Journal d’un homme sans importance de George et Weedon Grossmith

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« Le journal d’un homme sans importance » a été publié dans le journal Punch sous forme de feuilleton en 1892. Les frères Grossmith y raconte le quotidien de Mr Charles Pooter, un employé d’une firme de la City. Il vit dans une maison avec sa femme, Carrie, et sa bonne Sarah. Il reçoit régulièrement ses amis Mr Gowing et Mr Cummings. Le couple Pooter a un fils, Lupin, fantasque et ambitieux.

Charles Pooter écrit chaque jour son journal alors que son quotidien n’a rien d’extraordinaire. Sa vie prend la forme d’une série de saynètes qui nous montrent les petites contrariétés, les petits plaisirs, les menus événements sociaux qui émaillent les journées des Pooter. Charles Pooter est un personnage qui se veut très digne, très respectable, il est très à cheval sur les bonnes manières. Malheureusement, Mr Pooter est extrêmement maladroit et il est bien souvent totalement ridicule. Il est fière d’aller à un bal, s’habille de manière élégante, invite sa femme à danser et s’étale de tout son long en raison de semelles neuves. A une autre occasion mondaine, c’est son pantalon qu’il déchire juste avant de partir. Il se pique de décoration, se met à repeindre en rouge des pots de fleurs, des meubles, le sot à charbon, la baignoire et une vieille édition de Shakespeare dont la reliure était abîmée. Mr Pooter se pense très spirituel, très drôle et estime que son journal vaut la peine d’être édité. Cela provoque l’hilarité de sa femme et de son fils.

Le ton du livre est moqueur mais il est également plein de tendresse pour ce personnage si ordinaire. Et il est vrai que Charles Pooter nous est fort sympathique. C’est un homme qui se satisfait de peu, qui tente de vivre avec dignité. Un petit bourgeois qui ne cherche pas à sortir de sa classe, content de pouvoir recevoir ses amis, boire un verre de porto avec sa femme et être un employé modèle.

« Journal d’un homme sans importance » est un livre classique de la littérature anglaise qui raconte, avec beaucoup d’humour, le quotidien d’un homme sans qualité.

 

Le mois anglais 4

Concours Le mois anglais 2020 avec Belfond

Nous continuons à vous proposer de gagner des livres et cette fois, ce sont les éditions Belfond qui vous gâtent avec deux romans très différents :

« Forte tête » vous plongera dans l’Angleterre des Suffragettes juste avant la 1ère guerre mondiale, tandis que « Summer mélodie » vous ramènera en 1997 sur fond de Brit pop, les deux sont des romans d’apprentissage.

Pour gagner l’un de ces deux romans, dites-nous en commentaire ici ou chez Lou  si vous êtes team Suffragettes ou team Summer !

Seuls les participants au mois anglais peuvent concourir.

Pour les participants sur instagram ou le groupe facebook sans blog, précisez-nous votre pseudo / nom pour nous permettre de vous reconnaître !

Et sur ce blog, si votre commentaire ne s’affiche pas de suite, ne vous inquiétez pas : je dois approuver les nouveaux venus pour éviter les spams.

Vous avez jusqu’au 3 juillet pour participer, bonne chance à tous !

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Le Detection club de Jean Harambat

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Alors que John Dickson Carr vient d’être  admis au sein du detection club, un étrange oiseau mécanique fait son entrée dans la pièce. Il a un message à délivrer aux membres du célèbre club d’écrivains de roman policier. Ils sont tous inviter à la villa Briarcliff, sur une île de Cornouailles, par Mr Roderick Ghyll. G.K. Chesterton, Agatha Christie, J.D. Carr, Dorothy L. Sayers, A.E.W. Mason, la baronne Orczy et le père Knox prennent la direction de la côte. Leur hôte est un milliardaire et il veut éblouir ses invités. Il a créé un automate capable de trouver le coupable d’un detective novel rien qu’en en écoutant un résumé. Les écrivains ne sont pas convaincus par l’expérience et ils regagnent leurs chambres dubitatifs. Pendant la nuit, ils sont réveillés par les cris de Mr Ghyll. Sa chambre est fermée à clef et lorsque l’on réussit à l’ouvrir, Mr Ghyll a disparu.

