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The living and the dead, BBC one

En 1894, dans une ferme du Somerset, Nathan Appledy rend visite à sa mère accompagné de sa femme Charlotte. Malheureusement, la mère décède pendant le séjour du couple. Nathan décide d’abandonner son métier de psychologue pour s’occuper de l’exploitation avec Charlotte. Mais depuis le retour de Nathan d’étranges phénomènes se produisent, des esprits du passé viennent hanter les vivants.
Dans cette série de la BBC, en six épisodes, le passé revient hanté les vivants et les morts viennent demander des comptes. Chaque épisode est une histoire en soi tout en gardant une continuité dans la série. Certaines histoires sont vraiment déchirante comme celles du groupe d’enfants morts au fond d’une mine parce qu’il était trop cher d’aller les récupérer. C’est toute la société victorienne qui est interrogée : le travail des enfants, la place des femmes, les vieilles superstitions.
Le côté fantastique est parfaitement maîtrisé, l’ambiance est gothique à souhait. L’esthétique n’est pas sans évoquer celle de « Sleepy Hollow » de Tim Burton. Le couple de héros est très attachant : Charlotte Spencer est lumineuse, optimiste et moderne face à un Colin Morgan torturé et perturbé par ses visions surnaturelles.
Malheureusement (et malgré la fin qui laissait présager autre chose), il n’y aura qu’une seule et unique saison à cette série gothico-fantastique.

Cette série est tiré du livre éponyme de Nina Stibbe. Il s’agissait d’un recueil de lettres entre Nina et sa sœur Victoria. La première s’installe à Londres où elle devient la « nanny » des deux fils d’une éditrice divorcée. Nina ne sait pas cuisiner, ne s’est jamais occupée d’enfants et refuse de porter des chaussures !
Chaque épisode de la série est composé de petites vignettes, de petits chapitres avec titres nous racontant les aventures et déboires de la fantasque Nina dans une famille qui ne l’est pas moins. C’est une feel-good série plein de drôlerie (Nick Hornby a écrit le script), de tendresse. Les deux actrices principales sont impeccables. Helena Bonham Carter est d’une grande sobriété et c’est ainsi que ressort au mieux son talent. Nina est interprété par la délicieuse et ingénue Faye Marsay. Ce joli duo est complété par une belle galerie de personnages : Malcolm, l’écrivain célibataire qui vient dîner tous les soirs avec la famille et asticote Nina sur ces plats ; Nunney qui s’occupe du voisin handicapé de la famille et flirte gentiment avec Nina ; Max et Joe les deux enfants brillants,drôles et très mâtures.
La série est composé de six épisodes de trente minutes, c’est frais, rythmé et totalement irrésistible.

1982, Sheffield, le thatchérisme bat son plein et le chômage aussi. Le mari de Stephanie se retrouve sans emploi, celui de Mrs Spake voit sa boucherie péricliter depuis l’arrivée du supermarché, celui de Nita replonge dans le petit banditisme et Dawn doit s’occuper de ses frères et de son père affalé dans le canapé toute la journée. C’est Stephanie qui trouve la solution à leurs problèmes : une annonce de la société Ann Summers pour vendre des sous-vêtements et accessoires coquins à la manière des soirées Tupperware.
Comme « Love, Nina », « Brief encounters » est une feel-good série. C’est une pétillante comédie en six épisodes qui montrent l’émancipation de la femme dans les années 80 quel que soit le milieu social d’origine. Toutes doivent s’en sortir et gérer leur famille et ce sont elles qui prennent tous les risques et trouvent les solutions. Elles sont dynamiques, solidaires et n’hésitent pas à sortir du rôle qui leur est assigné à l’époque : mère au foyer. Il y a des scènes vraiment réjouissantes comme celle des premières démonstrations où les vendeuses sont aussi mal à l’aise avec les objets que les potentielles acheteuses ou celle où Mrs Spake, la bourgeoise de la bande, annonce à un policier qu’elles sont en plein épanouissement sexuel !
Les actrices ne sont pas pour rien dans la réussite de cette série. Sophie Rundle a enfin le premier rôle qu’elle mérite, Sharon Rooney est extrêmement drôle et gouailleuse. Mais la palme revient à la formidable Penelope Wilton en Mrs Spake, aussi émouvante que drôle.
« Brief encounters » est une très sympathique et dynamique série dont le quatuor d’actrices est particulièrement réjouissant.