Un mois d’octobre bien rempli au niveau des lectures avec huit livres à mon compteur dont quatre étaient issus de ma PAL. Celle-ci baisse gentiment mais sûrement ! En tout cas, les huit livres d’octobre furent très variés, très différents les uns des autres et d’excellente qualité.
J’ai pour une fois plus lu que je n’ai été au cinéma et comme pour la littérature, le maître-mot fut l’éclectisme.
Mon coup de cœur :
Nouvellement arrivé sur le campus, un professeur de philo dépressif, Abe Lucas (Joaquin Phoenix), charme une jeune et intelligente étudiante (Emma Stone). C’est l’été, Emma Stone rayonne de fraîcheur et de spontanéité face à un Joaquin Phoenix aussi sombre que torturé. Le début du film semble nous emmener du côté de la bluette universitaire classique, du déjà vu. Mais Woody Allen est encore capable à bientôt 80 ans de surprendre son public. L’intrigue bascule totalement dans le thriller lorsque Abe décide de réaliser un crime parfait pour des raisons altruistes et philosophiques. Nous sommes ici dans la veine de « Match Point » et Woody se régale avec un scénario plein de surprises et deux acteurs absolument convaincants. Le cru Allen 2015 est excellent et il est plaisant de voir que Woody s’amuse toujours autant à réaliser ses films.
Et sinon :
- Miss Hohusai de Keiichi Hara : Il s’agit d’un film d’animation japonais qui met en avant la vie de l’une des filles, O-Ei, du célèbre peintre. Celle-ci a marché dans les pas de son génie de père. Elle était également peintre, vivait et travaillait avec lui. Nous sommes plongés dans le Edo de 1814, nous visitons des maisons de thé, de geishas et nous nous promenons avec O-Ei et sa jeune sœur aveugle. Ce film montre l’incroyable liberté et détermination de la jeune O-Ei qui reste célibataire, vit avec des hommes et peint des prostitués. Une belle évocation du Japon de cette époque et de l’art de la famille Hokusai.
- The visit de Night Shyamalan : Becca (Olivia DeJonge) et son jeune frère (Ed Oxenbould) vont pour la première fois rendre visite à leurs grands-parents maternelles. Leur mère est fâchée avec eux depuis sa fugue pour épouser le père des enfants. Aujourd’hui divorcée, elle essaie de renouer avec son passé. Les deux enfants décident pour l’occasion de réaliser un film documentaire sur leurs vacances. Au départ, tout se passe à merveille, les grands-parents sont aux petits soins. Mais petit à petit, leur comportement est de plus en plus étrange. Night Shyamalan réalise un vrai-faux film d’horreur et joue avec tous les codes du genre. J’ai totalement marché à ce projet, j’ai sursauté dans mon fauteuil mais j’ai également beaucoup ri.
- Much loved de Nabil Ayouch : Noha, Randa, Soukaina et Hlima sont prostituées à Marrakech. Elles sont très organisées et participent à de nombreuses soirées avec des touristes français, saoudiens, etc… Elles sont toujours accompagnés de Saïd, leur fidèle chauffeur. Ces jeunes femmes dynamiques, joyeuses cachent au fond d’elle une profonde mélancolie, une douleur à devoir se vendre pour vivre et élever leurs enfants. La société les rejette à l’image de cette mère qui accepte l’argent de sa fille mais refuse de la voir chez elle. Nabil Ayouch nous fait partager au plus près le quotidien de ce quatuor de femmes aux caractères bien trempées et nous montre l’hypocrisie de la société marocaine à leur égard.





