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Le detection club, qui a inspiré Jean Harambat pour sa dernière bande-dessinée, existe bel et bien. Il a été créé en 1930 et ses membres y discutent des aspects techniques de l’écriture d’un roman policier. Chacun doit prêter serment et doit respecter le décalogue du père Knox (les 10 règles sont présentées dans la BD). Dans « Le detection club », Jean Harambat rend hommage aux auteurs britanniques (et américain avec Carr) de l’âge d’or du detective novel. Et la BD contient des clins d’œil aux œuvres de ces écrivains. Chacun va d’ailleurs rivaliser pour essayer de découvrir ce qu’il est arrivé à Roderick Ghyll : Knox et Mason ne cessent de se chamailler pour avoir le dernier mot, Dorothy L. Sayers dégaine son revolver dès qu’elle le peut, Carr se noie dans les plans de la villa, la baronne Orczy s’endort n’importe où. Le plus réjouissant dans cette BD, c’est la relation entre Agatha Christie et G.K. Chesterton, une amitié vacharde faite de piques, de saillies drôlissimes. L’intrigue est malicieuse et le trait de Jean est vif et très agréable. Les couleurs de la BD ont un côté pop très joyeux.

J’avais déjà été séduite par « Opération Coperhead » et « Le detection club » confirme tout le bien que je pense de Jean Harambat. L’enquête est ici réjouissante, pleine d’humour et elle rend hommage aux pouvoirs de l’imagination et aux talents des écrivains.

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Résultats du concours le mois anglais 2020 avec les éditions de la Table Ronde

Et si on fêtait l’arrivée de l’été ? Voici les gagnantes du concours organisé dans le cadre du Mois anglais pour remporter l’un de ces 4 romans :

  • Une Saison à Hydra : Katell Bouali
  • L’Invitation à la vie conjugale : Corinne (participation sur le groupe facebook)
  • Etés anglais : L’Or Rouge
  • La Brodeuse de Winchester :  FondantGrignote

Bravo à vous, et encore merci aux éditions de la Table Ronde qui nous ont permis de vous gâter, et avec qui les échanges sont toujours un vrai bonheur !

Pour les perdants, pas de regrets, surveillez le blog de Lou et le mien dans les prochaines semaines, ainsi que les stories pour ceux qui sont sur instagram. Le Mois anglais vous réserve encore de belles surprises !

Le mois anglais 1

Rendez-vous avec le poison de Julia Chapman

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Alors que Delilah et Samson s’apprêtent à annoncer leur alliance pour créer une société de sécurité, la police débarque à la pâtisserie des Monts. Samson est arrêté pour suspicion de meurtre. La brebis galeuse de Bruncliffe n’avait pas besoin de ça et malheureusement pour lui, il n’est pas au bout de ses peines. Son passé comme flic infiltré est révélé dans la presse locale, il est en effet accusé de trafic de drogue. Autant dire que Samson n’a plus beaucoup d’amis au village. Même Delilah le jette à la porte, furieuse que Samson lui ait menti. Pendant que nos deux héros se brouillent, le vétérinaire de Bruncliffe s’inquiète de voir plusieurs chiens présentés des symptômes d’empoisonnement. Il commence à soupçonner des actes malveillants. Pour en avoir le cœur net, il décide de faire appel aux talents de détective privé de Samson malgré sa réputation pour le moins entachée.

« Rendez-vous avec le poison » est le quatrième volet des aventures de Samson et Delilah. L’intrigue laisse la part belle à l’histoire de Samson et Julia Chapman nous dévoile quelques événements qui sont à l’origine de son retour à Bruncliffe dans le premier tome. Vous vous en doutez, il reste encore des zones d’ombre, il faut bien appâter le lecteur ! L’enquête sur les empoisonnements de chiens reste plus secondaire et sa résolution se devine assez facilement. Le reproche, que j’avais fait au tome précédent, revient ici : les intrigues de Julia Chapman manque de suspens et nos petites cellules grises ne sont pas mises à rude épreuve.

Et pourtant, j’ai bien l’intention de lire le tome suivant. Paradoxal me direz-vous. Mais c’est qu’au fil des tomes, je prends plaisir à revenir à Bruncliffe. Et finalement, le talent de Julia Chapman se trouve dans sa capacité à créer une atmosphère de petit village anglais perdu dans les montagnes du Yorshire, à créer une forte empathie avec l’ensemble des personnages qu’ils soient principaux et secondaires. C’est donc avec plaisir que l’on retourne à Bruncliffe où l’on boirait volontiers une tasse de thé à la pâtisserie des Monts pour prendre des nouvelles des habitants et de Calimero, le braque de Weimar de Delilah.

