Si vous ne savez pas comment venir à bout de tout ce que vous avez à faire ; si vous devez prendre le train avec des enfants ; si vous êtes invités chez des amis pendant le week-end ; si vous êtes américains et que vous voyagez en France ou si vous en avez assez des récits de vacances de vos collègues, Robert Benchley est l’homme qu’il vous faut. Ce chroniqueur de Vanity Fair et du New Yorker (il écrivit également, selon sa biographie rédigée par ses soins, « La case de l’oncle Tom » et commença « Les misérables » que Hugo acheva) nous propose trente-cinq nouvelles ou histoires dans ce recueil. Et c’est un festival de non-sense, d’humour pince-sans-rire auquel nous assistons. Robert Benchley épingle les travers de ses semblables, des écrivains (par exemple avec une parodie de l’œuvre réaliste de Dreiser ou un cocktail post-mortem entre Shelley, Tennison et Poe), mais aussi les siens. Il est également plein de bons conseils notamment en ce qui concerne le travail et a une méthode imparable pour le réaliser : la meilleure manière de finir une tâche est d’en commencer une autre ! Il réalise de surcroît, le rêve de tout à chacun le lundi matin : « Or donc, le lundi matin, confronté avec ces cinq obligations menaçantes, rien d’étonnant que je retourne me coucher tout de suite après le petit-déjeuner, pour emmagasiner la quantité de force et de santé nécessaire à la dépense d’énergie presque surhumaine que je devrais utiliser. »
Robert Benchley a un humour dévastateur et surtout absurde puisqu’il est capable d’adopter une guêpe ou de faire disparaître Budapest (cette ville a été rayée de la carte en 1802 dans le traité d’Ulm : « Qu’il soit bien entendu que Budapest n’existe plus. Ces derniers temps, elle avait pris des proportions indues et le café n’y était même plus tellement bon. C’est pourquoi ce conseil décrète l’abolition de Budapest. Si les habitants ne sont pas contents, ils n’ont qu’à aller habiter ailleurs. »)
Un vent de folie qui vous fera oublier la morosité ambiante. Il faut également souligner le grand soin apporté à l’édition de ce livre : beau graphisme de la couverture, illustrations nombreuses, épaisseur du papier, rabats et 4ème de couverture dans le ton du livre et une surprise. Bravo aux éditions Monsieur Toussaint Louverture pour ce très bel objet. Et pour finir de vous convaincre de découvrir l’univers farfelu de Robert Benchley, je vous laisse en compagnie de Laurent Lafitte qui avait formidablement lu l’une des nouvelles lors d’un numéro de La grande Librairie.






















L’esthétique léchée de « The hour » évoque inévitablement « Mad men » : même époque, mêmes costumes, mêmes cigarettes allumées en permanence. Mais la série de la BBC se tourne vers le film noir et est beaucoup plus marquée par le contexte politique : aussi bien le canal de Suez que la guerre froide. Ces deux moments de l’Histoire se mélangent : le premier est au cœur de l’actualité du magazine, le 2ème s’insinue dans la série suite à une intrigue plus personnelle. Freddie est appelé à l’aide par une ancienne amie, fille d’un pair de la Chambre des Lords, qui se sent suivie. La jeune femme sera retrouvée morte dans son hôtel. Entre filature et espionnage, Freddie va mener l’enquête et se retrouver plonger dans le monde interlope de l’espionnage.


