Catharsis de Luz

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« Catharsis » est bien le terme qui exprime ce que Luz a voulu faire avec cette bande dessinée et son utilité pour lui. Après les attentats de Charlie-Hebdo, auxquels Luz échappa grâce à l’achat d’une galette des rois, le dessinateur n’arrivait plus à pratiquer son art. Ne sortaient de son stylo que de petits personnages aux yeux gigantesques, images de la sidération de Luz face à la mort violente de ses amis. Le dessin est revenu peu à peu et il exprime toute la douleur, la culpabilité d’être encore en vie.

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Luz raconte dans « Catharsis » le jour de l’attentat (le jour de son anniversaire) et la vie d’après, celle des médias, des gardes du corps, de l’angoisse qui le tenaille sans cesse (pour l’apprivoiser, Luz l’appelle Ginette !) et du deuil impossible (très belles pages intitulées « Faut que je te raconte » où Luz discute devant la tombe ouverte de Charb comme pour achever un dialogue brutalement interrompu).

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Mais il y a aussi de la lumière dans « Catharsis », des frémissements de retour à la vie : la lecture de « Shining » qui fait taire Ginette, un rêve autour de l’architecture de Frank Lloyd Wright, l’évasion imaginaire de la surveillance des gardes du corps et surtout l’amour. La compagne de Luz est très présente dans l’album et c’est sa présence, ses caresses qui ramènent le dessinateur du côté de la vie.

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« Catharsis » est un album douloureux, désespéré mais il est également empreint de poésie, d’espoir. Jamais larmoyant, il montre juste un homme essayant de rester debout.

Merci au site de bandes dessinées en ligne Sequencity pour cette lecture.

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Le cœur par effraction de James Meek

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Ritchie Sheperd est le producteur d’une émission à succès « Relooking d’ados » où de jeunes musiciens débutants viennent prendre des conseils. Une reconversion lucrative pour cet ancien rockeur dont le groupe fondé avec sa femme Karin, les Lazygods, avait rencontré un certain succès. Une réussite qui lui permet de combler tous ses désirs et ceux de sa famille, mais cela ne suffit pas à Ritchie. Il aime à jouer avec le feu et trompe la belle Karin avec Nicole, 15 ans, rencontrée sur le plateau de son émission. Et il comptait bien en profiter aussi longtemps que possible. Mais cette incartade sera celle de trop. La sœur de Ritchie, Rebecca, vient de larguer Val, un journaliste people. Ce dernier le prend très mal et il menace Ritchie de révéler sa liaison s’il ne lui dévoile pas des secrets honteux sur sa sœur. Il finit d’ailleurs par mettre en place un site internet, « La fondation morale », où il érige cette idée en système : soit on dénonce une personne de son entourage, soit on est soi-même dénoncé. Ritchie a donc le choix entre trahir sa sœur ou ruiner sa famille.

James Meek nous livre un excellent page-turner avec « Le cœur par effraction ». La première partie du roman se développe à la manière d’un thriller avec Ritchie comme personnage principal. La deuxième partie change quant à elle totalement la perspective du roman en s’ouvrant sur d’autres personnages, notamment Alex, ancien batteur de Ritchie devenu un grand scientifique, et Rebecca, chercheuse ascétique d’un vaccin contre la paludisme. Le roman de James Meek prend alors une ampleur insoupçonnée dans ses premières pages et lui donne des allures de saga aux nombreuses ramifications.

Au cœur du roman est le mensonge, la trahison. Les personnages de James Meek recherchent les limites entre le bien et le mal. Comment fait-on la différence sans les tabous religieux ou les interdits sociaux combattus depuis les années 60 ? Qu’est-ce qui fait de nous des êtres bons ou méchants ? Malgré ses mensonges et trahisons envers sa femme, Ritchie se pense comme une personne bonne et généreuse. Le mal pour lui est incarné par l’assassin de son père, officier anglais torturé et tué durant le conflit irlandais. Le meurtrier en question était pourtant en guerre, n’est-il pas devenu mauvais en raison des circonstances, par obligation envers sa cause ? Mais une cause justifie-t-elle tous les moyens ? Ce sont toutes ces questions morales que va se poser la galaxie de personnages créée par James Meek. Chacun d’eux aura à s’interroger sur ses propres limites et sur l’idée qu’il se fait de lui-même.

Des destins qui se croisent et s’entrecroisent sous la plume maîtrisée de James Meek et qui questionnent la notion de la moralité, c’est ambitieux, réussi et ça se dévore !

Un grand merci aux éditions Points pour cette lecture.

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Bilan plan Orsec et films de juillet

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L’été est toujours propice à la diminution de la PAL, 11 livres lus et une bande-dessinée dont 9 en provenance directe de ma PAL. J’espère que les mois à venir me permettront de tenir ce cap ! Ce mois de juillet m’a apporté de bien belles lectures dont je vous reparle rapidement.

Malgré les vacances loin de mes salles de cinéma favorites, j’ai quand même réussi à y aller cinq fois et voici le résultat :

Mes coups de cœur :

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En Andalousie  dans les années 80 dans le delta du Guadalquivir, deux adolescentes ont disparu. Deux policiers viennent de Madrid pour tenter de les retrouver. Pedro, le plus jeune, s’est retrouvé là après une sanction disciplinaire, il compte sur cette affaire pour retrouver son ancien poste. Juan est plus aguerri, plus violent mais aussi plus empathique avec les familles des deux disparues. Rapidement, dans les méandres des marais, les corps des deux jeunes filles sont retrouvés sans vie. Elles ont été torturées, violées et tuées. Dans cette région reculée et marécageuse, les deux flics vont découvrir de bien sombres secrets. « La isla minima » m’a beaucoup fait penser à la saison 1 de True detective, on y retrouve un duo de policiers plongés dans une atmosphère glauque, trouble où le mensonge ronge chacun. Formidablement filmé avec des paysages à couper le souffle, deux acteurs passionnants d’ambiguïté, ce film est un excellent polar qu’il faut courir voir.