Malgré le manque de suspens de ses intrigues, Julia Chapman réussit à nous donner envie de revenir à Bruncliffe, de retrouver ses habitants et de partager avec eux de nouvelles aventures.

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Concours Le mois anglais 2020 avec Robert-Laffont

Nous continuons à vous gâter avec un nouveau concours ! Cette fois, ce sont les éditions Robert-Laffont qui nous font le grand plaisir de vous proposer quatre romans à gagner :

Nous avons choisi pour vous deux auteurs classiques : « Les Hauts de Hurle-Vent » d’Emily Brontë et « Avec vue sur l’Arno » de E.M. Forster mais également deux auteurs contemporains : « L’écliptique » de Benjamin Wood et « Une colonne de feu » de Ken Follett. Il y en a donc pour tous les goûts !

Pour jouer, rien de plus simple : il suffit de laisser un commentaire ici ou chez ma partenaire Lou en nous précisant pour quel livre vous souhaitez jouer et pourquoi vous souhaitez le gagner.

Seuls les participants au mois anglais peuvent concourir.

Pour les participants sur instagram ou le groupe facebook sans blog, précisez-nous votre pseudo / nom pour nous permettre de vous reconnaître !

Vous avez jusqu’au 28 juin pour participer, bonne chance à tous !

Nous remercions très chaleureusement les éditions Robert-Laffont pour ce partenariat.

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Occasions tardives de Tessa Hadley

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Un soir d’été, la sonnerie du téléphone résonne dans l’appartement londonien de Christine et Alexander. Au bout du fil, leur amie Lydia est effondrée. Son mari Zachary est mort brutalement d’une crise cardiaque. Les quatre amis se connaissent, partagent leurs vies depuis trente ans. La mort de Zachary, le plus jovial et dynamique, est un drame terrible qui bouleverse l’équilibre du quatuor. Cette disparition va faire remonter les souvenirs des uns et des autres, des blessures, des rancunes vont refaire surface.

Tessa Hadley mêle au présent de la mort de Zachary, le passé de ses personnages au moment où leurs chemins se sont croisés. Alex et Zachary sont amis d’enfance. Alex est enseignant, il est charismatique et mystérieux. Déjà marié et père, il connait des tensions dans son couple. Et c’est à ce moment-là que Lydia et Christine entrent en scène. Elles suivent les cours d’Alex et Lydia tombe sous le charme de son prof. Cela devient obsessionnel et elle fait tout pour connaître les moindres détails de sa vie. C’est ainsi qu’elle rencontre Zachary et qu’elle décide de le caser avec Christine. La configuration de départ des deux couples n’est pas celle que nous découvrons au début du roman et suivre l’évolution des deux histoires d’amour est particulièrement intéressant. Le pouvoir, l’influence, le charme changent de camp entre Alex et Zachary au fil du temps. Ces liens, tissés puis défaits, sont le cœur du roman de Tessa Hadley ; ce sont ceux de l’amour mais également ceux de l’amitié. L’équilibre précaire entre les deux couples n’existe plus lorsque Zachary disparaît. Les fragilités, les doutes, les ambitions, la solitude, l’absence vont faire exploser les liens créés.

Tessa Hadley sait magnifiquement étudier la psychologie de ses différents personnages, elle le fait avec précision et subtilité. Comme dans « Le passé », les souvenirs hantent les personnages ; les regrets et l’amertume, qui y sont liés, resurgissent pour modifier le temps présent.

« Occasions tardives » m’a permis de retrouver la plume délicate de Tessa Hadley qui sait superbement nous faire naviguer entre présent et passé.

 

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Résultats du concours le mois anglais 2020 avec les éditions Folio

Roulement de tambour, voici le résultats des tirages au sort pour remporter les livres proposés par les éditions Folio :

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Rachel
woolf

Blandine

1984

Lilas

barnes
Pativore
swing time

Hilde

Bravo à vous toutes, j’attends vos coordonnées que vous me communiquez à l’adresse suivante : plaisirsacultiver@yahoo.fr

Si vous n’avez pas été chanceux cette fois, ne vous découragez pas, d’autres concours sont à venir ici et chez ma comparse Lou!

Un immense merci aux éditions Folio qui nous ont permis d’organiser ce concours.

