© Kot
Un M, un H, un D, je vois même un A sur le côté… des initiales ? Un message codé ? Je ne vois pas… Ça ressemble à l’écriture cunéiforme, peut-être que l’artiste a voulu rendre un hommage à l’écriture à travers l’histoire… Voyons le titre de l’œuvre, le cartel indique « Vécu de conscience ». Je ne peux pas dire que ça m’aide beaucoup à comprendre le sens de l’œuvre, bien au contraire, je suis plongée dans des abîmes de perplexité.
Je fais le tour de l’œuvre, j’essaie de trouver de nouvelles perspective pour la regarder, la comprendre mais rien n’y fait, le sens de cette sculpture reste totalement opaque. L’éclairage projette une longue ombre portée sur laquelle les autres visiteurs n’osent pas marcher, comme si celle-ci faisait partie intégrante du travail de l’artiste. Peut-être ont-ils raison d’ailleurs, peut-être ont-ils compris ce qui m’échappe.
Je m’approche des autres personnes dans la salle, je tends l’oreille :
« Profond, c’est vraiment très profond. C’est toute la quintessence de l’âme humaine que l’artiste a réussi à fixer dans son œuvre. »
« C’est vraiment son chef-d’œuvre. J’ai vu la rétrospective qui lui était consacrée à Bâle l’année dernière et ce que nous vous avons devant les yeux dépasse tout ce que j’y ai vu. »
« Écoute, je ne la comprends plus. Elle voulait à tout prix que Barnabé revienne et maintenant qu’il est là, elle est malheureuse. »
« Je ne comprends pas pourquoi tu t’obstines à m’emmener dans ce genre d’expositions, tu sais parfaitement à quel point l’art contemporain m’insupporte ! Allez, ça suffit, je te retrouve à la sortie. »
Finalement, je suis contente de m’être déplacée, à défaut d’avoir compris cette sculpture, j’aurais assisté à une jolie comédie humaine !









© Leiloona