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Amelina et Faith grandissent à Boston dans des conditions atypiques. Leur père Cameron est bipolaire mais leur mère lui confie  quand même leurs filles pendant qu’elle reprend des études à New York. Ne supportant plus la pauvreté, elle veut évoluer pour que ses filles puissent aller dans de bonnes écoles. Le père est totalement foutraque, fantasque, imprévisible mais plein de bonnes volontés (qu’il arrive rarement à tenir malheureusement). Les filles vont devoir apprendre à vivre et à gérer les excentricités de leur père. Voilà un très joli film, plein de de fantaisie, d’humour et de tendresse. La réalisatrice, Maya Forbes, raconte ici son enfance insolite certes mais non dénuée d’amour. Mark Ruffalo y est  absolument parfait et attendrissant.

Et sinon :

  •  « Vice-versa » de Pete Docter : Que peut-il bien se passer dans nos têtes ? C’est ce que les studios Pixar se sont demandés et ils ont choisi une adolescente pour étudier le phénomène. Riley a 11 ans, son enfance fut heureuse mais voilà qu’elle doit déménager, c’est le drame ! Dans sa tête, nous découvrons les émotions au poste de commande : joie, tristesse, mépris, peur et colère. Pixar nous présente de manière très poétique et amusante ce que signifie grandir avec des renoncements, des souvenirs oubliés (très beau personnage de l’ami imaginaire), des priorités qui changent et de nouveaux horizons qui s’ouvrent.
  • « Les minions » de Kyle Balda , Pierre Coffin  : Nous avions découvert ces étranges petits personnages jaunes dans « Moi, moche et méchant » en 2010. Ici, un film entier leur est consacré et nous découvrons comment ils ont fait connaissance avec Gru. Mais avant de trouver ce méchant idéal, ils ont connu bien des embûches (la suite des anciens maîtres des minions est hilarante). C’est à Londres qu’ils espèrent trouver leur nouveau maître où  se déroule un show de méchants. Le chemin du meilleur méchant sera semé d’embûches pour nos minions au langage farfelu mais très drôle. Ce dessin-animé, bourré de références à la culture anglo-saxonne, est un bien joyeux divertissement.
  • « Love & mercy » de Bill Pohlad: Ce film nous propose une biographie en deux temps de Brian Wilson, l’un des fondateurs des Beach Boys. Les deux moments s’entrecroisent tout le long du film. Brian Wilson a 22 ans (il est incarné par Paul Dano) et s’écarte de son groupe pour composer des musiques plus lyriques, plus travaillées que ce qu’il a auparavant inventées. Sa nouvelle exigence ne convient d’ailleurs pas à ses frères et son cousin qui forment le groupe. Vingt ans plus tard, Brian (cette fois incarné par John Cusack) est sous l’emprise de médicaments et d’un soi-disant médecin. Le musicien rencontre lors de l’achat d’une voiture, celle qui deviendra sa femme et le sortira des griffes de son gourou. Malgré une petite lassitude dans le dernier tiers du film, j’ai trouvé ce biopic en deux temps original, nous évitant ainsi une succession des moments importants de la vie du musicien. Peut-être peut-on également trouver ce film un peu trop flatteur pour Brian Wilson.

La mélodie du passé de Hans Meyer Zu Düttingdorf

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Après le décès de sa mère, Christina, une journaliste berlinoise, se charge de vider son appartement. C’est en rangeant les effets de sa mère qu’elle découvre une carte postale représentant un groupe de musicien de tango argentin avec au centre un bel homme jouant du bandonéon. Au dos de la carte, une inscription mystérieuse en Sütterlin (une ancienne écriture d’origine allemande utilisée dans les années 1920-30) y figure : le bandonéon porte ma vie. Une phrase qui éveille la curiosité de Christina et la pousse à s’interroger sur le passé de sa mère. Pourquoi celle-ci gardait-elle cachée derrière un meuble cette carte postale ? A sa connaissance, sa mère n’avait jamais mis les pieds en Argentine. Ses parents étaient morts pendant la guerre et elle avait été recueillie par un orphelinat de sœurs. Voilà ce que Christina savait sur l’enfance de sa mère. Il fallait donc commencer par l’orphelinat. C’est là qu’elle découvre que sa mère avait en fait été abandonnée par sa toute jeune mère à l’orphelinat. Pourquoi ce mensonge ? Que cache le passé de sa mère ? C’est ce que Christina a bien l’intention de découvrir.

« La mélodie du passé » est une véritable saga. L’enquête de Christina nous emmène jusqu’en Argentine sur les traces du joueur de bandonéon. Hans Meyer Zu Düttingdorf fait s’entrecroiser les époques. Selon les chapitres, nous sommes aux côtés de Christina qui obstinément cherche à comprendre les mots inscrits sur la carte postale, ou bien nous sommes avec Emma Von Schaslik en 1927 sur un paquebot traversant l’Atlantique. Deux chemins à travers le temps, deux jeunes femmes qui se cherchent, qui sont à des moments charnières de leur vie. Le récit est foisonnant, l’auteur nous plonge sans peine dans des pays et des époques différentes et construit son récit à l’aide de nombreuses voix, des monologues intérieurs qui émaillent le cours du récit. Ce dernier est bien mené, très romanesque, ce qui est idéal pour une lecture estivale.

Il y a néanmoins quelques facilités dans le récit. La scène d’amour entre Emma et Edouardo est plus mièvre que sensuelle par exemple. Les personnages sont également un peu trop caricaturaux, ils manquent de nuances dans leurs caractères et leurs actions. Le petit côté mystique de certaines scènes (Christina parlant à sa mère morte au cimetière) ne m’ont pas non plus convaincue.

Malgré ces bémols, j’ai envie d’être indulgente avec ce roman qui m’a finalement embarquée et j’ai apprécié le côté bien documenté sur l’Histoire de l’Argentine qui se mélange harmonieusement avec l’intrigue.

Merci aux éditions Les Escales pour ses quelques notes de tango argentin.

