvrage qui reste somme toute modeste.

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Un grand merci à Babelio.

tous les livres sur Babelio.com

La marche du cavalier de Geneviève Brisac

Face aux bruits et à l’urgence du monde contemporain, Geneviève Brisac a décidé de se plonger dans ses livres préférés. Elle y cherche rêverie et réflexion. Cette dernière se tourne vers un sujet qui lui est cher : les femmes écrivains. Peut-on parler de littérature féminine ?

La question se pose en effet lorsque l’on voit le mépris de grands théoriciens de la littérature envers les femmes. Geneviève Brisac choisit comme exemple le misogyne Nabokov. Ce dernier rechignait à lire Jane Austen. Une fois la chose accomplie, il reconnaît le talent de la demoiselle mais en le minimisant : « De ce panier à ouvrages, écrit-il, sort un exquis travail au petit point, il y a chez cet enfant quelque chose de merveilleusement génial.  » Le vocabulaire employé par Nabokov parle de lui-même. Pour essayer de répondre à la question de départ, Geneviève Brisac fait appel aux grandes dames de la littérature: Jane Austen, Virginia Woolf, Jean Rhys, Alice Munro, Karen Blixen, Sylvia Townsend Warner, Flannery O’Connor, Marine Tsvetaïeva, Ludmila Oulitskaia ou d’autres moins connues comme Grace Paley ou Rosetta Loy.

Pour Geneviève Brisac, la particularité de la littérature féminine ne tient pas dans le style. La syntaxe et les figures de style ne sont ni l’apanage des hommes ni celui des femmes. En revanche, les thèmes traités sont sans doute différents. Les femmes écrivains n’hésitent pas à parler de ce qui fait leur quotidien. Grace Paley, par exemple, écrit tout simplement sur ce qu’elle voit autour d’elle : les enfants au square, une promenade dans la rue, ce qu’elle aperçoit de sa fenêtre. Rien que de très ordinaire mais elle cherche à percer le mystère, la vérité de la vie à travers ces scènes. La vie est toujours plus complexe et agitée qu’il n’y paraît. Les femmes observent tout cela en faisant un pas de côté, c’est la fameuse marche du cavalier. C’est un terme employé par Nabokov pour décrire l’un des procédés stylistiques de Jane Austen. Il s’agit d’un décalage, d’un recul par rapport à l’action, à ce qui est décrit afin de percevoir la réalité différemment. La littérature féminine explore cela : chercher ce qui constitue l’âme, la conscience, les sentiments. Geneviève Brisac donne une très belle définition de ce que représente écrire pour elle et certainement est-ce le point commun des écrivains dont elle parle : « Écrire : nommer ce que nous vivons d’innommé et d’innommable, de confus. Écrire : interroger cet état somnambule qu’est presque toute vie. Nous ne savons ce que nous faisons, et sommes bouts de bois ramés flotillant sur la mer. L’enfant en nous le sait. » Cette définition colle parfaitement au travail de Virginia Woolf qui cherchait à capter les milliers de sentiments qui nous traversent.

A travers ce court mais passionnant essai, Geneviève Brisac rend hommage à la littérature au féminin, à ces voix libres et sincères qui tentèrent de décrire la matière de la vie. Un essai brillant qui donne envie de découvrir tous les romans cités !

Les éditions Points vous proposent de gagner 5 exemplaires de « La marche du cavalier ». Voici la question à laquelle vous devez répondre :

Dans quel roman Virginia Woolf parle-t-elle du mouvement des suffragettes ?

Vous avez jusqu’au 1er mai pour m’envoyer vos réponses à l’adresse suivante : plaisirsacultiver@yahoo.fr

J’attends vos réponses !

Merci à Julie et aux éditions Points.

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