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Mariages victoriens de Phyllis Rose

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« Mariages victoriens » de Phyllis Rose est un essai qui a été publié en 1983. L’auteure, biographe, essayiste et critique littéraire, y dresse le portrait de cinq couples, ceux de personnes illustres comme John Ruskin, Charles Dickens, George Eliot ou Thomas Carlyle. Phyllis Rose prend pour son étude ce postulat de départ : « C’est donc dans ce sens que je propose quelques vies privées afin qu’elles soient examinées et discutées. Je vais tenter de les raconter de façon à soulever les questions concernant le rôle du pouvoir et la nature de l’égalité dans le mariage, car je postule un lien entre politique et la sexualité. » Il faut dire que les règles du jeu sont très claires et strictes à l’époque victoriennes.  Le modèle est clairement patriarcale, le pouvoir appartient aux hommes. Le divorce avant 1857 est une procédure très coûteuse et exceptionnelle. Après cette date et l’apparition de cours séculières dédiées aux divorces, la démarche n’en demeure pas moins scandaleuse. La femme et les enfants ensuite sont la propriété du mari. La question du pouvoir se pose également pour les relations sexuelles. Le mari pouvait en avoir avant le mariage mais pas la femme qui devait ensuite répondre à tous les besoins de son époux.

Phyllis Rose dissèque l’institution du mariage au travers de différents exemples de couples stables ou non, avec enfants ou non et avec une distribution du pouvoir différente. Le livre montre les différents moments qui peuvent exister dans l’histoire d’un couple : la cour longue et assidue avec Thomas Carlyle et Jane Welsh, le divorce avec Effie Gray et John Ruskin, le triangle amoureux à trois avec Mrs Taylor et John Stuart Mill, le démon de midi avec Charles et Catherine Dickens et enfin le couple hors mariage avec George Eliot et George Henry Lewes. « Il est sans doute évident que George Eliot et George Henry Lewes sont, dans un sens, l’héroïne et le héros de l’ouvrage. Dans leur cas, le dévouement, la stabilité et l’égalité se développèrent hors des liens du mariage légal. » Ici l’égalité entre les amants est sans aucun doute la clef de leur bonheur. Mais Phyllis Rose montre également que le couple est  un cheminement intellectuel, une affaire d’imagination.

Phyllis Rose s’est appuyée sur les correspondances, les journaux intimes de grandes personnalités victoriennes pour analyser l’institution du mariage dans une société patriarcale. L’étude est passionnante, fluide et finalement les constats, qui y sont faits, sur la couple, sont toujours d’actualité.

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Les aventures de Cluny Brown de Margery Sharp

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Orpheline, Cluny Brown a été élevée par son oncle Arnold, plombier de son état. Cluny semble ne pas réussir à rester à sa place. Après avoir pris le thé au Ritz et avoir débouché l’évier d’un client de son oncle, la jeune femme va devoir quitter Londres pour le Devonshire. Son oncle lui a trouvé une place de femme de chambre dans la famille de Lady Carmel. Il espère ainsi que sa nièce va s’assagir. Mais il n’est pas si facile d’étouffer le caractère fantasque de Cluny qui va avoir quelques difficultés à se couler dans le monde : « Dans le cas de Cluny Brown, ni son service, ni sa livrée austère n’avaient, de toute évidence, réussi à éclipser sa personnalité. » Son séjour dans la campagne anglaise sera pourtant le tournant de sa vie.

J’avais découvert Cluny Brown grâce à l’adaptation de Ernst Lubitsch datant de 1946 avec dans les rôles titres Jennifer Jones et Charles Boyer. C’est une de mes comédies préférées et il était temps que je découvre le roman de Margery Sharp. Le film est assez librement adapté mais il a su conserver le côté pétillant de cette comédie. Cluny Brown est un personnage extrêmement attachant dès les premières pages. Elle est totalement libre et ses actes se font toujours en dépit des conventions. Elle agit selon son cœur, elle a une volonté d’explorer le monde, d’ouvrir son horizon ce qui va bien-sûr à l’encontre de son milieu social. Qu’elle évolue dans son milieu ou dans la bonne société, Cluny ne peut se sentir à sa place dans le carcan moral de l’Angleterre des années 30. Malicieuse, indépendante, parfaitement honnête, Cluny finira par trouver sa voix en croisant la route d’un homme aussi fantasque qu’elle. Le personnage de Margery Sharp est finalement très moderne en ce qu’elle ne laisse personne décider de son destin à sa place.

« Les aventures de Cluny Brown » est une délicieuse et espiègle comédie qui nous offre le portrait d’une héroïne originale et non conformiste.

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