Une photo, quelques mots (185ème) – Atelier d’écriture de Leiloona

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18h. L’heure de rentrer chez moi, de quitter des yeux les pixels de mon écran. Je rassemble mes affaires, salue mes collègues d’un rituel « Bonne soirée, à demain ! ». La petite sonnerie de la badgeuse me confirme que la journée est belle et bien finie. Comme celle qui retentissait à l’école, elle m’apporte un immédiat soulagement. Je me plante à l’arrêt du bus qui me ramène vers mes pénates. La douce lumière d’avril me caresse le visage. Les rayons dardent une chaleur tiède, réconfortante, annonciatrice de jours meilleurs. Et si je rentrais plutôt à pied ? Après tout, rien ni personne ne m’attend.

Rompre la monotonie, s’évader pendant un moment de la morosité ambiante, voilà qui ne peut que me faire du bien. Ce n’est pas en allumant les infos que je vais m’ensoleiller l’esprit : attentats, meurtres barbares, pays en faillite, chômage de masse, racisme, austérité… Impossible de garder le sourire dans un monde tel que celui-ci. En suivant le fil de mes pensées, je laissais le hasard guider mes pas. Ceux-ci m’emmenèrent au jardin du Luxembourg. Un îlot de verdure, le soleil y joue à cache-cache derrière les frondaisons, les fleurs se montrent encore un peu timides, l’eau du grand bassin scintille, m’éblouit. Petit à petit le printemps va vaincre les souvenirs frileux de l’hiver.

Une des fameuses chaises métalliques du jardin s’offre à moi. Son crissement sur les graviers me promet un moment de repos. Je m’installe et observe ce qui m’entoure. Une bande d’enfants arrive, se réjouissant bruyamment de faire flotter leurs embarcations dans le bassin. Parmi eux, deux attirèrent mon regard. Une petite fille blanche et un jeune garçon noir, ils sont un peu à l’écart du groupe, se tiennent par la main. Ils semblent ne pouvoir se lâcher et sont plongés dans une conversation muette. Un amour d’enfance, naturel, simple et sans à priori. Ces deux mains fermées l’une sur l’autre qui me font monter un sourire aux lèvres. Finalement, notre monde n’est pas si dénué d’espoir que ça.

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L’île du Point Némo de Jean-Marie Blas de Roblès

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Lorsque Lady MacRae s’aperçoit de la disparition de son diamant « l’Ananké », elle fait appel à John Shylock Holmes (« Bien qu’il portât le nom de l’illustre détective, John Shylock Holmes n’avait hérité  de cette lignée qu’un humour douteux et un sens aigu de l’expertise. »), enquêteur de sa compagnie d’assurances. Celui-ci est accompagné par son mystérieux majordome Grimod et il va chercher le soutien d’un vieil ami, Martial Canterel. Ce dernier est un dandy opiomane, ancien amant de Lady MacRae et surtout il possède un sens de la déduction imparable. Bien que titillé par la présence de son ancienne maîtresse, il en faut plus pour attiser la curiosité de Canterel. Mais l’affaire va au-delà du simple diamant. Dans les alentours du château écossais de Lady MacRae, ont été retrouvés trois pieds droits amputés, de tailles différentes mais portant tous une basket de la marque Ananké. Voilà une étrangeté qui ne peut que séduire Canterel et il se décide à aider Holmes et Grimod dans la quête du diamant.

Quel régal que ce roman de Jean-Marie Blas de Roblès ! C’est un véritable roman d’aventures qui convoque Dumas, Verne, Melville, Black et Mortimer et l’auteur pimente le tout avec une pointe d’érotisme. Accrochez votre ceinture, vous traverserez Biarritz, Paris, Londres, la Chine, l’Australie, la Nouvelle Zélande pour finir au Point Némo, l’endroit de l’océan le plus éloigné de toute terre émergée. Votre voyage se fera par terre, mer et ciel. Un vrai dépaysement, une vraie aventure rocambolesque et fantaisiste.

Mais « L’île du Point Némo » ne se limite pas à cette enquête haletante. En parallèle à celle-ci se développe une autre histoire, celle d’une ancienne manufacture de cigares dans le Périgord Noir aujourd’hui reconvertie en fabrique de liseuses numériques. Je vous laisse découvrir le lien entre les deux histoires. Cette partie permet à Blas de Roblès de mener une réflexion sur la place de la littérature, l’importance de l’imaginaire à l’heure du tout numérique. Il met également en lumière la vieille tradition des manufactures de cigares : la lecture à voix haute durant les heures de travail. Les célèbres cigares Montecristo tiennent leur nom de l’amour des ouvrières pour l’œuvre de Dumas.

C’est avec une écriture élégante, racée que Jean-Marie Blas de Roblès nous plonge dans les tourbillons de son imaginaire fantasque. Un roman que je vous recommande chaleureusement et dont l’entrée en matière auprès d’Alexandre le Grand m’a totalement éblouie et bluffée.

Une photo, quelques mots (184ème) – Atelier d’écriture de Leiloona

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© Julien Ribot

C’est ici que tout a commencé. Il y a un an tout juste. Il était tôt ce jour-là, comme aujourd’hui. J’avais passé la nuit à errer dans les rues. J’étais passablement déprimé et épuisé. J’avais donc besoin d’un café bien noir pour me remettre les idées en place.

Ce diner près de Washington Square Park était le seul à être déjà ouvert. Il était totalement vide, seul le propriétaire des lieux trônait derrière le bar. Il essuyait placidement des verres. Un coup d’œil à ma mine défaite lui avait suffi à comprendre ce qu’il me fallait. Il s’approcha pour me servir mon café, sans mot, seulement un hochement de tête pour me saluer. Je n’avais effectivement pas la force de me lancer dans une quelconque discussion.

Mais je ne suis pas resté longtemps seul à scruter mon bouquet d’oeillets pour évacuer mes idées noires. Les premiers à arriver furent deux éboueurs. Des habitués apparemment puisque le patron leur apporta instantanément deux cafés et deux donuts. Ils le saluèrent  » ‘Jour Sam », le remercièrent et discutèrent un peu de la météo, du match de basket de la vieille. En ressortant, ils tinrent la porte à un vieil homme très élégant. Ils le saluèrent également par son nom, un autre habitué des lieux. Il s’installa à une table près de moi, posa son chapeau à côté de lui et déplia son journal. Sam lui apporta un thé et du lait. Puis ce fut le tour d’un groupe de jeunes femmes qui prirent des cafés à emporter avant de rejoindre les espaces confinés qui leur servaient de bureaux. Chacune eut un petit mot pour Sam, l’une donnant des nouvelles de sa mère, l’autre de ses enfants.

Toute la matinée se déroula ainsi et je fus captivé par ce défilé quasi-incessant d’habitués. Une impression de chaleur m’envahit peu à peu l’estomac à la vue de cette assemblée hétéroclite. Ma solitude me semblait balayée par cette ribambelle de visages et par la figure centrale de Sam. Le vieux gentleman, à l’allure si plaisamment désuète, siégeait toujours à mes côtés. Je l’interrogeais donc sur ce lieu. Il m’expliqua que Sam avait repris le lieu à la mort de sa femme cinq ans auparavant, qu’il n’avait pas d’enfant et qu’il passait toutes ses journées ici. Sam connaissait tous ses clients, il était capable de raconter l’histoire, les tracas, les joies de chacun. Son chagrin s’était mué en empathie. Il avait réussi à créer un îlot de convivialité au milieu d’une ville qui en manquait singulièrement.

Et soudainement, l’idée m’est apparue évidente, lumineuse. Il était là le sujet du roman que j’essayais d’écrire depuis des mois ! J’étais venu a New York pour trouver l’inspiration dans son bouillonnement et celle-ci m’avait fui en emportant mes économies. Mais ce sont les vies de ces gens, de Sam que je devais raconter, ce café devait devenir mon univers de papier.

Et pendant une année, je suis venu chaque matin ici, devenant à mon tour un membre de la communauté de Sam. Aujourd’hui, j’arrive les mains vides. Pas de stylos, pas de feuilles, juste l’envie de boire un bon café. Aujourd’hui, j’ai envoyé mon manuscrit aux éditeurs.

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La vie en couleurs – Jacques-Henri Lartigue à la MEP

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La Maison Européenne de la Photographie nous propose de découvrir un pan inconnu de l’œuvre du photographe Jacques-Henri Lartigue avec sa production en couleurs. Environ 120 photos sont présentées pour la première fois au public. Bien que représentant plus d’un tiers du travail de Lartigue, elles n’avaient jamais fait l’objet d’une exposition.

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Pourtant Jacques-Henri Lartigue s’est toujours intéressé à la photo en couleurs. Dès que les autochromes, mis en place par les frères Lumière, furent disponibles, Lartigue les utilisa. Les premiers datent des années 20 et montrent la jeunesse dorée de l’artiste, des scènes familiales joyeuses et pleine de vie. Sa première femme, Bibi, est également très présente dans des prises de vue particulièrement élégantes.

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Dès les premières photos en couleurs, la nécessité à photographier de Jacques-Henri Lartigue est très claire. La photo n’est au départ qu’un loisir (Lartigue vit en effet de sa peinture) et elle lui sert à capturer le temps, à saisir les souvenirs. Toute sa vie, il consigne les moindres les détails de sa vie au travers de calendrier où il note voyages et rencontres, d’un journal (7000 pages) et d’albums de ses photos (135).

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Il revient à la couleur dans les années 50 avec une nouvelle muse : sa troisième femme Florette. Elle est présente dans un grand nombre des clichés exposés à la Mep. Ce qui frappe, c’est encore une fois la joie qui se dégage de ces clichés aux couleurs vives et lumineuses. Jacques-Henri Lartigue était un grand obsessionnel (des motifs reviennent très fréquemment : coquelicots, vallée d’Opio, ses femmes, la météo et les saisons), mais son œuvre en couleurs est profondément joyeuse, plein des petits bonheurs du quotidien et de l’émerveillement sans cesse renouvelé de l’artiste. « Le paradis n’est pas perdu parce que le moindre champ d’herbe ou de coquelicots m’enchante. Le paradis est partout mais on ne le voit pas. »

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Il faut voir cette splendide exposition de la Mep qui permet de redécouvrir l’œuvre de Jacques-Henri Lartigue sous l’œil de la couleur et de souligner sa formidable modernité.

A year in England 2015 – Récapitulatif

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  • Juillet :

Aelys : La déclaration – L’histoire d’Anna de Gemma Malley

-Alice (Malice)La messagère de l’au-delà

Arieste : Grantchester

-Belette : Black Butler, tome 19 ; Sherlock Holmes Society – Tome 1 – L’Affaire Keelodge : Sylvain Cordurié & Stéphane Bervas ; Les Quatre de Baker Street – Tome 6 – L’Homme du Yard : Djian & Legrand ; Victorian Undead – Sherlock Holmes Vs zombies : Ian Edginton & Davidé Fabbri ; Van Helsing contre Jack l’Éventreur – Tome 1 – Tu as vu le Diable : Lamontagne & Radovic ; Van Helsing contre Jack l’Éventreur – Tome 2 – La Belle de Crécy : Lamontagne & Reinhold ; Grantchester – Saison 1 ; La Fille du train de Paula Hawkins ; Papillon de nuit de R.J. Ellory

Bianca : L’inconnue de Blackheath de Anne Perry ; Darkwind tome 1 Mécanique infernale de Sharon Cameron ; Les filles au chocolat tome 2 Coeur guimauve de Cathy Cassidy; Sherlock Holmes Society, tome 1 : L’Affaire Keelodge de Sylvain Cordurié et Stéphane Bervas

Cendrah: Kingsman the secret service

Chipounette : Une saison à Longbourn de Jo Baker

Choup :Le docteur Thorne de Anthony Trollope  ; The love punch (film) ; La constance du jardinier de John Le Carré

Claire: Les espionnes de la reine Lady Béatrice de Jennifer McGowan ; La marque de Windfield de Ken Follet

-Eimelle : David Copperfield Charles Dickens

Emma : Le cadavre de Bluegate Fileds de Anne Perry

-Enna : Major Pettigrew’s last stand de Helen Simonson

Estelle : Le tir aux pigeons de Nancy Mitford

Fanny : Série Charlotte et Thomas Pitt, Tome 29 : L’inconnue de Blackheath de Anne Perry ; La maison sur le rivage de Daphné du Maurier

-Félicie: Pince-mi et Pince-moi de Ruth Rendell ; La mort à nu de Simon Beckett; Un bûcher sous la neige de Susan Fletcher ; Proies de Mo Hayder

-Filipa : Summer Exhibition

Galéa : Le docteur Thorne d’Anthony Trollope

George : Le manoir de Tyneford Natasha Solomons ; La vie quelque part de Anita Brookner

Hilde: Masquarade, Les Annales du Disque-monde, tome 18 de Terry Pratchett

Karine 🙂 : Cherry Crush de Cathy Cassidy

Kathel : Les jours infinis de Claire Fuller ; Le nageur de Roma Tearne

Kheira : Amy de Asif Kapadia ; Rebecca de Daphné du Maurier ; Old friends and new fancies de Sybil Brinton

Lili : Alice au pays des merveilles de Lewis Carol ; Le paradis perdu de John Milton, mis en image par Pablo Auladell  ; Le chat qui ne mangeait pas de souris de Carmen Agra Deedy et Randall Wright

-Lou : Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll

Marjorie – Chroniques littéraires : Beauté de Sarah Pinborough

Mior : Dark Island de Vita Sackville-West ; Correspondance Vita Sackville-West/Virginia Woolf

Nahe : Les derniers jours de nos pères de Joël Dicker

PatiVore : Mes coups de …/10 avec Patrick MacNee, John Steed, le prince d’Edimbourg et Grantchester

Romanza : Maurice de Forster

Sharon : Je dis non de Wilkie Collins ; Le fromage qui tue de Siobhan Rowden ; Emily et la porte enchantée d’Holly Webb ; Bad Boy de Peter Robinson ;Un plat qui se mange froid d’Anne Perry

Shelbylee : Journal d’un courtisane de Priya Parmar ; Un mariage de convenance de Georgette Heyer  ; Agatha Raisin and the vicious vet

Syl. : Grantchester

Trillian : Un intérêt particulier pour les morts de Ann Granger

  • Août :

Anne :Le jardin de Minuit, BD d’après le roman de Philippa Pearce ;Le crime de l’Orient Express, d’Agatha Christie

Bianca : Les filles au chocolat tome 3 : cœur mandarine de Cathy Cassidy ; Le crime parfait de Peter James ;Rose et le masque vénitien de Holly Webb

Books and cups of tea : Orgueil et préjugés de Jane Austen

-Chapitre Onze : Rebecca de Daphné du Maurier

-Chipounette : Cœur cerise de Cathy Cassidy

-Delphine : Une famille délicieuse de Willa Marsh ; Miss MacKenzie de Anthony Trollope  ; Maggy Garrisson. 1, Fais un sourire, Maggy. 2, L’homme qui est entré dans mon lit / Lewis Trondheim, Stéphane Oiry ; Jonathan Strange & Mr Norrell / Suzanna Clarke ; Une place à prendre / J-K Rowling

Denis : La pluie avant qu’elle tombe » de Jonathan Coe

-Ellettres : Avril enchanté d’Elizabeth Von Arnim

-Enna : Elle de Harriette Lane

-Eva : Rebecca de Daphné du Maurier; Plume Fantôme d’Isabel Wolff;  Finding Audrey de Sophie Kinsella

Fanny : Mrs Dalloway de Virginia Woolf ;Des period dramas en pagaille! #1 

-Félicie: Le diable danse à Bleeding Heart Square » d’Andrew Taylor

-Filippa : The National Theatre Bookshop ; Hamlet (Barbican Center)

-Galéa : Une fille qui danse de Julian Barnes 

-George : Le crime de Paragon Walk de Anne Perry; Les travaux d’Hercule d’Agatha Christie ;Un autre amour de Kate O’Riordan

Keisha : Le docteur Thorne de Anthony Trollope

-Kheira: Le professeur de Charlotte Brontë ; Le géant enfoui de Kazuo Ishiguro ; Past imperfect de Julian Fellowes ; The girl on the train de Paula Hawkins

-Laure : Derrière la porte de Sarah Waters ; Literary life de Posy Simmons ; L’hôte secret de Joseph ConradEntre les livres, de Virginia Woolf ; L’adjacent de Christopher Priest

Malice : Testament à l’anglaise de Jonathan Coe;  La femme changée en renard de David Garnett

-Mrs Figg : Le temps des armes et L’ange des ténèbres de Anne Perry

-Nath : Drood de Dan Simmons ; Le jardin blanc de Stephanie Barron ; L’adjacent de Christopher Priest ; Miniaturiste de Jessie Burton

-Pativore : Deux séries anglaises à découvrir

-Sharon : Kill List de Frederic Forsyth ; Maisie Hitchins, tome 2 : l’affaire du collier d’émeraude d’Holly Webb

-Shelbylee : Dominion de CJ Sansom ; Mrs Dalloway de Virginia Woolf

-Ici-même : Le coeur par effraction de James Meek ; Expo 58 de Jonathan Coe; Miniaturiste de Jessie Burton

  • Septembre :

-A girl from earth : The secret Garden de Frances H. Burnett

Aelys : Orgueil et préjugés de Jane Austen

-Alexielle : Wiggins et le perroquet muet de Béatrice Nicodème

-Anne : Vendetta, de R.J. Ellory ;And did Those feet in ancient times

-Ariane : Miniaturiste de Jessie Burton

-Bianca : Les filles au chocolat, tome 3 : coeur salé de Cathy Cassidy ;La meilleure d’entre nous de Sarah Vaughan ;Heather Mallender a disparu de Robert Goddard ; Rose et le fantôme du miroir de Holly Webb

-Camille : Le silence des bombes de Jason Hewitt

-Chapitre onze : Le débrief de ma rencontre avec RJ Ellory

-Claire : Vera de Elizabeth Von Arnim

-Emma : Mon été avec Anne Perry

-Enna : Le journal d’un chat assassin de Anne Fine ; Her fearful symetry de Audrey Niffenegger

-Eva : Comment marier Chani Kaufman de Eve Harris

-Fanny : Des period dramas en pagaille! #1

-Faeries21 : Molly Moon et le Maharadja tome 3 de Georgia Byng

-Jostein : Les assassins de R.J. Ellory

-Kathel : Dernier requiem pour les Innocents d’Andrew Miller

-Keisha : Miniaturiste de Jessie Burton

-Kheira: Dom Hemingway de Richard Shepard

-Le livre d’après : Marple, Poirot, Pyne…et le sautres de Agatha Christie

Laure : Mrs Dalloway de Virginia Woolf

-Lili : Jonathan Strange et Mr. Norrell de Susanna Clarke

-Lili dans les étoiles : Neverwhere de Neil Gaiman ; Miss Peregrine et les enfants particuliers de Ransom Riggs

-Lucie Choupounette : L’école des sorciers de J.K. Rowling

Missy Cornish : La bête dans la jungle de Henry James

-Nahe : L’appel du coucou de Robert Galbraith ; Emily et le miroir magique d’Holly Webb

-Romanza : Deux soeurs pour un roi Philippa Gregory

-Sharon : Maisir Hitchins et l’affaire du manoir hanté d’Holly Webb.

-Shelbylee : Jonathan Strange et Mr Norrell de Susanna Clarke ; Les neufs géants de Edward Marston

-Tiphanya : la cuisine selon Gordon Ramsay ou selon Agatha Christie ?

  • Octobre

-Aelys : Mansfield Parkde Jane Austen

-Alexielle : Les Aventuriers du très très loin Tome 1 : Fergus Bonheur de Paul STEWART et Chris RIDDELL ;

-Alice :  Le miroir brisé de Jonathan Co

-Belette : Frankenstein de Mary Shelley

 –Bianca : Les filles au chocolat : coeur coco tome 4 de Cathy Cassidy ; Le doute de SK Tremayne

-Claire: De Darcy à Wentworth de Sybil G. Brinton ; Le crime d’Halloween d’Agatha Christie

-Cryssilda : L’homme invisible de HG Wells ; Dolly de Susan Hill

-Eliza : Jude l’obscur de Thomas Hardy ; Downton Abbey : la mode des années 20 (saison 5)

Eva : Une autre vie de SJ Watson ; Miniaturiste de Jessie Burton

-Fanny dans le manoir aux livres : Des period dramas en pagaille !

-Fanny du cottage aux livres: Hiver de Christopher Nicholson

-Félicie: Les Anonymes de R.J. Ellory ; La crique du Français de Daphné du Maurier ; Imitation game  ; Maisie Dobbs de Jacqueline Winspear

George : Pourquoi pas Evans ? de Agatha Christie ; Intrigue à l’anglaise de Adrien Goetz

-Keisha : The tenant of Wildfell Hall de Anne Brontë

-Lilas : Du fond de mon cœur de Jane Austen

-Marjorie : Harry Potter à l’école des sorciers de JK Rowland

-Mrs Figg : Les espionnes de la reine de Jennifer McGowann

-Nahe : Les Radley de Matt Haig

Noctenbule : Le bizarre incident du chien pendant la nuit au Théâtre de la Tempête

-Sev : The Kingmaker’s daughter de Philipa Gregory

-Sharon : Ne pardonne jamais de Lee Child –

Ici-même : Partners in crime BBC 2015 ;Le bouddha de banlieue de Hanif Kureishi

  • Novembre :

-A girl from earth : The well of loneliness de Radclyffe Hall

Adalana : Opération sweet tooth de Ian McEwan

-Aelys : Cranford de Elizabeth Gaskell

-Anne : Courrier des tranchées de Stefan Brijs

-Belette : Holmes (1854/1891 ?) – Tome 4 – La dame de Scutari de Luc Brunschwig & Cécil ; Frankenstein ou Le Prométhée moderne de Mary Shelley; Cadavre 19 : Belinda Bauer ; Et justice pour tous de Michaël Mention ; Sherlock Holmes Society 03 – In nomine dei de Cordurié & NespolinoSherlock Holmes Society 02 – Noires sont leurs âmes de Cordurié & Torrents ;Thor : Kenneth Branagh (2011)

-Bianca : Hôtel Summertime tome 2 de Louise Byron ; Carnaval de Ray Celestin ; Les filles au chocolat tome 5 : cœur vanille de Cathy Cassidy

-Brize : Là où tombe la pluie de Catherine Chanter

-Chapitre onze :Le meurtre de Roger Ackroyd de Agatha Christie

-Choup: Il était temps (film)

-Delphine : Burton & Swinburne. 1. L’étrange affaire de Spring Heeled Jack. 2. L’étrange cas de l’homme mécanique de Mark Hodder

-Ellettres : An Unsuitable Job for a Woman de PD James

-Enna : L’affaire Prothero de Agatha Christie ; Rebecca de Daphné Du Maurier (lu par Virginie Méry)

-Fanny (Dans le manoir aux livres) : Frankenstein ou le Prométhée moderne de Mary Shelley

Félicie: L’île des oubliés de Victoria Hislop ; Le manoir de Tyneford de Natasha Solomons ; Crème anglaise de Kate Clanchy

-Jostein : Le pacte des menteurs de Rebecca Whitney

-Kathel : Mauvaise étoile de R.J. Ellory ; L’intérêt de l’enfant de Ian McEwan ; La ferme de Tom Rob Smith ; Black-out de John Lawton

-Kheira: Spectre de Sam Mendes

-Lilas : Manderley for ever de Tatiana de Rosnay

Mrs Figg : Dans l’ombre des Tudors 1 : Le Conseiller de Hilary Mantel ; Samedi de Ian McEwan; Le Vallon de Agatha Christie

-Purple velvet: Un cadavre de trop – Eliis Peters ; Frankenstein – Mary Shelley

-Romanza : Rêves cruels de Rhoda Broughton

Shelbylee : The making of a lady – ITV

Ici-même : L’amant de Lady Chatterley de DH Lawrence ; Un automne à Cambridge ; Sourires de loup de Zadie Smith ;Lady Chatterley’s lober-BBC 2015

  • Décembre :

-A girl from earth : Rebecca de Daphné du Maurier 

-Anne : Les enquêtes d’Enola Holmes, tome 1 – La double disparition, de Nancy Springer Oh, my dear ! de T.J. Middleton 

-Belette [The Cannibal Lecteur] : Carnaval : Ray Celestin ; Black Butler – Tome 20 : Yana Toboso ; L’ombre : Stephen Lloyd Jones ; Le dernier apprenti sorcier – Tome 1 – Les rivières de Londres : Ben Aaronovitch ; Sherlock Holmes & Moriarty associés – La BD dont vous êtes le héros : Ced & Boutanox ; Le mystère de High Street : Anne Perry ; Le Saigneur de la jungle : Philip José Farmer ; Extinction : Matthew Mather

Bianca : Les enquêtes d’Alfred et Agatha, tome 1 : l’affaire des oiseaux disparus de Ana Campoy ; Je m’appelle livre et je vais vous raconter une histoire de John Agard ; Miniaturiste de Jessie Burton

-Eva : La Zone d’Intérêt, de Martin Amis ; Les Assassins, de RJ Ellory

-Fanny : Christmas pudding de Agatha Christie

-Jostein : Hamlet au paradis de Jo Walton

-Kathel :une photographe anglaise : Julia Margaret Cameron

-Keisha: Des garçons bien élevés

-Kheira: Les suffragettes de Sarah Gavron  ;Le Manuscrit perdu de Jane Austen de Syrie James

Laure :Le quatuor à cordes de Virginia Woolf

-Le livre d’après : Ma cousine Rachel de Daphné du Maurier

-Lilas : Adeline Mowbray d’Amelia Opie  ; Hercule Poirot quitte la scène d’Agatha Christie

-Marjorie : Intuitions de Tome 1 de Rachel Ward

-Miss Léo : L’Ajacent, de Christopher Priest My cousin Rachel, de Daphne Du Maurier

-Purplevelvet: Moll Flanders de Daniel Defoe

-Titine : Ma cousine Rachel de Daphné du Maurier ; Mrs Palfrey, Hôtel Claremont de Elizabeth Taylor  ; Passé imparfait de Julian Fellowes

  • Janvier :

Aifelle : Black out de John Lawton

-Alexielle : Le Crime de l’Orient-Express d’Agatha Christie

-Anne : La romancière et l’archéologue d’Agatha Christie Mallowan

Ariane : Rebecca de Daphné du Maurier

-Belette : The abominable bride, Sherlock (série) ; Gun machine de Warren Ellis; And Then There Were none  ; 007 Spectre – James Bond – Sam Mendes ;Nous ne sommes qu’ombre et poussière de Lyndsay Faye ; Mort mystérieuse d’un respectable banquier anglais dans la bibliothèque d’un manoir Tudor du Sussex : L.C. Tyler

-Bianca : Un assassinat de qualité de Ann Granger

-Chipounette : Les monstres de Sally de Sophie Hannah

-Delphine : L’ange de Whitechapel de Jennifer Donnelly

-Ellettres : Opération Sweet Tooth de Ian McEwan  ;  Sur la plage de Chesil de Ian McEwan

-Enna : Agatha Christie 2016 (ma PAL Agatha Christie) ; Quand j’étais Jane Eyre de Sheila Kohler , Drame en trois actes de Agatha Christie

-Eva : 40ème anniversaire de la mort d’Agatha Christie

 -Fanny : And then there were none, Passé imparfait de Julian Fellowes, Un flair infaillible pour le crime, Ann Granger

-Fanny (Dans le manoir aux livres) : Des period dramas en pagaille! #3 ; Black out de John Lawton

-Kheira : Clementine Churchill, la femme du lion 

-Lili : Sur la plage de Chesil de Ian McEwan

-LouL’extraordinaire voyage de Sabrina de P. L. Travers

-Marie : The paradise BBC

-Marjorie : Tendre veillée de Scarlett Bailey

Mior : Avril enchanté de Elizabeth Von Arnim

Mrs Figg : Les tribulations d’une cuisinière anglaise de Margaret Powell ; Quand soufflera le vent de l’aube de Emma Fraser

-Purple velvet : Les quatre d’Agatha Christie

-Romanza : Une femme d’imagination de Thomas Hardy

-Shelbylee : La mystérieuse affaire de Styles d’Agatha Christie ; Le manuscrit perdu de Jane Austen de Syrie James ; Dix petits nègres d’Agatha Christie ; Daphné et le duc de Julia Quinn

-Ici-même : Dix petits nègres d’Agatha Christie ; And then there were none, BBC 2015 ;
Un brin de verdure de Barbara Pym

  • Février :

-Alexielle :Le Protectorat de l’ombrelle Tome 1 : Sans äme de Gail Carriger

Alice  : Ces extravagantes sœurs Mitford de Annick Le Flochmoan

-Ariane : Les vies multiples d’Amory Clay de William Boyd

-Belette :Oscar Wilde et le nid de vipères de Gyles Brandreth ; Sherlock Holmes Society – Tome 4 – Contamination deCordurié & Toulhoat ; Cœurs solitaires de John Harvey ; Deux dePenny Hancock ; Deux : Penny Hancock ; Les noyées de la Tamise / Ressac mortel : A.J. Waines ; Green Manor – 16 Charmantes historiettes criminelles : Vehlmann & Bodart ; Sherlock Holmes and the Case of the Silk Stocking – La Revanche de Sherlock Holmes ; Ekhö monde miroir – Tome 1 – New York : Arleston & Barbucci ; Disparu en mer de Graham Hurley ; Une affaire de sang – Une aventure inédite de Sherlock Holmes de Bonnie MacBird ; La moisson des innocents de Dan Waddell ; Sherlock Holmes – Incident at Victoria Falls ; Dans son ombre : Gerald Seymour

-Bianca : Christmas pudding d’Agatha Christie ; Wiggins et le perroquet muet de Béatrice Nicodème ; Vertigo 42 de Martha Grimes ; Dernière séance avant minuit de Christopher Edge

-Claire the Frenchbooklover: Dans l’ombre de la reine de Fiona Buckley

-Emma : Des âmes noires d’Anne Perry

-Enna : N ou M de Agatha Christie

-Eva :Funny girl de Nick Hornby

-Faeries 21 : Paddington, le film

Fanny (Dans le manoir aux livres) : Dix petits nègres d’Agatha Christie

Fanny (Le cottage aux livres) : Tess d’Urberville de Thomas Hardy

George : Le cas étrange du Dr Jekyll et de Mr Hyde de Stevenson

-Lili :Harry Potter à l’école des sorciers de J.K.Rowling ; Harry Potter et la chambre des secrets de J.K.Rowling
-Lou : The Mysterious affair at Castaway House de Stephanie Lam ; La couleur du lait de Nell Leyshon

Lucie Chipounette : Persuasion de Jane Austen

-Mior : L’intérêt de l’enfant de Ian McEwan

-Noctenbule : Les limites de l’enchantement de Graham Joyce

-Sev : The white princess de Philipa Gregory

-Shelbylee : Le secret de Chimneys d’Agatha Christie ; Tess d’Urberville de Thomas Hardy ; Loin de vous ce printemps de Mary Westmacott (Agatha Christie)

-Ici-même : Wolf Hall ; Hiver de Christopher Nicholson ; Agatha Raisin and the quiche of death de MC Beaton

  • Mars :

-Alice (les livres de Malice)  La dactylographe de Mr James de Michiel Heyns  ; Un Bébé d’or pur de Margarett Drabble

-Anne (Des mots et des notes) : Le dernier songe de Lord Scriven de Eric Senabre

-Belette  :Casino Royale de Martin Campbell ; La malédiction du Norfolk : Karen Maitland

-Bianca :En attendant Doggo de Mark Mills ; Maisie Hitchins tome 3;Hiver rouge de Dan Smith  ; La cucina de Lily Prior

Chipounette : La maison du lac de Hannah Richell

Choup: Absent in the spring, Agatha Christie

-Delphine : Drood de Dan Simmons ; Le manuscrit perdu de Jane Austen de Syrie James

-Ellettres : Love, etc de Julian Barnes

-Enna : Une poignée de seigle de Agatha Christie

-Emma : La marque de Caïn de Anne Perry

-Faeris21 :The paradise, saison 2

-Fanny du cottage aux livres : Du fond de mon coeur de Jane Austen et Un portrait de Jane Austen de David Cecil

-George : Virginia et Vita de Christine Orban

-Kheira:Loin de la foule déchaînée de Thomas Hardy

-Lilas : La romancière et l’archéologue de Agatha Christie

-Lili :  Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban de J.K.Rowling ; Harry Potter et l’ordre du Phénix de J.K.Rowling

Lou : Winter de Christopher Nicholson ;  Une Femme d’imagination et autres contes de Thomas Hardy

-Marjorie : Qui peut sauver le père Noël de Roddy Doyle

-Mrs Figg :Les noyées de la Tamise de AJ Waines ; Loin de vous ce printemps de Agatha Christie

-Nahe : L’Escalier hurleur (Lockwood & Co, Tome 1) de Jonathan Stroud ; Julie’s way de Pierre Chazal

-Titine : Les étranges pouvoirs de Flavia de Luce de Alan Bradley ; Maurice de E.M. Forster; Les jonquilles de Green Park de Jérôme Attal

  • Avril :

-Adalana : Un flair infaillible pour le crime de Ann Granger

Alice (les livres de Malice) : Expo 58 de Jonathan Coe
 

-Bianca : Graveney hall de Linda Newbery

Chipounette : Le dernier loup-garou de Glen Duncan

-Claire :Audrey retrouvée de Sophie Kinsella ; Pomfret Towers d’Angela Thirkell

-Delphine : Meurtre dans un fauteuil de PD James ; Le mystère de Tarn House de Martha Grimes

-Enna : Le meilleur des mondes de Aldous Huxley ; La fille du train de Paula Hawkins lu par Valérie Marchant, Joséphine de Renesse et Julie Basecqz ; Les enquêtes d’Hercule Poirot de Agatha Christie

-Fanny (Le cottage aux livres) : Jude l’obscur de Thomas Hardy ; Bath et Chawton

-Jostein : L’intérêt de l’enfant de Ian McEwan

-Titine : Merci Jeeves de PG Wodehouse ;L’appel du passé de Elizabeth Goudge  ;

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Événements à venir à la rentrée

Beaucoup d’évènements se préparent pour la rentrée, en voici un aperçu :

-Le mois américain sera de retour en septembre ici-même, il devient à partir de 2015 un rendez-vous annuel. Le blogoclub de Sylire et Lisa nous propose d’ailleurs de lire un roman de Toni Morrison.

mois américain

-En octobre, nous n’aurons que l’embarras du choix ! Eimelle nous emmène en Italie pour un mois alors que Lou et Hilde vont encore une fois nous faire frissonner !

mois italien

Halloween 2015

-En novembre, Karine et Yueyin continuent à nous faire découvrir la littérature du Québec.

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-En décembre, sortez les kilts et les cornemuses pour accompagner Cryssilda en Écosse !

kiltissime

Vous avez maintenant tout l’été pour vous préparer à tous ces rendez-vous !